Quitte ou double pour les Championnats sportifs européens

Depuis le 2 août et jusqu’au 12 août prochain, 7 fédérations européennes se sont alliées pour organiser une grande compétition à l’échelle du continent. Malgré des Jeux européens de Bakou en 2015 décevants, cette nouvelle formule semble séduire.

En 2015, la capitale de l’Azerbaïdjan donne naissance à des mini- Jeux Olympiques à  l’échelle du continent européen. Cette idée émerge en 2012 lors de la 41e Assemblée Générale des Comités Européens Olympiques (CEO) à Rome. Le CEO souhaitait regrouper plusieurs disciplines et ainsi attirer un nouveau public pour des sports parfois peu médiatisés. Malheureusement, le choix de Bakou comme ville hôte s’est avéré être très controversé.

Déjà parce que l’Azerbaïdjan a souvent été pointé du doigt pour le non-respect des droits de l’Homme compte tenu d’une répression massive de tous ceux qui osaient critiquer le gouvernement. Ensuite, parce que la situation géographique du pays, à la lisière du continent, ne semblait pas représenter réellement l’Europe.

Mais le manque de ville candidate y est pour beaucoup. Le coût très élevé que demande l’organisation d’un tel évènement sans réelle retombées économiques a été perçu comme un frein pour les villes qui avaient peur de s’engager.

Le cas Bakou a d’ailleurs montré de nombreuses failles sur ce plan. Avec plus d’un milliard d’euros dépensés pour cette première édition, les Pays-Bas ont, avant même le début de la compétition, retiré leur candidature pour 2019. Un coup dur qui avait probablement scellé l’avenir de la compétition…  Mais les fédérations alors en retrait lors de ces Jeux Européens ont décidé de calquer l’idée et de créer les Championnat sportifs européens.

Stade Bakou 2015
Stade Olympique de Bakou 2015 lors de la cérémonie d’ouverture sur Wikipédia

Une volonté de simplification du calendrier

En mars 2015, l’European Championships Management (créateur et gestionnaire de l’évènement) annonce la création de cette nouvelle formule pour renforcer l’exposition médiatique des championnats européens en perte de vitesse ces dernières années. Au total, sept fédérations européennes (aviron, athlétisme, cyclisme, golf, gymnastique, natation et triathlon) se retrouvent autour de treize disciplines.

Et, contrairement à l’édition de Bakou, les Fédérations sportives ne souhaitaient pas créer un évènement de toutes pièces mais bien se servir de ceux déjà existants. Ainsi simplifié, le calendrier permet de capter immédiatement plus d’audience.

 

L’audience comme indicateur de réussite

Ce regroupement donne un nouvel élan aux Championnats d’Europe parfois jugés trop répétitifs avec les JO et les Championnats du Monde. Désormais, la bascule entre les sports attire davantage de téléspectateurs donnant ainsi un nouveau regard à ceux souvent moins médiatisés comme le BMX ou la natation synchronisée.

L’Union Européenne de radio-télévision, qui regroupe les chaines en clair du continent, a trouvé un accord avec l’ensemble des fédérations pour offrir plus de 2 700 heures de diffusion.

En France, l’ensemble de la compétition est à suivre sur les antennes de France TV Sport avec au programme plus de 100 heures de direct. Une transmission plus que bénéfique pour le groupe puisque sans ce regroupement, il n’aurait probablement pas diffusé les championnat d’Europe de BMX avec autant d’audience. Une formule gagnante pour les diffuseurs, les sportifs et les téléspectateurs. Pour parler de réussite, il faudra néanmoins probablement vérifier les chiffres et part d’audience du groupe France TV sport en aval de la compétition.

Glasgow et Berlin, les deux villes hôtes

L’ensemble des disciplines, excepté l’athlétisme, se disputant aux alentours de Glasgow (Royaume-Uni), elle est la principale ville d’accueil de ces championnats européens.

L’athlétisme est la seule discipline à être délocalisé à Berlin (Allemagne) puisque la capitale allemande avait déjà été choisie en 2013, soit deux ans avant la création de cette grande compétition.

Au total, 4800 sportifs sont présents dont 1500 athlètes venant de 53 délégations différentes. La délégation française espère faire tout aussi bien qu’en 2015 à Bakou où elle avait fini 5ème au classement des nations.

Gabriel BRAY

Crédit photo à la une : Ralfskysegel sur Pixabay

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