Musique : Hotel, la musique « de poche » d’un duo parisien

C’est le 30 mars dernier qu’a sorti son deuxième EP le groupe parisien Hotel. Le duo qui se définit comme « groupe Pocket Pop Punk », c’est à dire du « happy punk de poche » souhaite que sa musique se balade facilement partout et qu’elle soit « emmenée dans la poche ». Jollies les a interviewé.

Il y a quatre ans qu’Anna et Victor composent ensemble. Si le jeune homme est plus à la composition et Anna à l’écriture, ça n’empêche pas que chacun touche à tout, apportant un vrai mélange à leurs morceaux. Après avoir sorti un premier EP en juin 2017, leur tout nouveau EP Room 102, fraîchement sorti, est un petit clin d’œil à un endroit qui leur est bien familier et à une petite référence dont le groupe aime bien parler : « 102 c’est l’adresse de notre studio et c’était aussi ce que commandait Gainsbourg au bar… un double 51, le clin d’œil nous a plu… ». Le duo semble apprécier les références, et il nous explique que le nom de leur groupe est lui aussi un petit clin d’œil, mais cette fois ci à leurs vies respectives. « On a choisi de s’appeler Hotel parce que c’est un nom très évocateur. On a tous des souvenirs personnels dans des hôtels car on peut y être de passage ou y vivre, on y est heureux, malheureux, seul, accompagné… On y fait la fête ou on y réfléchit et c’est comme une bulle à part qui permet plein d’univers. Les bars d’hôtel aussi nous parlent beaucoup, le monde que l’on y croise et qu’on ne rencontrerait nulle part ailleurs ». C’est donc un nom plus qu’évocateur pour les deux jeunes gens, qui y accordent une extrême importance. Il faut dire aussi que « Hotel » est un bon moyen de laisser un souvenir facilement dans l’esprit des gens. Le duo ne s’en cache pas : « En plus on s’est dit qu’on avait la plus grosse campagne marketing du monde puisque notre nom est partout, déjà affiché autour de la planète… »

Si le groupe fait référence à l’artiste Gainsbourg pour leur nom d’EP, il s’inspire cependant d’un mélange de styles, très variés les uns des autres. « Nous nous sentons autant inspirés par les 90’s que les 60’s. Pour les influences françaises, nous pouvons parler de morricone, du becK ou du Air. On aime bien notamment le groupe X Ray Pop issu des 80´s où trônent des paroles malines sur des guitares et drums machines ». Avide de découverte musicale, le duo passe beaucoup de temps dans les records shop où il tombe sur de vrais coups de cœur : « Notre dernière passion est celle pour Timber Timbre » explique le groupe. C’est donc grâce à de multiples inspirations que le groupe forme sa propre musique. Comme dit précédemment, Hotel qualifie sa musique comme étant de la « Pocket Pop Punk ». Expression inventée par les deux acolytes, elle exprime leur façon de voir leur propre musique :  « On définit notre genre musical comme de la pop indé, mais on aime bien le terme de la Pocket Pop Punk, c’est-à-dire du happy punk de poche… qu’on amènerait un peu partout et produite à la maison plutôt sobrement ». Musique faite maison mais aussi musique qui passe partout est la volonté des deux jeunes gens. En ce qui concerne les paroles des chansons, le groupe explique que pour lui c’est important de parler de choses qui les touchent, les concernent. « On imagine pas avoir la légitimité d’avoir un message prédéfini à faire passer. Simplement on parle des choses qui nous touchent. C’est vrai que dans le dernier EP par exemple, Digitale, le premier single parle de la digitalisation grandissante de nos vies, ça nous parle à tous. Dust raconte l’histoire d’un vieux black New-Yorkais qui nous a touchés« . Pour Victor autant qu’Anna, il est important d’écrire sur des événements de leurs vécus, de leurs vies. Certaines mélodies, composées sur la route, sont imprégnées de cette empreinte « voyageuse » : « On a aussi beaucoup composé sur la route on y a fait nos premiers clips en Californie… Cela se ressent dans Transcendental Express par exemple ».

HOTEL_credit ARNO LAM photo press_01_MD
@ Arno LAM

Si le dernier EP date de mars 2018, le groupe a des projets plein la tête et une liste de concerts pour la saison printemps/été. « On veut développer la scène à fond parce qu’on adore ça d’ailleurs on sera le 2 mai au Silencio à Paris et puis le 19 mai au Bus Pamladium. Ensuite on fera une date aux Francofolies de la Rochelle. On va profiter de l’été pour le Live ». Mais Anna et Victor ne comptent pas s’arrêter là puisqu’ils continuent de composer dans un cadre des plus atypiques : « On a la chance d’avoir un studio chez nous dans un cadre qui se prête bien à notre boulot puisque l’on vit sur une péniche qui est très propice à la composition. D’abord on n’embête pas les voisins et puis c’est un lieu chargé de belles énergies ». Le groupe souhaite aussi développer l’image qu’il renvoie dans ses clips : « On a la chance d’éveiller l’intérêt de réalisateurs qu’on admire beaucoup et ça dès le départ avec Alejandro Rodriguez qui a réalisé les clip de Macadame et Makin the rules ». De beaux projets en préparation pour Victor et Anne, qui finissent par nous livrer une tendre anecdote sur leur duo : « On peut vous dire que c’est sur le tournage du clip de Makin the Rules (qui est sur notre premier EP) qu’on est tombé amoureux… il paraît que ça se voit à l’image ! ». Le couple espère que ce titre inspire pour l’été et ses belles soirées…

Margaux LIDON

Crédit image à la Une : Arno LAM

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