Venise : à la découverte de la Sérénissime

Venise, ville des amoureux, des ponts, des monuments usés, du carnaval et des très nombreux touristes qui s’émerveillent de la moindre étrangeté. Tant de clichés déconstruits après quatre jours sur place… largement suffisants pour apprécier et admirer cette ville-labyrinthe aux ruelles pleines de charme et où il fait vraiment bon se perdre.

 

Une ville sur l’eau baignée d’histoire

Traversée par le Grand Canal et de multiples ramifications, la ville de Venise a été créée entre le Ve siècle et le VIe siècle par des habitants des régions voisines qui fuyaient les invasions et les attaques des Huns et des Lombards. Les îles de la lagune étaient en effet des zones marécageuses difficiles d’accès pour les navires ennemis. Au fil du temps, la ville a acquis une certaine indépendance jusqu’à se doter d’un pouvoir local en 697 incarné par un “doge”, un duc élu qui régnait en maître sur les affaires politiques, religieuses, judiciaires et commerciales de l’île. Capitale de la République de Venise pendant onze siècles, la ville était une grande puissance maritime, commerciale et culturelle. C’était sans compter son annexion par Napoléon Bonaparte en 1797 et son intégration par la suite au royaume d’Italie.

 

Des quartiers pittoresques

Lorsque l’on se rend à Venise, il faut avoir l’œil partout et surtout se laisser flâner. On trouve des palais vénitiens à chaque coin de rue, des détails artistiques et religieux incrustés à même les habitations, des dizaines d’églises dissimulées, et même si l’on regarde bien, des œuvres de street art.

Bien sûr, la visite de la place de Saint-Marc, du nom du saint patron de la ville, est un incontournable. La basilique San Marco, qui abrite le corps de Saint Marc volé à Alexandrie en 826 par deux Vénitiens, est éblouissante de dorures et de peintures. Juste à côté, trône fièrement le Campanile haut de 98 mètres, qui offre une vue imprenable sur la lagune et par beau temps, sur les îles alentours. Il ne faut pas non plus passer outre la visite du Palazzo Ducale ou Palais des Doges, lieu chargé d’histoire qui vous emportera pendant deux heures dans ce qu’a été la vie à Venise durant plusieurs siècles. Après avoir été émerveillé par les œuvres immenses du Tintoret et de Paul Véronèse et par les plafonds majoritairement recouverts de feuilles d’or 24 carats, la visite se poursuit dans un musée d’armes puis dans les anciennes prisons de la ville. Ces dernières sont célèbres pour avoir détenu Giacomo Casanova, qui s’en est évadé en 1756 grâce à l’aide de son voisin de cellule, Marino Baldi, un prêtre. Adjacentes au Palais des doges, elles en sont reliées par le Pont des Soupirs, devant lequel les couples aiment se prendre en photo mais qui pourtant, n’a rien de romantique. Son nom suggère en effet le dernier soupir poussé par les prisonniers qui, jugés, voyaient une dernière fois Venise et la lagune avant d’être exécutés ou de finir leur vie en prison.

 

Après avoir traversé le fameux Pont du Rialto, il ne faut pas hésiter à se rendre au marché. C’est un bonheur pour les yeux, le nez et les papilles ! C’est aussi un bon moyen de s’acheter à manger à moindre coût. Venise est une ville extrêmement chère où il faut savoir ruser pour ne pas sortir ruiné. Si vous êtes étudiant, n’oubliez pas votre carte qui vous offre des réductions dans de nombreux monuments. À noter également qu’en s’éloignant du centre-ville, tout devient tout de suite plus abordable. Les églises deviennent gratuites à visiter et sont tout aussi magnifiques et charmantes que les immenses basiliques. Les trattoria, petits restaurants familiaux des quartiers du Cannaregio au nord, ou du Dorsoduro au sud de l’île, vous permettront de déguster plats de pâtes, pizza, spritz et tiramisu à tomber par terre. Méfiance cependant, vous paierez souvent des suppléments pour les couverts, le service, le pain ou encore l’eau. Et si faire un tour de gondole vous attire, préparez-vous à sortir votre porte-monnaie. Il faudra compter 80 euros la demi-heure de jour et 100 euros à partir de 18 heures !

L’immanquable passage par les îles voisines

 

Si le temps vous le permet, allez trouver un peu de répit sur les îles qui entourent Venise, très jolies et beaucoup plus calmes que le centre-ville. Dépaysement assuré ! Les bateaux-bus, également appelés Vaporetto (Vaporetti au pluriel), vous y emmèneront en quelques minutes. Burano vous enchantera par les couleurs vives de ses habitations. Du jaune, du bleu, du vert et bien d’autres encore, qui permettaient autrefois aux pêcheurs de se repérer et de reconnaître leur maison en cas de brouillard. À quelques minutes de là, Torcello, moins connue, vous offrira un paysage de vieux village du sud de la France. Des pierres rouges, des églises et des vestiges archéologiques qui dénotent avec la ville de Venise mais qui sont aussi très agréables à voir. Enfin, l’île de Murano, très célèbre pour son verre, vaut aussi le coup d’œil. Il faut à tout prix aller visiter les souffleries de verre, à la fois folkloriques et impressionnantes et pourquoi pas, se laisser tenter par quelques objets souvenirs comme pour Venise…

Adeline MULLET

Crédit image à la Une : @Adeline Mullet
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