Sommes-nous des fashion victims ou de réelles victimes de la mode et de ses codes ?

L’été, c’est la saison de tous les complexes, pour les hommes comme pour les femmes. Mais il faut dire que pour les femmes, il y a quand même un petit bonus. Et oui, nous, les déesses délicates aux longs cheveux dorées qui ne mangeons bien évidemment que de la salade, l’été nous sommes mangées à toutes les sauces.

Entre publicités TV tellement réalistes qui promettent une perte de 10 kg en une journée, publications Instagram débordant de micro-knakis sur le sable fin et affiches de mode avec des mannequins toujours plus maigres, on ne sait plus où donner de la tête. Ou plutôt si, on sait où donner de la tête : sur notre corps, que l’on trouve trop gros, trop maigre, pas assez grand ou petit. Bref, l’été rime avec acceptation de soi !

 

Mais heureusement, face à ces complexes, il y a toujours de charmantes boutiques de prêt-à-porter féminin qui mettent à l’aise en arrêtant leurs tailles de vêtements et de chaussures au 40. Pire encore, ces mêmes boutiques produisent en plus grande quantité des tailles 34 et 36 . Alors que, il faut le souligner, 40% des françaises font du 44 ou plus selon une étude menée par ClicknDress.  Mais bon, apparemment, ce ne serait pas fashion d’avoir des bourrelets… En effet, dans un monde où la consommation de masse bat son plein et où elle n’est plus signe de richesse, l’embonpoint est vu comme une facilité, un égarement. A côté de cela, être menu(e) demande plus d’efforts et permet donc une distinction. C’est cette dite distinction que cherche à tout prix la mode. Si la mode française était si facile, si accessible, elle ne serait plus si renommée, et donc, plus si rentable.

 

Certains diront qu’il y a quand même beaucoup de progrès qui ont été faits de ce côté là. Mais oui, c’est vrai, aujourd’hui des marques comme H&M et ASOS développent d’autres tailles. Des jeunes filles osent mettre leurs formes en avant à travers des hashtags comme #hipdips. Et… Ah non, pas de dernier exemple. Car les progrès sont minimes. Rien que le mot progrès en lui même est désolant. Comment peut-on progresser sur quelque chose qui devrait juste s’atteler au domaine de l’acquis : les femmes, comme les hommes, sont toutes différentes, et la mode se doit de respecter leurs différences.

Or la mode, bien qu’elle « progresse », continue d’exclure. En effet, si une femme qui fait du 46 veut s’acheter une robe chez H&M elle devra aller au rayon « grande taille, maternité ». Quand elle ira en ligne, elle verra le sigle « asos curve» à côté de sa tenue. Car malgré tout, elle ne rentrera quand même pas dans les codes. Alors on continue de l’étiqueter à côté, hors norme. Elle reste pourtant une femme avant d’être une taille.

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@creditsasos

Mais il ne faut pas désespérer ! Aujourd’hui des créateurs comme Pauline et Julie ont compris que les femmes sont toutes différentes. Elles ont ainsi implanter une boutique à Paris déclinant leurs modèles des tailles 36 au 54 ! Une once d’espoir dans un monde où les étiquettes se démultiplient et où les chiffres classent.

 

Maelle NEVOUX

Image de Une @creditsmaellenevoux

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