Retour en images sur la soirée électorale du 7 mai 2017

« Qui va gagner ? » ; « Quand est-ce qu’il va arriver ? » ; « Est-ce que Brigitte va venir ? » ; « Quel score a fait le Front National ? » ; « Où sont les bières ? ». Thomas Solal a passé la soirée du second tour de l’élection présidentielle devant la pyramide du Louvre, à Paris, en compagnie des partisans d’Emmanuel Macron.

Il chronique une nuit d’excitation et de joie alors que s’ouvre une nouvelle page de l’histoire politique française.

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Légendes:

  1. Une nuit au Louvre.
  2. Il est 19h, les barrières s’ouvrent, les vigiles fouillent et déjà l’air est à la victoire chez les partisans d’Emmanuel Macron.
  3. On regarde les écrans dans l’attente du décompte. L’ambiance est joyeuse mais lourde. La pléiade de journalistes parsemés récolte les avis de chacun, les joies de tous. Tout le monde s’inquiète du score du Front National: on sait que le candidat d’En Marche! est attendu ce soir sur sa capacité à faire barrage.
  4. Fier d’être allé voté. Samuel me montre sa carte d’électeur. Dans la foule, on entend parfaitement les chants qui émergent félicitant progressisme et diversité.
  5. Le rythme est constant: des « Emmanuel Macron président » entrecoupés de « Brigitte, Brigitte! », l’oeil toujours focalisé sur les plateaux de télévision.
  6. Il est 20h, les résultats tombent. Tension palpable puis joie sans appel. On ne voit plus les écrans tant les drapeaux français rougissent le ciel qui s’assombrit avec l’heure.
  7. On s’enfonce dans la nuit, et pour les partisans, il faut tenir jusqu’à l’arrivée du nouveau président-élu à la tribune. Il est annoncé pour 21h30, et pour attendre, des chants partisans meublent l’ambiance entre chaque artiste.
  8. Ce moment n’existe qu’à intervalles de cinq années, alors la foule martèle le souvenir de selfies. Il monte de la foule une flambée de cris éparses qui viennent nourrir un feu de milliers de joies.
  9. La diversité, la vitalité d’une France dont la culture est plurielle et ouverte – c’est le message qui doit ressortir du Louvre. Il est temps pour les partisans d’Emmanuel Macron de se réapproprier les symboles de la République, qui ont trop longtemps été accaparés par le Front National.
  10. La jeunesse, la jeunesse, encore la jeunesse. Capturer la joie des visages innocents, c’est l’un des mots d’ordre des dizaines de journalistes qui couvrent l’évènement.
  11. La presse étrangère a convergé vers la France et vers Paris pour répondre à l’évènement. Emmanuel Macron le dira plus tard dans la soirée: ce soir, le monde a les yeux tournés vers la France.
  12. Le nouveau président-élu s’adresse dans un message télévisé à la population française; il veut rassembler tous les français. Quelques dizaines de minutes plus tard, on suit son long parcours jusqu’à la pyramide du Louvre, où il adresse ses remerciements aux centaines de personnes réunies.
  13. Ce moment n’existe qu’à intervalles de cinq années, alors la foule martèle le souvenir de selfies. Il monte de la foule une flambée de cris éparses qui viennent nourrir un feu de milliers de joies.
  14. Le drapeau européen flotte; Lui arrive aux sons orchestrés de la neuvième symphonie de Beethoven; le ton est donné. Le lendemain, c’est le 8 mai, le jour des commémorations de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Tout au long de la campagne, Emmanuel Macron a dénoncé l’obscurantisme et les discours identitaires dont l’Europe a tant souffert dans les siècles passés.
  15. La foule se retire doucement après le meeting. La fête ne s’arrête pas là: dehors, des vendeurs de bières, des stands de sandwich: si tout le monde se disperse dans les rues pavées qui bordent l’esplanade du Louvre, tous continuent la messe républicaine d’un soir d’élections.
  16. A la sortie des Tuileries, on reprend le symbole de Jeanne d’Arc, affilié au Front National chaque 1er mai. Elle retrouve ce soir sa stature nationale.
  17. Ce soir, il y avait des « marcheurs » endurcit, des journalistes qui travaillent, des jeunes à la recherche d’un lieu où se réunir et grimper aux poteaux d’éclairage, des convertis tardifs et des amis d’amis qui viennent fêter une veille de jour férié. Tous diront qu’ils y croyaient depuis le début. Mais les cartes sont rebattues maintenant, on ne parle plus de candidat mais de président. Et même les touristes s’y mêlent.

Instagram @thomas.solal

Site internet : http://cargocollective.com/thomassolal

Textes et photos: Thomas SOLAL

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