Avril 2017 : les conseils ciné de la rédaction

Comme le veut l’adage : « En avril, ne te découvre pas d’un fil ». Eh oui, ce n’est pas parce que vous vous êtes empressés de ressortir les shorts et les lunettes de soleil que le mois d’avril sera plus doux. C’est bien connu, contre la fraicheur printanière et le ciel gris des vacances de Pâques, il n’existe qu’un remède : les salles obscures. Alors, que nous réserve ce mois-ci au cinéma ?

Quelques comédies françaises

A bras ouverts : Le réalisateur de la très célèbre comédie française Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? est de retour après un échec avec Débarquement Immédiat en 2016. Christian Clavier est encore de la partie, tout comme Ary Abittan. Cette fois-ci, Christian Clavier est loin d’incarner un beau-père raciste, le réalisateur de Chauveron a préféré changer totalement de bord. Jean-Etienne de Fougerole incarne le parfait stéréotype de l’écrivain « bobo gauchiste » (oui, parce que si vous ne l’aviez pas remarqué, Philippe de Chauveron ADORE jouer avec les stéréotypes…). L’écrivain s’engage, quasiment contre son gré, sur un plateau télévisé à accueillir chez lui les Roms qui le souhaitent. Le voilà embarqué avec sa famille dans une aventure pleine de découvertes culturelles hilarantes et parfois effarantes. Entre moment de détente comique et grosse daube… notre cœur balance. Au cinéma le 5 avril.

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©SND

Un profil pour deux : Pierre Richard enfile avec malice le costume du « vieux qui n’y connait rien » pour se mettre dans la peau d’un homme, Pierre, qui prend des cours pour découvrir internet. Le jeune homme qui lui enseigne les magies du web, Alex, va devoir rendre un service à Pierre. Il doit se faire passer pour lui auprès d’une jeune femme que Pierre a séduit sur un site de rencontres. Bien sûr, il a menti sur son âge. De cette relation à trois angles va naitre un quiproquo des plus embarrassants pour Alex qui ne sait plus où se mettre. Au cinéma le 12 avril.

C’est beau la vie quand on y pense : Loïc, dont le rôle est interprété par Gérard Jugnot, a perdu son fils dans un accident de voiture. Il décide de rencontrer celui qui a obtenu la greffe du cœur de son fils. Il s’appelle Hugo et c’est un jeune homme désinvolte et un peu téméraire. Loïc, comme pour rattraper le temps perdu avec son fils, va faire connaissance avec Hugo, peut-être même un peu plus qu’il ne l’aurait souhaité. Sous fond de comédie, cette fable réalisée par Gérard Jugnot lui-même a finalement une morale très simple : il faut profiter du temps qu’on a avec ceux qu’on aime. A voir le 12 avril.

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©Arnaud Borrel

Sous le même toit : Delphine et Yvan ont décidé de divorcer. Seulement, Yvan va rester vivre dans la maison conjugale car 20% de celle-ci lui appartient et il compte bien en profiter. Sous le même toit raconte la vie hilarante d’un couple séparé dans une même maison alors que les enfants tentent de s’y retrouver. Entre vacheries et trahisons, Sous le même toit est la comédie familiale du mois avec Gilles Lelouche et Louise Bourgoin.

Jour J : Quand Alexia trouve la carte d’une organisatrice de mariage dans la poche de Mathias, celle-ci accepte tout de suite la demande implicite de son bien-aimé. Seulement, Mathias n’avait pas les mêmes projets en tête. Cette carte, Juliette l’avait glissée là après une petite aventure extra-conjugale… oups! Le voilà coincée entre sa future femme et son amante qui l’aide à organiser son mariage. Quiproquos hilarants et malaises désopilants garantis ! Au cinéma le 26 avril.

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©Mandarin Production – Gaumont – France 2 Cinéma / Gianni Giardinelli

Aurore : Aurore est en pleine ménopause quand elle apprend que sa fille est enceinte. C’est le pompon ! Elle va déjà devenir grand-mère. Aurore trace le portrait d’une femme entre deux âges, avec humour et finesse. De la difficulté de passer de mère à grand-mère, de femme attirante à femme d’un certain âge, Agnès Jaoui traite tous ces sujets avec justesse et sincérité.

Un peu de suspens

Corporate : Le cinéma français se décide enfin à parler d’un sujet tabou au sein de la société française : le suicide au travail. Par le biais d’un thriller au cœur d’une grosse entreprise, Nicolas Silhol aborde pour son premier film ce sujet très délicat qui n’existe toujours pas pour certains. Céline Sallette incarne la responsable des Ressources Humaines qui est bien plus impliquée dans le suicide de Didier Dalmat qu’elle ne le souhaiterait. Entre pression des cadres et recherche insistante de la vérité par l’inspection du travail, à qui va-t-elle céder ? Réponse le 5 avril.

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©Claire Nicol

Life – Origine inconnue : Alors que Thomas Pesquet est toujours à son bord, la Station Spatiale Internationale devient un décor de film. Une mission a été envoyée sur la Station Spatiale pour récupérer une nacelle de recherche qui était sur la planète Mars. Les astronautes vont pouvoir étudier les données que la nacelle a récolté. Ils ne s’attendaient pas à pouvoir étudier pour la première fois une forme de vie extra-terrestre. Bien sûr, celle-ci va éveiller des élans malveillants contre les astronautes. Life – Origine inconnue offre un casting de première classe comme il est coutume pour les films dans l’espace. Ryan Reynolds, Jake Gyllenhaal et Rebecca Ferguson parviendront-ils à survivre à la créature ? Atteindra-t-elle la surface de la Terre ? Réponse le 19 avril.

Des histoires vraies

Gold : Matthew McConaughey est de retour sur nos écrans pour notre plus grand plaisir. Gold c’est l’histoire de Kenny Wells, un homme qui avait tout perdu et qui a pu reconstruire sa vie après avoir découvert une mine d’or en Indonésie. Gold c’est l’histoire vraie de cet homme qui a vécu les hauts comme les bas de l’ascenseur social grâce à de l’argent trouvé dans la nature. Au cinéma le 19 avril. 

Django : Le très célèbre guitariste de jazz français Django Reinhardt a enfin le droit à son biopic. L’acteur très en vogue Reda Kateb campera le rôle éponyme. Bien que ses chansons résonnent souvent de façon familière, sa vie, elle, était encore un mystère pour certains. Au cœur du conflit de la seconde Guerre Mondiale, Django Reinhardt a dû vivre le dilemme de fuir pour survivre ou rester pour résister. Cécile de France incarne la maitresse du grand guitariste avec charme et intensité. A voir absolument à partir du 26 avril.

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©Roger Arpajou

Le Procès du siècle : Deborah Lipstadt, une professeur reconnue de l’université d’Emory en Géorgie aux Etats-Unis, a lutté pendant des années contre le négationnisme et tout particulièrement contre David Irving, un avocat renommé qui affirmait que l’Holocauste n’avait jamais eu lieu. Le Procès du siècle revient sur la lutte de cette historienne pour que la vérité triomphe. Au cinéma le 26 avril. 

Et des inclassables…

The Young Lady : Nous sommes en 1865 et Katherine est une jeune femme anglaise qui a été achetée pour marier un homme qu’elle ne connait pas. Elle se retrouve enfermée dans une vie malheureuse entourée de vieux hommes qu’elle n’aime pas… jusqu’à ce que Sebastian débarque dans sa vie et lui fasse découvrir la passion et le bonheur. Un scénario un peu attendu peut-être mais l’actrice Florence Pugh semble révéler un réel talent et l’Angleterre de la fin du 19ème siècle est un décor original pour un premier film pour William Oldroyd. A voir le 12 avril.

A voix haute : A voix haute est un documentaire sur le concours d’éloquence qui vise à désigner le meilleur orateur du département Seine-Saint-Denis (93). Le spectateur suit le parcours et la progression d’une trentaine d’élèves au cours des six semaines précédant le concours. Chaque concurrent a des choses à dire, et grâce à ce concours et au professeur très charismatique, il peut trouver les mots et la force dans la parole pour les dire de façon à être entendu et compris. Ce documentaire est un cri d’espoir et de sublimation de la parole. Au cinéma le 12 avril.

Crédit image à la une : 2017 Sony Picture Releasing GmbH

Pauline THURIER

Une réflexion sur “Avril 2017 : les conseils ciné de la rédaction

  1. Y’a pas beaucoup de choses qui m’attirent dans cette liste, à part éventuellement « Life » dont j’ai trouvé la bande-annonce suffisamment étrange pour attiser ma curiosité.
    Par contre, c’est sûr que « A bras ouverts », ce sera sans moi… J’avais déjà failli décéder d’ennui et de perplexité devant « Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? », je retenterais pas le diable une deuxième fois ^^

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