No Money Kids : Interview

No Money kids, c’est le mélange du blues avec toute la puissance de l’électro et du rock. Jeune groupe composé de Félix Matschulat (guitare et chant) et de JM Pelatan (basse-machine samples), les « Kids » – qui n’ont d’enfant que le nom – ont fait leur trou dans la scène musicale internationale et ne semblent pas être en passe d’arrêter. Leur musique a su séduire aussi bien les auditeurs que les producteurs avec, par exemple, l’utilisation de leur musique dans des séries telles que Banshee ou des films comme Misconduct (avec Al Pacino et Hopkins, rien que ça !).

Take me to your home, extrait de l’album Hear the silence

Après plusieurs participations à des tremplins musicaux, de nombreux concerts et des clips avec des réalisateurs internationaux, No Money Kids a sorti ce vendredi 24 mars son tout nouvel album Hear the Silence avec comme titre phare  Take me to your home. Un album tout en finesse où on sent toute l’influence Electro-Rock anglaise du groupe  – on sent des touches d’Artic Monkeys et de Black Keys –  tout en réussissant à installer un univers qui leur est propre. Tout au plus, on peut reprocher à l’album un manque de punch et d’originalité pour deux ou trois chansons, mais il reste l’une des agréables surprises de ce mois de mars.

Jollies Magazine a eu la chance de rencontre No Money Kids le 7 mars lors de leur concert à Saint-Sauveur (Lille) :

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A gauche: Félix Matschulat   A droite: Jean-Marc Pelatan @XerriAnthony

Jollies Magazine : Bonjour, pourriez-vous vous présenter pour les lecteurs ? Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Félix : On est un duo d’électro-blues. On s’est rencontré en studio. J’enregistrais mon second album solo à l’époque et j’ai eu l’opportunité d’enregistrer chez Jean-Marc qui bossait là-bas. On a passé deux semaines non-stop en studio et il y a eu une telle alchimie qu’au final on a décidé de monter un groupe à deux et de faire quelques productions. De fil en aiguille, on a décidé d’amener ça sur scène et ça a fait No Money Kids. Et là nous en sommes à notre deuxième album qui est sorti le 24 mars !

D’où vous vient l’envie de faire de l’électro-blues ?

Jean-Marc : Félix avait des affinités avec le blues, et moi avec la musique électronique. Alors je me suis mis à faire de la musique électronique avec juste en-dessous le blues qui est la racine de notre musique.

Vous avez des inspirations ? Des muses ?

Félix : Au tout départ on avait des inspirations, clairement, mais plus on avance et plus l’inspiration existe, mais le modèle n’existe plus. On essaye d’obtenir une vraie indépendance musicale.

Qu’écoutez-vous niveau musique ?

JM : Pour moi ce n’est pas le style de musique qui importe, mais plutôt la sincérité que les gens mettent dedans. La manière dont les gens la font. Il y a des musiques qui me parlent, quel que soit le genre.

Avez-vous une chanson favorite au sein de votre discographie ?

Félix : Sincèrement, je ne pense pas en avoir. Notre métier nous demande d’être à 100% à chaque fois pour satisfaire le public alors on ne peut se permettre d’avoir une chanson favorite. Après à certains moments on va avoir comme support de concert tel ou telle chanson qui va nous donner une rage ou une vergogne nous donnant de la fraicheur, mais tous les soirs c’est différent. C’est en fonction de l’humeur du moment.

Dans vos musiques vous abordez de nombreux thèmes engagés, comme la jeunesse, la vieillesse, est-ce que ce sont des thèmes qui vous touchent ? Quel rapport avez-vous avec l’engagement ?

JM : Depuis les années 1960, on a libéré les mœurs et depuis toujours les artistes sont là pour parler de leur quotidien. Il ne faut jamais enlever à la création le côté introspectif, faire de la musique c’est un travail que l’on fait sur soi-même. Ainsi quand on fait de la musique, c’est un témoignage sur ce que l’on voit, sur ce qu’on a vécu.

D’où vient votre univers graphique ? Votre « patte » particulière sur les clips ?

Félix : Notre univers s’est construit avec nos rencontres. Au départ on était deux puis on a commencé à travailler avec notre manager, puis un ingénieur du son s’est ajouté, puis notre « directeur de la photographie ». Avec lui on a su trouver des ponts entre notre musique et ses photos. On s’est appuyé sur son univers à lui et qu’on a fini par reprendre à notre sauce pour l’utiliser pleinement maintenant.

Que voulez-vous aborder avec ce nouvel LP ? Qu’est-ce qui change du précédent album ?

JM : Ce qui change c’est qu’on a eu deux ans de tournée qui nous ont forgés. Après ces deux ans, on a entamé le travail de studio comme on ne l’avait jamais fait. Et avec ces deux ans, nos influences et nos attentes ont évolué. On a eu une sorte d’introspection post-enregistrement qui nous a menés vers des contrées un peu plus pop, des productions un peu plus léchées, moins brutes. Avec ce nouvel LP, on a essayé de travailler le même diamant, mais sans les mêmes outils.

Quel est votre rapport avec la scène ?

Félix : On vient du live, on est des musiciens de scène, on a du contact avec les gens via les concerts et c’est ça qu’on aime. Ce qui nous construit c’est le rapport avec les gens, c’est l’opportunité de montrer notre travail à la vue de tous. Sans ça, nous n’irions pas en studio.

Et justement, quel est votre meilleur souvenir de concert ?

Félix : C’était en Suisse durant un festival, on a dû faire toi sets, on a commencé à 23 heures et on a fini à 2 heures du matin.

JM : C’était comme un match de boxe.

Félix : C’était une performance. On a tenu le coup, mais c’est un truc physique et mental qui nous a marqués. À l’époque on avait qu’un seul set, alors on a fait trois sets, mais toujours avec le même set. On a donc cherché des idées à l’intérieur de nos sets, on avait une pleine liberté et on en a profité pour chercher une approche différente dans nos morceaux.

Vous avez été exposé très vite au succès avec, par exemple, l’utilisation de vos musiques pour des séries comme Banshee. Comment abordez-vous votre célébrité naissante ?

JM : On ne l’aborde pas en fait. Ce qui est bizarre quand on choisit ton morceau pour une série, c’est qu’on te dit simplement la finalité. Nous on a juste produit un son, c’est le label et les partenaires qui gèrent la diffusion de la chanson. Mais cela nous a permis d’avoir de nouveaux fans, des gens qui ont pu nous découvrir via la série et viennent ensuite nous voir en concert !

Quels sont vos projets pour la suite ?

JM : Après l’album on prévoit une tournée, puis après un album, puis après une tournée et ainsi de suite (rires). Et entre temps on prévoit de faire des featurings, des collaborations. À vrai dire on est tellement sur la route que lorsqu’on a du temps libre on dort (rires).

Pour finir, où aimeriez-vous jouer ?

Félix : On aimerait bien jouer partout à vrai dire. Mais mon rêve de gosse, le rêve que j’ai depuis que j’ai commencé à faire de la musique, c’est l’Olympia. Tellement de gens ont foulé cette scène ! Mais sans abandonner ce rêve, après avoir fait de nombreuses scènes, je sais maintenant que ce sont les gens qui font la scène. Maintenant je préfère être dans un bar à Nantes qu’être sur la scène de Bercy !

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Couverture d’Hear the Silence @NoMoneyKids

Jollies ne peut que vous conseiller d’écouter Hear the Silence et vous rappelle que le 30 mars 2017 No Money Kids sera en concert à la Boule Noire (Paris) pour fêter la sortie de l’album !

Anthony XERRI

Crédit image à la une : @No Money Kids
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