On fait le point : la primaire de la gauche

On se rapproche, on se rapproche…. Après la frénésie médiatique autour de l’élection du président américain, aujourd’hui c’est à la France de désigner son nouveau chef d’Etat. La primaire de la droite et du centre ayant eut lieu, c’est à la gauche de nommer son champion. A l’occasion du premier débat de cette primaire de gauche, Jollies a décidé de vous faire un point.

Tout d’abord il faut rappeler le contexte de ces primaires. En effet, les modalités de celles-ci n’ont pas été établies d’un bloc et ont subi quelques rebondissements. En premier lieu, le refus immédiat de Jean-Luc Mélenchon puis du parti d’Europe Ecologie Les Verts d’y prendre part. Puis finalement le nom donné à cette primaire : La Belle Alliance Populaire. Celle-ci rassemble le Parti socialiste, le Front Démocrate, le Parti écologiste, l’association D12, l’UDE et  HES lgbt. Pourquoi cette alliance? Afin de « rassembler » le gauche, ces groupuscules et mouvements éparses. Cela va-t-il réussir à la gauche? Le mystère reste entier puisque selon un sondage Odoxa moins de 50% des français s’intéresse à cette nomination. De plus, ce sondage montre également un manque d’information autour de ces primaires quant aux dates et aux candidats. Mais ne vous inquiétez pas, nous sommes là!

Comment participer ?

En se rendant dans le bureau de vote dédié. Ces derniers seront localisés selon cette règle adoptée par les différents partis-organisateurs : « Un bureau de vote minimum par canton, une prise en compte du vote à gauche avec la règle d’un bureau de vote par tranche de 2 000 électeurs de gauche  (départementales 2015) comme en 2011 et enfin un maillage de proximité des bureaux de vote ». Ces bureaux seront ouverts de 9h à 19h le 22 janvier (premier tour) et le 29 janvier (second tour).

Pour voter il faut être de nationalité française et être inscrit sur les listes électorales. Cependant, les personnes dont la majorité sera effective en mai pour les élections présidentielles pourront également voter ainsi que les plus de 16 ans adhérents du Mouvements des jeunes socialistes et/ou des partis organisateurs. Pour les Français de l’étranger, le vote se fera par voie électronique.

Les dates importantes

  • Les dates de vote : le 22 et le 29 janvier
  • Les débats télévisés et radiodiffusés. Le premier a eu lieu le 12 janvier à 21h sur TF1 et RTL, le second le 15 janvier à 18h sur BFM TV et iTélé et le dernier le 19 janvier à 21h sur France2 et Europe1.
  • La fin officielle de la campagne du premier tout est ainsi fixée au 20 janvier à minuit. C’est le 23 janvier que les deux candidats à la finale déposeront leur profession de foi et que celles-ci seront publiées en ligne.
  • Le 27 janvier, les deux candidats devront arrêter leur campagne pour le second tour. L’investiture du gagnant est fixée au 5 février.

Les candidats

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  •  Manuel Valls : l’ex- premier ministre a pour ainsi dire fait le buzz en annonçant sa candidature le 5 décembre 2016, après sa démission du gouvernement. Se posant comme le candidat du « travail et du pouvoir d’achat », il compte «être le garant de notre indépendance, de l’esprit français, de notre singularité qui fait que notre pays, ses valeurs de laïcité, de liberté, d’égalité, de fraternité, sa culture, sa langue rayonnent dans le monde» (extrait du site officiel du candidat). Site officiel
  • Arnaud Montebourg : lui aussi est un ex-ministre de M. Hollande. Il est nommé en 2012, ministre du Redressement productif et du Numérique. Cependant il démissionne en août 2014 car il est en désaccord avec la politique d’austérité menée par le gouvernement. Aujourd’hui, il est le candidat « au cœur des gauches », ainsi habilité à rassembler les électeurs et à créer une république nouvelle fondée sur une présence accrue des citoyens au cœur du système politique. Site officiel
  • Benoît Hamon : un autre ex-ministre. Tout d’abord en tant que ministre délégué à l’Économie sociale et solidaire en 2012 puis en 2014 il est nommé ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Il démissionne lui aussi en 2014 en réclamant « une inflexion de la politique économique du gouvernement pour lutter plus efficacement contre le chômage et les inégalités » (extrait de la biographie officielle de son site).  Il porte ainsi un projet de réforme économique permettant d’allier écologie et productivité ainsi qu’une réforme du travail, facteur « d’émancipation » et non de souffrance. Site officiel
  • François de Rugy : vice-président de l’Assemblée nationale représente le parti écologiste. Le candidat porte un projet de progrès pour la France et revendique un combat pour les valeurs françaises, en opposition avec les « tentations » extrémistes (il fait notamment référence à l’élection de Donald Trump). Bien sûr, il prône aussi de mettre l’écologie au centre de son programme. Site officiel
  • Sylvia Pinel : la seule femme de cette primaire. La candidate représentera le Parti radical de Gauche et propose un programme « pro-entreprise ». Elle se bat également pour une Europe plus unie, un monde du travail d’égal accès aux hommes et aux femmes ainsi qu’une réforme de l’adoption pour les couples homosexuels. Pour l’instant les sondages ne sont pas vraiment en sa faveur mais la candidate compte bien faire entendre sa voix.
  • Jean-Luc Bennahmias : le candidat se pose comme en dehors des clivages politiques dans le but de privilégier les intérêts réels de la France. Son but est de créer un gouvernement de coalition afin d’évincer les candidats extrémistes. Pour lui, il faut un mandat unique et un renforcement des pouvoirs du Premier ministre. De plus, il prône son expérience dans la politique et la force de ses convictions.Site officiel
  • Vincent Peillon: encore un ex-ministre. C’est un ancien ministre de l’Éducation nationale, remplacé par Benoît Hamon. Le candidat revendique une France plus unie que jamais face aux troubles dans lesquels elle se trouve. Il revendique également de faire une campagne fondée sur la vérité, le respect et le courage. Pour lui, il faut renforcer la démocratie dans notre pays ainsi qu’en Europe. Par exemple, il propose la mise en place d’un New Deal européen permettant à l’Europe d’être plus solidaire et de se relancer économiquement. Site officiel

Les programmes

  • Europe 

Manuel Valls souhaite développer un fond européen pour la défense afin de doter l’Europe d’une réelle capacité d’intervention tout comme Vincent Peillon.

M. Valls souhaite également le rétablissement de contrôle systématique aux frontières et faire une pause dans l’élargissement de l’Europe, sur ce point il est d’ailleurs rejoint par V. Peillon et A. Montebourg qui prônent également de négocier un nouveau traité européen. Ce dernier refuse par ailleurs de ratifier le TAFTA et le CETA et propose de suspendre les directives quant aux « travailleurs détachés ».

Vincent Peillon souhaite lui aussi réviser la directive quant aux travailleurs détachés.

Parallèlement, François de Rugy prône le déploiement de moyens de secours et de contrôle européen pour les migrants. Il propose également que la France se retire de toute négociation à l’adhésion de nouveaux pays et souhaite une nouvelle alliance franco-allemande.

Benoît Hamon souhaite remettre en cause les règles de Dublin et porte l’idée d’un salaire minimum européen. Dans le même ordre d’idée, Jean-Luc Bennahmias propose d’harmoniser le salaire minimum mais aussi les minimas sociaux et la fiscalité des entreprises à l’échelle européenne.

Sylvia Pinel, elle, souhaite carrément réformer la Comission européenne pour la transformer en un gouvernement de l’UE. Elle souhaite également établir un droit d’asile européen et une politique migratoire commune.

  • Education et jeunesse 

Pour aider les universités, M. Valls propose d’investir 1 milliard d’euros par an tandis que Benoît Hamon propose la création de 1000 emplois par an dans les universités et recruter 40 000 enseignants (répartis entre instituteurs, formateurs et remplaçants). La revalorisation du salaires des enseignants est quant à elle une idée proposée par J-L. Bennahmias, B. Hamon, A. Montebourg , M.Valls et V. Peillon.

De plus, J-L. Bennahmias souhaite faciliter la mobilité des enseignants et garder les écoles de la seconde chance.

A. Montebourg propose quant à lui la mobilisation des retraités de l’Education nationale pour aider les élèves en difficultés et une réforme du système de notation.

Quant au service civique, J-L. Bennahmias et F. De Rugy y sont favorables tandis que Sylvia Pinel propose des « chantiers républicains » pour les 15-18 ans un mois par an. Cette dernière veut également poursuivre le recrutement de 60 000 enseignants et et conserver le collège unique. François de Rugy propose également un renforcement des jumelages inter-établissements scolaires.

  • Economie et développement durable 

Ici, Manuel Valls compte lancer un programme de rénovation thermique dans les logements et former les salariés des industries pour une transition énergétique. Dans le même ordre d’idée, Benoît Hamon prône la construction de logements à basse consommation et un plan de rénovation, proposition également relayée par Sylvia Pinel.

En terme d’environnement, le candidat avec le programme le plus abouti reste François de Rugy qui propose d’instaurer une obligation de critères écologiques dans les marchés publics ou bien encore une alimentation 100% bio dans les écoles d’ici cinq ans. Sur le même plan, Vincent Peillon est moins ambitieux et envisage de dépasser les 20% de bio dans la restauration scolaire. A. Montebourg souhaite un plus fort investissement dans l’agriculture bio et les circuits courts tandis que Sylvia Pinel prône une réforme de la PAC pour rémunérer une agriculture plus respectueuse de l’environnement.

  • Economie et emploi 

M. Valls propose entre autre de capitaliser des « droits à congés » sur le compte d’activité personnelle pour pouvoir ensuite les utiliser en cas de besoin. Il propose également la mise en place d’un droit à la qualification et à la reconversion professionnelle et la construction d’une « sécurité sociale professionnelle »; tandis que B. Hamon propose une droit universel à la formation tout au long de la vie. Ce dernier propose également la mise en place d’un chèque syndical dans les PME et instaurer un droit inconditionnel au temps partiel.

François de Rugy propose quant à lui la fusion de la CSG et de l’impôt sur le revenu ainsi que l’établissement du prélèvement à la source. Il est rejoint sur ce sujet par Benoît Hamon qui propose de créer un impôt avec 10 tranches. François de Rugy propose également une régionalisation des politiques de formations professionnelle et de Pôle emploi. Idée que A. Montebourg propose mais sous la forme d’élections régionales de « commissaires à l’emploi ».

B. Hamon propose également une taxe patronale sur les robots ayant remplacés un humain. Parallèlement, S. Pinel propose une taxe sur les profits des entreprises étrangères du numérique. A. Montebourg propose quant à lui un plan de relance de 30 milliards d’euros tandis que Sylvia Pinel souhaite la suppression du CICE.

  • Protection sociale 

Manuel Valls pense établir un « revenu décent« , attribué sous conditions de ressources. Parallèlement, Jean-Luc Bennahmias propose un revenu universel autour de 800€ ainsi que Benoît Hamon (d’abord 530€ puis 750€). M. Valls souhaite également aligner la protection sociale des indépendants et des salariés, créer un service public d’accueil à la petite enfance et ne pas repousser l’âge de la retraite.

François de Rugy propose quant à lui la fusion de la CSG et de l’impôt sur le revenu ainsi que l’établissement du prélèvement à la source.

J-L. Bennahmias souhaite crée un statut de créateur d’entreprise qui garantirait une sécurité sociale professionnelle pendant 3 ans et faire participer les laboratoires pharmaceutiques à l’équilibre des comptes de l’assurance maladie.

Sylvia Pinel veut renforcer le contrôle des marges des industries pharmaceutiques et augmenter le minimum vieillesse à 85% du SMIC.

M. Hamon propose de comptabiliser le temps donné aux activités associatives dans le calcul des droits tandis que V. Peillon propose la création d’un service public de maisons de retraites et d’une mutuelle publique pour les plus fragiles.

  • Sécurité et justice 

1000 emplois de policiers/gendarmes créés par an, voilà ce que propose M. Valls ainsi que la création de 1000 postes de magistrats sur 5 ans. Pour tous les autres candidats, il est nécessaire de recréer une police proximité et un service de renseignement de proximité.

Sur le sujet de la prison, Manuel Valls propose la création de 10 000 places de prison supplémentaires tandis que François de Rugy prône la suppression de la prison unique et Sylvia Pinel la construction de nouvelles prisons. Sur ce même sujet, J-L. Bennahmias souhaite plus d’alternatives à l’incarcération afin de désengorger le milieu carcéral tandis que B. Hamon propose la création d’unités familiales et des bureaux de vote au sein des établissements pénitentiaires.

Le dernier sujet important est le cannabis. Pour la plupart des candidats une légalisation contrôlée est à expérimenter, seuls A. Montebourg et M.Valls n’en ont pas parlé.

  • Société 

Manuel Valls souhaite doubler le nombre de femmes accédant aux carrières scientifiques et technologiques. François de Rugy souhaite lancer un plan « objectif 100% parité » tandis que Sylvia Pinel propose la création d’un ministère du Droit des femmes et de l’égalité femmes-hommes.

Dans le domaine médical, l’ensemble des candidats souhaite lutter contre les déserts médicaux. Benoît Hamon prône la reconnaissance du burn-out comme maladie professionnelle, Sylvia Pinel défend l’adoption pour tous et Manuel Valls propose également de revenir sur le numerus clausus dans les universités de médecine. Quant au sujet de la fin de vie, B. Hamon est pour une aide à mourir en cas de maladie incurable. Vincent Peillon va plus loin est revendique la légalisation de l’aide médical à mourir tandis que Sylvia Pinel déclare être favorable à la liberté de « mourir dans la dignité » en légalisant l’euthanasie.

Pour ce qui est de la PMA, S. Pinel, B. Hamon, F. de Rugy et V. Peillon sont pour une facilitation et un élargissement de son usage.

  • Diplomatie et défense

M. Valls propose l’établissement d’un programme type Erasmus Europe/Afrique.

Il souhaite aussi, avec V. Peillon, élever le budget de la défense à 2% du PIB. Benoît Hamon lui propose une augmentation à 3% du PIB.

Parallèlement, Jean-Luc Bennahmias et Arnaud Montebourg s’opposent quant à la relation avec les Etats-Unis: le premier souhaite une France indépendante face au géant américain et le second prône le maintien de liens solides. Sylvia Pinel, elle, revendique un dialogue indispensable avec la Russie. Benoît Hamon répond qu’il ne faut pas « donner quitus » aux Russes mais ne pas rompre le dialogue.  Jean-Luc Bennahmias souhaite que la priorité soit portée sur la création d’une grande « Union de la Méditerranée » et augmenter l’aide au développement.

Sur la situation en Syrie et en Irak, F. de Rugy propose une conférence internationale pour le respect des minorités au Moyen-Orient tandis que B. Hamon souhaite le maintien des troupes françaises .

  • Institutions 

M. Valls revendique le non-cumul des mandats dans le temps (trois mandats successifs maximum) tout comme B. HamonM. Valls prône la mise en place de consultations citoyennes, donnant lieu à des amendements avant de transmettre le projet de loi au Parlement. Benoît Hamon et J-L.Bennahmias proposent un référendum d’initiative populaire auquel A. Montebourg veut ajouter une dimension contraignante.

De plus (et cette proposition fait polémique…), Manuel Valls propose la suppression du 49.3, hors décisions budgétaires tandis que François de Rugy s’y oppose. Benoît Hamon lui y est favorable sauf pour les projets de lois de finance et de financement de la sécurité sociale et propose également la suppression de l’article 16 sur les pleins pouvoirs et de l’article 40 qui rend irrecevables les propositions et amendements qui diminuent les ressources ou augmentent les charges de l’Etat.

V. Peillon lui souhaite réduire le nombre de sénateurs et de députés tandis que S. Pinel souhaite que les collectivités territoriales disposent de ressources propres.

Le débat

Pour résumer, le débat s’est plutôt déroulé dans le calme malgré une prise de bec à propos du revenu universel (B.Hamon et J-L. Bennahmias vs les autres candidats).

  • Manuel Valls

Pour qualifier le quinquennat de François Hollande, M.Valls a employé le mot de « fierté ».  Comme la majorité des candidats, Manuel Valls s’est positionné en faveur des assassinats ciblés contre les djihadisme, déclarant « Nous sommes en guerre. Ce qui doit être fait doit être fait. Ce qui doit être secret doit l’être. » Le candidat s’est aussi positionné en faveur du prolongement de l’état d’urgence. L’ex-Premier Ministre a également assumer le CICE et s’est opposé au revenu universel, prônant plutôt la création d’un revenu « décent ». Il a déclaré en parlant de Charlie Hebdo, « Je reste marqué par mon propre discours » et « J’aime trop mon pays et je sais quel sera ma tâche quand je serai Président de la République.« 

  • Arnaud Montebourg

Pour qualifier le quinquennat de François Hollande, le candidat a répondu que celui-ci était « difficile à défendre« . Il a ensuite évoqué son souhait de supprimer la loi El Khomri. Pour lui « il est absolument impossible de faire une loi pour 29 millions de salariés sans discuter avec les représentants dans les syndicats et les représentants des salariés« , faisant ainsi référence à l’usage du 49.3. A.Montebourg à également surnommé Emmanuel Macron « Monsieur X » (surnom qu’il lui avait déjà donné dans plusieurs interviews), faisant référence au positionnement flou du candidat.

  • Benoît Hamon:

Pour le candidat, le quinquennat de François Hollande est « inachevé ». B.Hamon a réaffirmé son souhait de créer un revenu universel et a revendiqué que ce n’est pas « une incitation à la paresse » et en faisant référence à la création de la sécurité sociale qui avait subi ce même genre d’attaques. Le candidat s’est aussi positionné pour un arrêt de l’état d’urgence, prônant les avis du Conseil constitutionnel, du Conseil d’état et de la CNIL, déclarant que « l’état d’urgence ne doit pas être permanent. » Par la suite, monsieur Hamon a évoqué le souhait de surrpimer la loi El Khomri, en faisant référence au plan social que subisse les salariés de la Voix du Nord.

  • François de Rugy

Monsieur de Rugy a qualifié le quinquennat de F. Hollande de « contrasté et en demi-teinte ». Pour F.de Rugy, le revenu universel serait une façon de laisser les Français livrés à eux-mêmes. Il a ainsi déclaré « Je ne veux pas dire aux français (…) débrouillez-vous!« . Le candidat est resté dans la demi-mesure quant à la loi El Khomri. Il a proposé que la loi soit à durée de 5 ans et qu’à ce terme on fasse un bilan pour garder ou non cette loi.

  • Sylvia Pinel:

Le mot « responsabilité » est celui qu’a choisi S. Pinel pour décrire le quinquennat de François Hollande. Quant au programme de François Fillon, la candidate l’a qualifié de « dangereux » puisque selon elle, la suppression de 500 000 postes de fonctionnaires implique forcément un nombre importants de ces postes dans l’hôpital public. Par la suite, à propos de la laïcité, la candidate a déclaré qu’il fallait être prudent car cette notion est trop souvent associée à l’islam. Selon elle, l’extrême-droite par exemple, se sert de la laïcité pour stigmatiser les musulmans.

  • Jean-Luc Bennahmias: 

A propos du quinquennat de François Holland, J-L. Bennahmias a déclaré que le président « peut mieux faire ». J-L. Bennahmias a défendu l’idée du revenu universel en expliquant que celui-ci est « une aide à l’entreprenariat ».  Le candidat a été mis en difficulté lorsque Elizabeth Martichoux lui a parlé d’une mesure, prévoyant la création d’un corps de vigils privés, figurant sur son site. Monsieur Bennahmias à cependant nié l’existence de cette mesure.

  • Vincent Peillon

V.Peillon est dans une « profonde incompréhension » quant au quinquennat de François Hollande. Pour le candidat, le revenu universel est une « belle idée » irréalisable car trop chère à mettre en place. Pour lui, il faut créer un bouclier fiscal. V. Peillon a ensuite déclaré « Jamais aucun de nous ici, n’acceptera que les Français se soignent en fonction de leur capacité contributive« . Le candidat a fauté en parlant de personnes « d’origine musulmane », propos qui sous entend l’existence d’un Etat que les réseaux sociaux se sont empressés d’appeler « la Musulmanie ».

Liens utiles

Vous voilà préparés à affronter ces primaires comme il se doit.

Eglantine PUEL

 

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