Critique : Les Animaux fantastiques, retour en terre inconnue

Ils les attendaient tous, Les Animaux Fantastiques sont enfin sortis de leur cage. Cette année 2016, les fans de la saga Harry Potter ont été plus que gâtés ; entre un livre sorti en août (octobre en France) et un film sorti en novembre, leur appétit pour la magie ne peut être que satisfait. Et pour ceux qui ont encore faim, ils ne peuvent que se rassurer en pensant aux quatre prochains films qui viendront s’ajouter à celui-ci.

Bien sûr, les puristes (ceux qui n’ont pas apprécié le livre Harry Potter et l’Enfant Maudit par exemple) ne seront jamais satisfaits. Mais pour les autres, ceux qui savent apprécier ce qu’on leur offre, ce retour dans le monde magique de J.K. Rowling est un enchantement. En reprenant les modèles connus de tous, elle parvient à nous emmener dans un nouvel univers : le monde des sorciers américains.

Les Animaux fantastiques conte l’aventure de Norbert Dragonneau, un sorcier british amoureux des bêtes magiques, venu aux Etats-Unis pour compléter son inventaire des animaux fantastiques. Arrivé à New York, il apprend qu’une force obscure menace de révéler l’existence des sorciers aux Moldus (appelés Non-Maj’ aux US). Entre ses propres ennuis avec le MACUSA (Congrès Magique des Etats-Unis) et la guerre prête à éclater entre le monde magique et le monde normal, Norbert Dragonneau va vivre son plein d’aventures.

J.K. Rowling – scénariste et productrice – est parvenue à rendre ce film à la fois très drôle (dans la même veine que certains aspects de Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé) et très très sombre (rappelant le tournant qu’avaient pris les films HP à partir du quatrième). Le réalisateur David Yates, qui est présent dans l’aventure Harry Potter depuis le cinquième film, a su se détacher du modèle qu’il connaissait et nous offre une mise en scène tout à fait inédite pour un monde complètement nouveau.

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©Warner Bros France

Pour ce qui est des éléments visuels, la magie continue d’opérer. A chaque nouveauté, nous voilà émerveillés à l’instar de Jacob Kowalski, le Moldu de l’histoire. Car après tout, nous sommes tous et toutes des Kowalski : on ne fait pas partie de ce monde même si on rêverait d’y rester. Les animaux fantastiques sont plus vrais, plus mignons et/ou féroces que jamais. Ils sont le réel atout comique du film et remplissent leur job à 100%. Etrangement, les décors magiques, comme le siège du MACUSA ou l’intérieur de la valise de Dragonneau, paraissent plus réels que les décors moldus comme la banque, le métro ou même les rues de New York qui transpirent le studio à plein nez. Oh well, on s’en remettra.

La 3D comme à son habitude apporte un petit bonus même si elle n’est jamais nécessaire. Elle est utilisé à bon escient pour nous faire frémir un peu plus sur nos sièges. Elle est peut-être également responsable pour les déplacements de caméra impressionnants qui donnent parfois le vertige lorsque celle-ci nous fait visiter un nouveau lieu ou même dès le début à la vue des coupures de journaux.

Les Animaux fantastiques est un vrai bol d’air frais pour les fans (et pour les moins fans qui pourront découvrir une toute autre facette de l’univers magique de Rowling). Cette dernière prouve que son imagination, à l’instar de la valise de M. Dragonneau, est sans limite. Eddie Redmayne, sensible et appliqué, ne cesse de nous émerveiller. Son casting est définitivement un choix plus qu’approprié. Un film à voir et à revoir, et bientôt à ranger à côté de ses grands frères.

Crédit photo à la une : ©Warner Bros France

Article  à retrouver sur Pauline se fait des films

Pauline THURIER

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