Ibrahim Maalouf à Lille rend le jazz sexy !

En concert au Zénith Arena ce mardi 11 octobre, Ibrahim Maalouf s’est comme toujours montré généreux et professionnel pour ce concert « Red and Black Light ». Pendant près de deux heures, entouré d’excellents musiciens de jazz (François Delporte à la guitare, Eric Legnini aux claviers, Stéphane Galland à la batterie notamment), Maalouf fait entrer le spectateur dans son monde.

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Ibrahim Maalouf, un spectacle complet, musical et visuel. Crédit photo : Quentin Trigodet

Un spectacle complet

« C’est impressionnant, c’est un spectacle entier : les lumières, tout ! » explique Marie, 23 ans, encore sous le choc à la sortie du concert. Les musiciens sont nombreux sur scène. Tous excellents, oscillant entre une maitrise parfaite du thème et l’improvisation. Maalouf prend son temps, pour le plus grand plaisir du public, et n’hésite pas à prendre cinq minutes du concert pour lui enseigner les bases du solfège : frapper dans les mains en rythme, ne chantez pas pendant les silences. Maalouf partage avec ses musiciens, avec le public, et avec … le conservatoire de Lille et de Tourcoing. Pour finir le morceau True Sorry, c’est une bonne centaine de musiciens de ces deux conservatoires qui rejoignent l’artiste et son groupe sur scène. Maalouf endosse alors avec grand plaisir le rôle de chef d’orchestre qui lui va si bien. Il s’amuse, arrête les instruments un par un, pour les faire intervenir dans l’ordre : le public prend alors conscience du relief et de la richesse de la performance.

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Pour son spectacle Red and Black lights, Ibrahim Maalouf se produira le 14 octobre à Toulouse et le 3 décembre à Paris. Crédit photo : Quentin Trigodet

Une ode aux femmes

L’artiste a construit son spectacle en hommage aux femmes. Ibrahim Maalouf s’arrête, après quelques morceaux, et raconte :

« Le premier morceau que nous avons joué s’appelle Elephant’s tooth, Sin el-Fil en arabe, qui est une ville au Liban, où est née ma mère. C’est pour ça que je dis que tout a commencé là pour moi. Et c’est aussi cette chanson qui commence le concert ! », et de continuer : « Les femmes, dans ma famille, assurent les liens, elles assurent la cohésion ! »

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Trois bandes de tissu large descendent au devant de la scène et les musiciens deviennent de grandes ombres qui dansent. Crédit photo : Quentin Trigodet

Trois bandes de tissu large descendent au devant de la scène, et les musiciens deviennent de grandes ombres qui dansent. Une ombre masculine apparaît, trompette à la main. Au son de la batterie, la danse lascive se transforme en moon walk. L’homme, dont on apprendra plus tard qu’il ne s’agit pas de Maalouf mais d’un danseur professionnel, prend plaisir à jouer avec son ombre et à provoquer les réactions du public. Plus tard, ce sont des silhouettes féminines qui se mettent à bouger sur ces écrans, au son de Run the world, girls. Ibrahim Maalouf passe du piano à la trompette, aux claviers, aux percussions. Il mène à la baguette un spectacle d’une qualité certaine. Maalouf ne laisse pas une seconde de répit au spectateur, qui n’a pas assez de ses yeux pour admirer la richesse du spectacle. Maalouf performe, Maalouf charme, Maalouf rend le jazz sexy !

Quentin TRIGODET

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