Un petit pas pour l’homme, un grand pas pour les animaux

Le 21 septembre dernier, la Cour de justice de l’Union Européenne a confirmé par le biais d’un arrêté l’interdiction des expérimentations animales « nécessaires » aux tests de sécurité avant commercialisation des cosmétiques.

Ces expérimentations animales étaient partiellement interdites, c’est-à-dire que les sociétés qui exécutaient leurs tests sur les animaux hors de l’Union Européenne et qui ensuite importaient leurs produits au sein de l’Europe n’étaient pas sanctionnés. Dans le monde, désormais quatre territoires ont banni les cosmétiques testés sur les animaux : l’Inde, Israël, la Norvège, et enfin l’Union Européenne.

Le début de l’arrêté précise : « la Communauté et les États membres tiennent pleinement compte des exigences du bien-être des animaux dans la mise en œuvre des politiques communautaires, notamment dans le domaine du marché intérieur. »

Un combat qui a commencé il y a 30 ans

En fait, la première fois que l’Europe a fait mention des expérimentations animales, c’était le 24 novembre 1986 ! Une directive fixait les conditions dans lesquelles les tests devaient être réalisés sur le territoire des États membres. Elle exigeait que des méthodes alternatives remplacent les expérimentations dès lors que ces méthodes existeraient/seraient scientifiquement acceptables.

Et ces méthodes, depuis le temps, elles ont été créées. En effet des peaux de synthèse imitant à la perfection l’épiderme humain ont fait leur apparition ! Et ce dès 1990 quand L’Oréal (oui, ceux qui testent encore sur les animaux) s’est lancé dans le développement d’une peau reconstruite (Episkin) grâce à des échantillons de peau fournis par une clinique de chirurgie esthétique. Et depuis, des chercheurs anglais ont crée une peau à partir de cellules souches. Efficacité forcément prouvée.

Lab_animal_care.jpg

Des dérogations étaient encore possibles

L’Union Européenne pouvait accorder une dérogation si un ingrédient qui entrait dans la composition d’un produit cosmétique suscitait de graves préoccupations… mais seulement pour deux exceptions : « Si l’ingrédient est largement utilisé et ne peut être remplacé par un autre, qui soit capable de remplir une fonction analogue ; si le problème particulier de santé humaine est étayé par des preuves et la nécessité d’effectuer des expérimentations sur l’animal est justifiée et étayée par un protocole de recherche circonstancié »

Mais attention, ces dérogations ne sont plus accordées depuis 2013. Et, nouveauté, si on fait un test animal sur un produit contenant des ingrédients Y alors que des méthodes alternatives existent déjà concernant ces ingrédients Y, c’est formellement interdit, on risque des sanctions.

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L’association PETA très connue des défenseurs des animaux annonce que déjà 1900 marques ont banni les tests sur les animaux. Certaines marques comme Dior, Nivéa, Yves Rocher proposent des produits « cruelty free » (comprendre sans cruauté donc sans expérimentations animales). Mais attention, tous leurs produits ne sont pas sans tests animaux ! N’y allez donc pas les yeux fermés, vérifiez toujours comment a été conçu votre produit.

Cet arrêté est néanmoins un énorme progrès pour la cause animale et la façon dont on traite nos amis les animaux. C’est un petit pas pour l’homme, mais un grand pas pour les animaux !

Morgane PIQUE

 

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