Sexe, drogue et littérature : la Beat generation s’expose à Pompidou

Jollies s’est rendue à l’exposition Beat generation qui a débutée il y a seulement une semaine au Centre Pompidou. Mais la Beat generation c’est quoi ? Et pourquoi aller voir cette expo ?

La beat generation c’est quoi ?

Pour bon nombre d’entre vous, la beat generation n’évoque pas grand chose, mais vous avez peut-être entendu parler de l’écrivain Jack Kerouac ou encore de On the road, LE roman de la beat generation. Il a aussi été adapté en film, avec Kristen Stewart, en 2012 par Walter Salles. On the road (Sur la route), raconte le périple de Jack Kerouac (Salt) de New-York à San Francisco accompagné par le charismatique Neal Cassady (Dean). Cette rencontre va bouleverser la vie et la façon d’écrire du jeune Kerouac qui va adopter une écriture spontanée en rédigeant d’une traite, sur une sorte de parchemin de plus de 30 mètres de long, ce roman en 3 semaines (probablement sous l’emprise de drogues !).

Le terme beat generation est apparu aux yeux du public en 1952 via le manifeste publié par le New York Times et rédigé par l’écrivain John Clellon Holmes. Le mot beat désigne une génération pauvre, à la rue, désillusionnée mais Kerouac lui donnera aussi un sens mélioratif en prenant comme référence le beat du vocable des musiciens de jazz, désignant le rythme effréné de leur musique et leur capacité à improviser des morceaux. Le saxophoniste Charlie Parker fut d’ailleurs une référence pour Kerouac.

A propos de l’idéologie, cette génération de l’Après-Guerre créée par une bande de potes, parmi lesquels Jack Kerouac, William S. Burroughs et Allen Ginsberg, se place en opposition à l’Amérique puritaine de l’époque. Ils sont pour la libération sexuelle (homme, femme, qu’importe tant que le plaisir est là !) et très anticonformistes.

Pourquoi voir l’expo Beat generation ?

  • Pour voir l’impressionnant tapuscrit de On the road qui traverse la salle d’exposition
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Tapuscrit du roman On the road  de Jack Kerouac, exposé au Centre Pompidou. ©Inès Lombarteix
  • Pour passer un coup de fil afin d’écouter un poème au hasard. Cette belle invention de John Giorno a réellement existée en 1969. Vous pourrez écouter tous ces poèmes comme à l’époque via un téléphone à cadran.
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Dial-a-poem, le dispositif qui démocratise la poésie via les appels téléphoniques pour écouter un poème au hasard, ressuscité au Centre Pompidou. ©Inès Lombarteix

 

  • En bref, pour découvrir la beat generation via des dessins, des photographies, des films… car la beat génération n’est pas qu’un courant littéraire mais plus globalement un courant artistique, voire, de pensée ! Cette génération a d’ailleurs inspiré les mouvements hippies, mai 68 ou encore Woodstock.
  • En bonus : vous saurez enfin d’où vient le mot Beatnik ! (terme péjoratif)

L’exposition Beat generation sera au Centre Pompidou à Paris jusqu’au 3 octobre 2016. Tarifs : 14 euros/ 11 euros (tarif réduit).

Inès Lombarteix

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