Thomas Leleu, le prodige du tuba, sort Stories, son deuxième album

Victoire de la musique classique en 2012, le tubiste Thomas Leleu revient pour son deuxième album. Un mélange des genres qui brise les codes de la musique classique. Jollies l’a écouté en avant-première.

Dans son deuxième album, intitulé « Stories », Thomas Leleu se fait accompagner par Kim Barbier, au piano, et Kai Strobel, au vibraphone. Sur les 21 pistes que comportent son album, le tubiste reprend majoritairement des oeuvres, originalement pensées pour la voix, et les revisite à sa sauce.

Parmi les oeuvres qu’il reprend, des classiques, comme « Les Moulins de mon coeur » de Michel Legrand ou « La dame brune » de Barbara et Georges Moustaki… et d’autres chansons, moins connues, appartenant aux artistes Tom Jobim, Kurt Weill, Carlos Gardel, Erik Satie, Reynaldo Hahn, Johannes Brahms ou encore Joseph Kosma. Mais, dans Stories, pas de voix, peu de chant, surtout des instruments. Et du tuba, joué par Thomas Leleu sur toutes les pistes.

On passe d’une ambiance grave, à une ambiance beaucoup plus joyeuse. Le musicien nous transporte à travers les genres musicaux… Et surprise, la vingtième et avant-dernière piste de l’album nous offre la voix de Thomas, qui chante sur « Halton Road », une de ses compositions.

Grâce à sa carrière, le tubiste a exploré le monde. Et l’influence de ses voyages, se ressent tout au long de son album. « Cela fait 4 ans que je n’ai pas sorti d’album solo et je voulais prendre le temps de la réflexion pour proposer quelque chose d’original et qui me ressemble. J’ai donc sélectionné différents pays qui m’ont touché ou apporté dans mon parcours musical« , précise le musicien.

Thomas Leleu
@DR, pochette de l’album de Thomas Leleu

Au total, le tubiste est à l’origine de quatre titres : « Stories mood », « Halton Road, » « Stories » et la chanson « Latin Suite ». Pour cette dernière, composée en trois mouvements, Thomas Leleu se sert de son vécu pour écrire. Il raconte en musique ce club de Rio où il s’est produit il y a quelques années, sa première tournée en Amérique du Sud en 2010 et la découverte de la culture et des musiques américaines… et il rend un hommage vibrant en ballade à une de ses amies, Caroll, décédée brutalement.

On reste dans la musique plutôt classique… mais pas trop non plus ! On s’imagine, aisément, Dans certains titres, comme « Halton Road » ou « Rio Scenarium », on s’éloigne du genre qui a fait connaître le tubiste. Thomas Leleu mélange les genres, et ça fonctionne. Le tubiste manie les styles musicaux avec brio et alterne entre variété française, classique, world music et bien d’autres !

Dans toutes les pistes de son album, qu’elles soient originales ou non, Thomas Leleu nous berce. On ressent les émotions qu’il veut transmettre, les messages qu’il veut faire passer et les hommages qu’il veut rendre. Un bel album pour quiconque aime la musique classique… et la croisée des genres.

Un album à découvrir, en live,  le 17 avril à Paris, au Bal Blomet.

Camille BRONCHART

Crédit image à la une : @DR, Album Thomas Leleu
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