Solidays 2018 : les cinq concerts qui ont retourné le festival

Ce week-end, le festival Solidays accueillait pour sa vingtième édition de nombreux artistes à l’hippodrome de Longchamp à Paris. Retour sur cinq concerts marquants du festival.

20 ans déjà ! Le festival Solidays organisé par Solidarité Sida a soufflé ses vingt bougies du 22 au 24 juin 2018. Plus d’une soixantaine de concerts se sont déroulés sur les six scènes de l’hippodrome de Longchamp à l’ouest de Paris. Certains artistes sont venus avec un objectif clair : survolter la foule. Nekfeu, le rappeur de « Nique les clones« , est le premier à avoir réveillé les festivaliers. Les jeunes lycéennes, paillettes sur le visage et mobile accroché à la paume, ont vite été confrontées à une horde de fauves. Mauvaise graine”, “Squa”, “Tempête”, Nekfeu enchaîne et ne laisse pas une minute de répit. Rejoint par le reste du S-Crew, groupe de rap dans lequel Nekfeu évolue depuis presque dix ans, le rappeur leur laisse parfois la scène pour une ou deux chansons. Le temps de reprendre des forces pour attaquer de plus belle. Nekfeu a imposé sa loi sur la scène de Paris : il ne se contentera que d’une foule en délire. Contrat rempli avec succès, on ressort de là lessivé, chancelant et shooté à l’adrénaline.

Cette première journée de festival a également été marquée par la venue de Bagarre. L’ovni musical, le génie de la (mise en) scène, le groupe qui manquait à la France de 2018. Ils sont cinq, passent derrière le micro, le clavier, la guitare à tour de rôle, comme une danse de chaises musicales, et surtout, ils enragent la foule. La férocité de la Bête, comme il se surnomme, tranche avec la sensualité faussement innocente d’Emmaï Dee. Dans la fosse, on se pousse, on se cogne, on saute dans tous les sens et à un moment, il se passe quelque chose. Sur scène, sur le sol, tout le monde le sent, on est tous Bagarre.

L’une des têtes d’affiche du deuxième jour de festival a deux têtes. Bigflo & Oli, deux frères, deux rappeurs, on ne les présente plus. Leur musique, à la fois feel good, pleine de valeurs et très entraînante, est plus familiale que bestiale. Qu’à cela ne tienne, les deux frangins savent qui ils sont et font tout pour dépasser ce carcan “familial” qui empêcherait les plus fous de s’amuser comme ils le veulent. Sur scène, une maison, une table, des sièges, un banc, comme s’ils étaient dans leur jardin. Leurs potes, leur père, s’assoient, sirotent un verre et participent à la mise en scène. Avec “Personne”, Bigflo & Oli finissent d’enflammer le public en soif de sensations fortes.

Il est 21 heures et à Solidays, ce n’est que le début de la soirée. On retrouve Suzane sous le chapiteau rouge et blanc du César Circus. Depuis la sortie de “L’insatisfait” en mars dernier, elle nous charme. Ses pas de danse, sa voix grave et sa tenue emblématique, tout est là. On la reconnait bien même si on ne la connaît pas encore très bien. Solidays est son tout premier festival et elle s’en sort comme une artiste chevronnée. L’émotion se lit sur son visage quand elle prend le temps d’entendre la clameur qui émane de l’auditoire. Ils en veulent plus, toujours plus. Complètement déjantée sur scène, la jeune femme au carré roux nous offre un show surexcité. Suzane réussit à intriguer : tout ce qu’on demande c’est de suivre la suite de cette aventure.

Troisième jour, la fatigue se lit sur le visage des festivaliers qui se couchent à l’aube depuis vendredi. Les artistes défilent sans vraiment parvenir à soulever le peu d’énergie restant au fond des gens. Jusqu’à ce que… Rilès débarque. Vous pouvez jurer qu’il est Américain si vous n’entendez que ses chansons. Et pourtant, ce rappeur de 22 ans est originaire de Rouen. Sur scène, il est impressionnant. À l’aise, il a la tchatche, juste ce qu’il faut pour intéresser tout le public et le réveiller. Avec quatre danseurs, il nous en met plein la vue tout en rappant avec un flow qui fait rêver. Face à lui, les pogos se forment avec allégresse. On sent que c’est la fin du festival, un dernier shoot d’adrénaline avant de repartir travailler.

Pauline THURIER

Photo à la une : Pauline Thurier

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s