Cannes, du grand au petit écran

Du 4 au 11 avril, la ville de Cannes met son titre de « ville du cinéma » de côté pour arborer celui de « ville des séries », le temps de la première édition du festival Canneseries.

Le festival Canneseries a failli ne pas exister. Si la ville de Cannes avait joué au jeu selon les règles, le mois d’avril ne connaîtrait que le festival de séries de Lille qui se tiendra à la fin du mois. Finalement, grâce à une guéguerre qui n’atteint que les hautes sphères, ce mois d’avril est destiné à être un mois de bingewatch intensif.

À Cannes, dix séries françaises et internationales seront en compétition officielle. Rien ne semble les rapprocher. Ni leurs formats – qui vont de cinq à 16 épisodes d’une durée variable entre 35 et 60 minutes -, ni leur provenance. Italie, Mexique, Norvège, Israël, États-Unis, Corée du Sud… Ces séries proviennent de pays qui n’ont pas forcément l’occasion d’exporter leurs séries. Cannes, comme pour le cinéma en mai, se propose d’être un vecteur de diffusion pour le monde.

Lors d’une cérémonie de clôture présentée par Kyan Khojandi, le 11 avril, en direct et en clair sur Canal +, le jury récompensera la meilleure série du festival. Présidé par l’écrivain américain Harlan Coben, le jury est composé de trois hommes et trois femmes. Acteurs, scénariste, compositeur, difficile de montrer la complexité de la composition d’une série à travers un jury de seulement six personnes. On regrette l’absence d’un showrunner, l’homme-orchestre d’une série, alors qu’il y a deux actrices (Paula Beer et Mela Sozen) et un acteur (Michael Kenneth Williams). Cette cérémonie récompensera également la meilleure interprétation, la meilleure musique et le meilleur scénario.

Comme souvent au festival du film de Cannes, les œuvres les plus bankable sont relégués en catégorie « hors compétition ». Pour cette première édition de Canneseries, les trois séries hors compétition sont là pour en mettre plein les yeux. Canal + présentera la troisième saison de Versailles, Netflix montrera sa nouvelle série Safe écrite par Harlan Cobenavec Michael C. Hall et Audrey Fleurot, et TF1 et Epix (Etats-Unis) dévoileront l’adaptation du livre La vérité sur l’affaire Harry Québert de Joël Dicker, réalisée par Jean-Jacques Annaud et interprétée par Patrick Dempsey. Des mélanges des genres qui s’annoncent alléchant pour les amateurs de séries… et de cinéma.

Le festival met également dix courtes séries en compétition dans la catégorie Cannes Digital. Le jury de cette catégorie est présidé par Adi Shankar, scénariste et showrunner et est composé de deux autres membres : Jessica Barden (la sublime et espiègle jeune fille de The end of the f**king world) et Ed Solomon (scénariste notamment des deux Insaisissables).

Pendant ces quelques jours, la ville de Cannes s’animera également au rythme des masterclass, des jeux organisés pour l’occasion et des diffusions spéciales ouvertes au public. Le programme est juste ici.

Pauline THURIER

Crédit image à la une : affiche Canneseries

 

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