Le point sur les séries #8 : mars 2018

Avis à tous les « series addicts » ! Comme à chaque saison, Jollies Magazine fait le point sur les séries. En ce début 2018, la rédaction a tout donné pour tester de nouvelles séries, et regarder celles qui ont été renouvelées par les chaînes américaines. Alors, amateurs de séries, cet article est fait pour vous. À vous les popcorns et la soirée Netflix & Chill !

Les nouveautés

Devilman Crybaby

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©Go Nagai-Devilman Crybaby Project

Akira Fudo, un lycéen trouillard et pleurnichard, retrouve son meilleur ami Ryo Asuka qu’il n’avait pas vu depuis des années. Ce dernier l’informe qu’une ancienne race de démon arrive pour posséder les humains et prendre le contrôle de la terre. Pour les combattre, Akira va devoir s’unir à un démon, Amon. Akira se transforme alors en un Devilman, une entité possédant le pouvoir d’un démon et le coeur d’un humain, mais arrivera-t-il à combattre l’armée des démons tout en conservant son humanité ?

Que dire si ce n’est que Devilman Crybaby est un chef-d’oeuvre en tout point ? Au fil des dix épisodes, on ne peut que rester bouche bée face à une animation et une OST dirigée d’une main de maître par Yuasa. Le réalisateur prend un malin plaisir à distordre la réalité et à partir dans des animations ultra-stylisées pour le plus grand plaisir des spectateurs. Dans Devilman, l’humanité est au bord de l’extinction et quand bien même elle pourrait le changer, elle est bien trop obnubilée par sa haine pour faire quoi que ce soit. C’est bien par une jeunesse ivre d’amour et de tolérance que les choses pourraient changer. Le personnage de Ryo, tiraillé entre son coeur d’homme et son corps de démon, cristallise les problèmes raciaux de notre époque. Il est difficile d’en dire plus sans spoiler mais Devilman Crybaby offre une histoire superbe, déchirante et intelligente. Un must-see en matière d’animation japonaise.

Note de la rédaction : 5/5 

The end of the F***ing world 

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©Netflix

James (Alex Lawther) est un garçon de 17 ans, persuadé d’être un psychopathe, dont le passe-temps est de tuer. Au lycée, il rencontre Alyssa (Jessica Barden), une adolescente rebelle, qui cherche une histoire de couple pour s’échapper de son quotidien morose. James voit dans cette nouvelle amitié une proie, plus grosse qu’un animal, à tuer. Rapidement, les deux jeunes gens commencent à ressentir des sentiments l’un pour l’autre et décident s’enfuir, loin de leurs familles. Leur fugue et les nombreuses péripéties qu’ils vivent les mènent dans une situation inextricable. Alex Lawther et Jessica Barden sont cyniques à souhait. Le spectateur s’attache très facilement à James et Alyssa, s’agace de leurs bêtises d’adolescents et les voit grandir. Avec huit épisodes de 25 minutes, la série se bingewatch très rapidement. Une pépite drôle et comique à ne surtout pas manquer !

Note de la rédaction : 5/5

Life sentence

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@Annette Brown, The CW

Stella, la vingtaine, est atteinte d’un cancer qu’elle croit incurable. Elle vit chaque jour de sa vie comme le dernier et profite de chaque instant. Après des années de traitement, Stella apprend un jour qu’elle est complètement guérie. Une bonne nouvelle qui la confronte finalement à de nombreuses péripéties. La jeune femme découvre entre autre, qu’après des années à vouloir la protéger, sa famille implose et que son mari lui a menti sur ses préférences pour lui faire passer des moments magiques avant sa mort. Si la mort est traitée à la légère, comme quelque chose d’anodin, qui n’effraie pas (Stella organise ses propres funérailles), attention cependant à ne pas trop tomber dans le comique et à heurter la sensibilité de personnes malades. Avec Lucy Hale (vue dans Pretty Little Liars) en tête d’affiche, on attend d’en voir plus et de découvrir les personnages avec plus de profondeur, mais la série s’annonce rafraîchissante !

Note de la rédaction : 3/5

La Casa de Papel 

Une fois n’est pas coutume, Netflix diffuse depuis décembre sur sa plateforme une série espagnole. La Casa de Papel met en scène un braquage perpétré par huit voleurs dans la Fabrique nationale de la monnaie, à Madrid. Ces huit malfrats ont été recruté par le Professeur, un homme proche du génie intellectuel, qui les a préparés au casse du siècle pendant cinq mois.

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©Netflix

La construction temporelle du scénario permet à la série hispanique de se démarquer du lot. Le braquage commence dès le premier épisode et, au fil de l’histoire, séquences du hold-up suivent des flashbacks sur sa préparation savamment ficelée par le Professeur. Tous les personnages ont le temps de se développer au cours de la série, de façon à rendre le spectateur attaché à toute l’équipe de voleurs. A chaque épisode, on se retrouve de plus en plus excité par cette ambiance de huis clos, entre la fabrication de monnaie, où se trouvent les braqueurs et les otages, et la tente de la police. La première saison ne compte que treize épisodes, une bonne raison de s’y mettre tout de suite. En plus, la saison 2 débarque dès le 6 avril sur Netflix !

Note : 5/5

Everything Sucks!

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@Scott Patrick Green/Netflix

Everything Sucks! c’est la nouvelle série de Netflix, sortie en février 2018. Cette petite pépite vous emmène, ou vous ramène, dans les années 1990 au lycée de Boring dans l’Oregon. Des jeunes adolescents apprennent à grandir avec toutes les peines de cœurs, les déceptions, les joies et les difficultés que cela implique. Deux groupes un peu marginaux du lycée vont unir leurs forces : le club d’audiovisuel et le club de théâtre.

Cette première saison se compose de dix épisodes, concoctés par Ben York Jones et Michael Mohan, qui durent entre 22 et 27 minutes… autant dire qu’ils se dévorent ! Everything Sucks! vous replonge dans l’univers si particulier des nineties avec ses looks improbables, sa technologie, ses cassettes et le début d’Internet. Mais ce qui fait de cette série un chef-d’œuvre nostalgique (même si vous n’aviez que cinq ans à l’époque), c’est sa bande-son aussi pétillante que dansante. Everything Sucks! c’est un peu « Wonderwall » d’Oasis : une époque pourtant révolue qui rend votre cœur un peu lourd et chargé d’odeur de cuir, de tabac un peu froid – fumé caché dans un coin de la cour – et vous rappelle un léger goût de bonbon piquant et le visage de votre premier amour. Cette série réconforte et donne le sourire tout en traitant de vraies thématiques. Ce qui rend cette série assez légère sans tomber dans le cliché sont ses dialogues plutôt bien ficelés mais surtout ses acteurs encore jeunes (environ 14 ans) et peu connus du public qui nous offrent un jeu précis, émouvant et naturel. Les épisodes ne sont pas longs et ont le mérite de ne jamais laisser de temps morts ou de longueurs déplaisantes. Une vrai bouffée d’air frais sur un air de « Beautiful Live » d’Ace of base. Une série feel-good à regarder dès que le blues vous prend.

Note de la rédaction : 4/5

Altered Carbon 

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@Courtesy of Netflix

Annoncée comme la grande série SF de l’année sur Netflix, notamment mise en avant pour son budget secret (mais dit très élevé) ou encore par des promos partout jusqu’à la façade du Palais des Beaux-Arts de Lille, Altered Carbon était très attendue par les fans du genre.

La série nous plonge dans un univers futuriste, à une époque où la science a vaincu la mortalité humaine. Il est désormais possible de sauvegarder son esprit dans une puce, que l’on peut changer de corps. On suit l’histoire de Takeshi Kovacs, un ex-mercenaire, ancien membre d’un groupe apparemment terroriste. Celui-ci a été condamné à la prison perpétuelle : sa puce – son esprit donc – va rester stockée dans une base de donnée. 250 ans plus tard, il est sorti de sa léthargie et intégré dans un nouveau corps à la demande d’un des hommes les plus puissants du monde : Laurens Bancroft. Ce dernier a choisi Takeshi afin de mener une enquête pour résoudre… son propre meurtre. En effet, le milliardaire, assassiné, a pu grâce à un dispositif hors de prix, sauver son esprit et le réintégrer dans un nouveau corps, mais a tout oublié des 48 heures précédant cette opération. Il propose donc à Takeshi sa liberté ainsi qu’une somme d’argent incommensurable afin de mener à bien la mission qu’il lui confie, son refus lui accordant le droit de retourner purger sa peine. Takeshi va donc mener l’enquête, et réapprendre à vivre dans un monde où vont se mêler son passé et son présent.

Vous l’aurez compris, le pitch de base est un peu complexe. Il faut s’accrocher pour tout saisir des premiers épisodes, et c’est probablement le point négatif. Néanmoins, une fois totalement intégré dans ce nouvel univers, c’est une formidable aventure pleine de suspense et de tension qui nous attend au côté de Takeshi.

Note de la rédaction : 3/5

Les reprises

Lovesick – Saison 3 

@Courtesy of Netflix

Les trois compères écossais sont revenus en janvier pour une troisième saison. Depuis la première saison, chaque épisode de Lovesick revient sur un évènement de la vie amoureuse de Dylan, un jeune homme un peu perdu sentimentalement. Avec ses deux meilleurs amis, la magnifique Evie et le déjanté Luke, Dylan traverse la vingtaine en se demandant ce qu’est l’amour et surtout s’il va vraiment le trouver un jour. La tension présente entre Evie et Dylan depuis le tout premier épisode est sur le point de disparaitre… pour le bonheur de tous.

Cette saison explore enfin les fantasmes des fans de la série depuis la première heure. L’inconvénient est que lorsque les scénaristes font enfin arriver ce qu’on attend depuis si longtemps… cela a moins de saveur. L’humour grinçant et exaltant de Lovesick est toujours présent, tout comme les péripéties délicieuses de leurs soirées impromptues. Toutefois, du côté des histoires d’amour, les jeunes adultes se rangent, un peu trop sagement à notre goût.

Note de la rédaction : 3,5/5

The Crown – Saison 2 

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@Stuart Hendry / Netflix

Que dire à propos de la deuxième saison de ce biopic historique à part que les équipes de production reproduisent, une fois de plus, les faits et gestes de la jeune souveraine Elizabeth II à la perfection ? Acteurs surdoués, ressemblant comme deux gouttes d’eau à leurs personnages respectifs, musique parfaitement choisie pour chaque scène, jeux de lumière et cadrage à couper le souffle, le tout, comme à l’accoutumée, dans des décors resplendissants ne nous plongeant que davantage dans cette vie monarchique.

Quant au récit à proprement parler, on retrouve la jeune reine qui tente de tenir sa famille et son entourage à l’écart des scandales, des bombes médiatiques ou de tout autre incident qui puisse éclabousser la couronne. Une tâche loin d’être évidente pour cette jeune femme, dont la soeur préfère les soirées mondaines aux réceptions protocolaires, et dont le mari ne trouve (toujours) pas sa place et son rôle dans ses nouveaux souliers de roi. Les ressentis de la reine sont formidablement écrits et joués, sa psychologie, ainsi que celle des autres personnages, colore cette série qui pourrait sembler quelque peu ennuyeuse pour tout téléspectateur n’étant pas un fan inconditionnel de la monarchie britannique. Grâce à cette deuxième saison de The Crown, le public retrouve une vision humanisée de cette élite, ayant, comme le reste du monde, du mal à trouver sa place sur cette Terre, et un aperçu de la vie à l’époque des grandes guerres.

Note de la rédaction : 4/5

Grace & Frankie – Saison 4

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@Skydance Productions

Grace Hanson et Frankie Bergstein, deux septuagénaires, n’ont rien en commun si ce n’est leurs maris, associés dans un cabinet d’avocat. Tout s’écroule lorsqu’ils les quittent pour vivre ensemble. Grace la grande bourgeoise et Frankie la hippie vont devoir surmonter ensemble ce chaos. Avec des monuments du cinéma au casting (Jane Fonda et Martin Sheen pour ne citer qu’eux), Grace & Frankie est surtout un programme original Netflix comme on les aime : facile à binge-watcher, bien écrit, drôle, des acteurs bourrés d’auto-dérision, et qui transgresse quelques tabous. Refaire sa vie à 70 ans, la vieillesse, la sexualité et même l’homosexualité chez les seniors sont autant de sujets que la série aborde (presque) sans filtre.

On peut regretter une esthétique un peu trop lisse – Jane Fonda, éblouissante, gagnerait à être moins impeccablement coiffée en toutes circonstances – et le fait que les personnages, tous délurés et attachants, basculent parfois dans la caricature. Si le postulat laissait penser que la série s’essoufflerait vite, loin s’en faut. Dans cette saison 4, l’humour est toujours aussi efficace, malgré des sujets de plus en plus lourds : la dépendance, la déperdition du corps, la perspective de la mort… Malgré tout, on ne peut que déborder de tendresse et d’optimisme pour Grace et Frankie. Netflix a déjà annoncé renouveler la série pour une cinquième saison.

Note : 4/5

American Crime Story – Saison 2 

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@Suzanne Tenner / FX

Dans sa deuxième saison “The assassination of Gianni Versace’s” (L’assassinat de Gianni Versace), la série d’anthologie américaine American Crime Story suit le parcours du tueur en série Andrew Cunanan, responsable du meurtre de cinq personnes en 1997, dont le couturier Gianni Versace. Le scénario est basé sur le livre de Maureen Orth : Vulgar Favors : Andrew Cunanan, Gianni Versace, and the Largest Failed Manhunt in U.S. History. Le spectateur suit Andrew Cunanan (interprété par Darren Criss), dans sa cavale meurtrière, dans un ordre antichronologique. Il commence par voir l’assassinat de Gianni Versace avant de découvrir les autres meurtres commis par le jeune homme. Il ne faut que peu de temps au spectateur pour être plongé dans l’histoire et le suspens. À la fin de chaque épisode, on a envie de savoir ce qu’il se passe dans le suivant. Darren Criss interprète avec brio Andrew Cunanan. Il montre ses failles, sa faiblesse psychologique et sa folie et on s’attache à Andrew autant qu’on le déteste. Si la deuxième saison est nommée “L’assassinat de Gianni Versace”, la série n’est finalement pas centrée sur ce personnage, mais bien sur le parcours meurtrier d’Andrew Cunanan. Les acteurs choisis pour interpréter Gianni Versace (Édgar Ramírez), Donatella Versace (Penélope Cruz) et Antonio d’Amico (Ricky Martin) sont incroyables et la ressemblance physique est frappante. Seul bémol, et pas des moindres, Ryan Murphy (le réalisateur de la série) s’est vu reprocher d’avoir choisi des acteurs hispaniques pour jouer les membres de la famille Versace, qui sont italiens !

Note de la rédaction : 4/5

Unreal – Saison 3

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@Lifetime

La fin de la saison 2 de Unreal, qui dévoile les coulisses d’une émission de téléréalité semblable au Bachelor, nous promettait un retour fracassant de la série. A la place, on retrouve Rachel, la grande torturée de cette émission, perdue au milieu des moutons, ayant décidé de vivre selon la grande et unique Vérité. Une honnêteté qui permet à la jeune femme de s’imposer face à ses deux patrons, Quinn et Chet, au début de cette nouvelle saison. Mais dès le deuxième épisode, elle retrouve ses nouveaux démons et les rythmes habituels de la série se réinstallent déjà : humiliation de la part de Quinn, début de dépression nerveuse manipulation d’un candidat pour lui faire faire quelque chose de stupide, dangereux et sans aucun sens pour créer un “vrai” moment de télé réalité, retour dans son camion où elle finit par s’endormir, des larmes coulant le long de son pauvre visage de poupée. On connaît la chanson, et Unreal semble préférer la chanter, encore et encore, plutôt que de trouver de nouvelles dynamiques à cette série. Utiliser une femme comme candidate principale de l’émission ne suffira pas à détonner avec les autres saisons. Les personnages semblent eux-même le savoir. Serena, par exemple, candidate de l’émission fictive Everlasting de cette saison, semble elle-même aspirée par les mimiques habituelles de la série. Au premier épisode elle se présente comme une jeune femme indépendante, droite dans ses bottes qui refusent d’apparaître comme une bimbo à paillettes à l’écran. Dès le deuxième, elle apparaît en robe moulante à strass digne du dessin animé de la petite sirène. Nous espérons que tout cela est réfléchi et que la production réussira à retourner cette situation pour le moment (bien trop) répétitive.

Note de la rédaction : 1,5/5

Mozart in the jungle – Saison 4  

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@Amazon

Cette série raconte la vie du jeune prodige Rodrigo De Souza, chef d’orchestre mondialement connu et prenant les rênes de l’orchestre du New York Philarmonic. Pour cette nouvelle saison, on retrouve donc le Maestro et Hailey, joueuse de hautbois rêvant de rejoindre l’ensemble new-yorkais, en couple, après trois saisons de séductions, de baisers volés et d’autres frivolités dignes d’une romance teintée par une production hollywoodienne. Cette évolution dans leur relation devient ainsi la priorité absolue de ces dix épisodes, laissant de côté l’orchestre ou tout autre sujet traité dans les saisons précédentes. Hailey ne joue même plus pour l’orchestre et décide de se lancer, par le plus grand des hasards, dans la même voie que son bien-aimé et devient, à son tour, cheffe d’orchestre. Ce choix aurait pu devenir un choix quasi politique, les orchestres n’étant qu’un sur cinquante à être conduit par une femme. Mais non, tout tourne autour de l’orbite de ces jeunes tourtereaux, transformant la série en une sorte de Sex and the City musical. Les quelques morceaux de musique classique joués sont, eux, for heureusement, assez agréables à l’oreille et redresse un minimum ces dix épisodes bancals.

Note de la rédaction : 2/5

 

Black Mirror – Saison 4

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@Jonathan Prime / Netflix

A peine cette saison sortie, Netflix annonçait déjà la production d’une saison 5. Black Mirror fascine grâce à ses scénarios tous plus glauques les uns que les autres, et projette le public dans un monde dystopique où les technologies nous veulent du mal. Difficile de commenter cette saison sans gâcher les dénouements des épisodes. Ceux-ci étant des sortes de court-métrages chacun indépendant des autres, le public peut se plonger, à chaque épisode, dans un monde et une réalité totalement différents du précédent. La série fonctionne encore, après quatre saisons, car les technologies présentées ressemblent de près à celles présentes dans notre société actuelle. Logiciels espions pour surveiller les faits et gestes de ses enfants, coach de séduction virtuel, essais cliniques pour relancer l’activité cérébrale de personnes décédées… tout ceci est déjà là, dans notre monde bien réel. Et les équipes derrière Black Mirror ont compris que c’est la possibilité d’arriver à ce genre d’extrêmes qui rend cette série si incroyable et si addictive pour le public. De plus, comme à son habitude, la série soigne les décors, les technologies, les accessoires et surtout l’image, fabuleuse du début à la fin de la saison, pour offrir un rendu propre, voire aseptisé, jouant d’autant plus sur le besoin de contrôle et de perfection rencontré dans ces univers parallèles.

Note de la rédaction : 5/5

South Park – Saison 21 

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@Allociné

Matt Stone et Trey Parker s’étaient retrouvés dans la panade lors de la dernière saison alors que Donald Trump avait gagné les élections présidentielles américaines. Cette victoire avait provoqué l’éloignement progressif du personnage de Mr Garrison, qui joue Donald Trump dans la série, de la petite ville de South Park afin d’occuper ses fonctions présidentielles.

La saison 21 est une saison un poil plus classique que la précédente mais toujours aussi inventive. Diverses storylines vont parcourir la saison qui sera essentiellement centrée sur la relation entre Cartman et sa copine, mais aussi sur la présidence de Mr Garisson, plus impopulaire que jamais. On peut voir avec cette saison un changement progressif dans la série qui met de côté peu à peu le côté trash pour se centrer sur la satire et la critique de notre société. Cette saison parle ainsi des nouvelles normes relationnelles au travail, du comportement problématique de certains Social Justice Warrior mais aussi de leur penchant à l’extrême droite. Pour autant malgré une tournure peut-être plus moralisatrice, la saison n’oublie pas de nous fournir des moments d’anthologie, notamment dans ses deux derniers épisodes qui parodient de manière hilarante Stranger Things et les personnes voulant censurer telle ou telle oeuvre qui serait trop offensante. Du grand South Park.

Note de la rédaction : 4/5

Disjointed – Partie 2 

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@Robert Voets/Netflix

Après des décennies de lutte pour la législation du cannabis, Ruth, une femme mature hippie, ouvre un dispensaire à Los Angeles avec son fils Travis, jeune diplômé d’école de commerce. Un producteur complètement élevé dans une communauté, un ancien combattant de la guerre d’Irak… Les employés sont perchés. Les clients aussi. La palme d’or est décernée à Dank et Debby, jeune couple de youtubers défoncés et excités h24. Leurs bêtises sont légères et inattendues. La seconde saison est sortie sur Netflix ce mois de janvier 2018 et elle est aussi drôle que la première.

Note de la rédaction : 5/5

Easy – Saison 2 

@Courtesy of Netflix

Chaque épisode d’Easy fait le portrait d’un couple à un instant T vivant à Chicago. Pour cette deuxième saison, on retrouve certains couples déjà observés lors de la première saison. Malheureusement, on retrouve également les défauts de la série. Tous les épisodes ne se valent pas. Certains sont touchants quand d’autres sont sans intérêt. Comme on ne peut pas prendre le temps de s’attacher aux personnages, ou même d’apprendre à les connaître, il est parfois difficile d’éprouver un intérêt pour leurs petites chamailleries de couple. Netflix ne diversifie pas vraiment les personnages choisis pour faire ces portraits. Certes, il y a un certain quota de couples homosexuels et de personnes de couleur mais finalement, tous ces couples vivent dans une classe sociale assez aisée. Cela rend parfois leurs problèmes inaudibles. Cette seconde saison est une réelle déception. Les scénaristes n’ont pas réussi à nous emmener avec eux.

Note de la rédaction : 1,5/5

Sam – Saison 2 

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@Julien Cauvin / TF1

Sam, la saga diffusée sur TF1 est revenue en janvier dernier pour une seconde saison. Dans le rôle principal, initialement incarné par Mathilde Seigner, on retrouve pour ces quelques épisodes Natasha Lidinger. Et c’est bien là la seule originalité perçue. Sam, mère célibataire et professeur de Lettres dans un collège de banlieue est bien connue pour son tempérament marqué qui ne plaît à (quasiment) personne, son look aux allures d’adolescente rebelle et ses méthodes d’apprentissages bien à elle.

Toutefois, on déplore la tonalité d’une romance à l’eau de rose, dans une atmosphère où tout se devine dès les premières minutes de visionnage et se termine comme on l’aurait souhaité. En effet, le rôle de l’héroïne de choc qui arrive à déceler et résoudre les maux de tous les élèves mal dans leur peau met davantage de la poudre aux yeux et apporte un effet redondant et irréaliste. Il est vrai que les scénaristes se sont attachés à mettre l’accent sur la vie personnelle de Sam en nous faisant suivre entre autre l’évolution dans son couple, mais pas suffisamment à notre goût.

Note de la rédaction : 3/5

Ont participé à cet article :  Claire ABOUDARHAM, Camille BRONCHART, Louise HALPER, Marion HUYSMAN, Morgane PIQUE, Léa SURMAIRE, Marion TABARD, Pauline THURIER, Anthony XERRI, 

Une réflexion sur “Le point sur les séries #8 : mars 2018

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