Vladimir Poutine vers un 4ème mandat, malgré la gronde

Bien que l’indétrônable Vladimir Poutine soit assuré de remporter l’élection présidentielle le 18 mars prochain, la contestation progresse au sein de la population russe.

Au pouvoir depuis 2000, Vladimir Poutine s’est imposé comme le leader le plus durable de la Russie post-soviétique. Perçu par ses partisans comme l’homme fort du pays, le président russe a l’adhésion d’une majorité de son peuple.

graph approbaiton.png

Confiant, Vladimir Poutine n’a donc annoncé sa candidature que le 6 décembre dernier, à quatre mois du scrutin. En effet, la concurrence officielle n’est pas rude et l’opposition populaire semblait jusque-là muselée.

graphique sondages

Face à Poutine, on peut souligner quelques personnalités notables, comme la journaliste Ksenia Sobtchak, star nationale et fille d’un ex-maire de Saint-Petersbourg, ou encore Pavel Groudinine, nouvelle figure du Parti communiste. Pourtant, ils peinent à s’imposer dans les sondages qui annoncent une victoire écrasante pour le président sortant.

Si l’élection est jouée d’avance, la colère monte et s’organise par ailleurs. L’autorité et le charisme de Vladimir Poutine ne suffisent plus à contenir une opposition virulente, déterminée, mais surtout grandissante. Le 26 mars dernier, le principal opposant politique du président, Alexeï Navalny, appelait les Russes à descendre dans les rues pour dénoncer la corruption qui gangrène le pouvoir. La défiance à l’égard du gouvernement s’avérait alors plus répandue qu’elle ne semblait.

Ce jour-là, le leader d’opposition et des centaines de manifestants sont arrêtés. L’opposant numéro un à Poutine sera interdit de candidater pour la présidentielle.

L’élection en question

Moins d’un an plus tard, dimanche 28 janvier, Alexeï Navalny appelle à nouveau les Russes à manifester, en visant cette fois directement le président et le scrutin du 18 mars. Des milliers de personnes défilent, se mettent en « grève électorale ». Même à Iakoutz, en Sibérie, des citoyens se rassemblent par dizaines, malgré une température de -45°C. « Poutine le voleur », « À bas le tsar ! » peut-on lire sur des pancartes, partout en Russie.

Les manifestations sont encore plus massives qu’au printemps dernier, et la répression plus sévère aussi. Plusieurs centaines d’arrestations sont recensées par l’ONG russe OVD-info.

Beaucoup de ces manifestants qualifient l’élection de « farce ». En effet, malgré les exploits affichés par Vladimir Poutine au cours de ses trois mandats, beaucoup de Russes déplorent, entre autres, une restriction progressive des libertés, ainsi qu’une paupérisaiton grandissante dans le pays ces dernières années.

Courbe pauvreté

Marion HUYSMAN

Crédit image à la une : Pixabay CC0 Creative Commons
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s