Street art : « La tête de Jack c’est ma signature »

Le street artiste Zacharie Bodson expose du 8 février au 2 mars au bar-restaurant le Berliner, dans le vieux Lille. Pour l’occasion, il a créé des séries en rapport avec la capitale allemande, son histoire, ses monuments. Rencontre avec l’artiste.

27785501_2062016237385269_1096527187_o« La tête de Jack c’est ma signature »Après avoir vu le film Shining plusieurs fois, Zacharie Bodson s’est mis à dessiner Jack, le héros du roman de Stephen King puis du film de Stanley Kubrick, sous tous ses profils. L’histoire se déroule dans les années 1990 mais le protagoniste semble avoir vécu dans les années 1920. Jack est un personnage intrigant, dérangeant. Payé pour entretenir un hôtel durant la période hivernale avec sa femme et son jeune fils, il pique des crises de colère sans raisons et tente de tuer sa famille.

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Zachary Bodson

Zacharie répand la « Jack invasion » depuis quatre années déjà. A Maubeuge d’abord, sa ville natale. Puis à Lille, où il suit une licence d’histoire de l’art à l’université Lille 3 depuis septembre 2016. Sur Inkpad, une application de dessin sur Ipad, il dessine l’homme détails par détails grâce à différents calques qu’il superpose. « Cela me permet de faire plusieurs tirages, je peux aussi réutiliser certains calques et en enlever, quand je souhaite reprendre un élément. » Le résultat est probant, Jack paraît tiré d’une photographie. « Je travaille beaucoup sur les lumières, révèle l’artiste, cela donne une impression de profondeur ».

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Avec son exposition « Jackliner », Zacharie investit les murs du bar-restaurant Le Berliner, situé dans le Vieux-Lille. Pour l’occasion, il a créé diverses séries. Sur l’une d’elles, Jack pose avec les monuments berlinois : le Fernsehturm, la célèbre tour de télévision, ou encore le palais du Reichstag qui abrite l’assemblée parlementaire. A partir de célèbres photographies, Zacharie a revisité les débuts du déchirement de la ville. Un soldat saute par dessus les barbelés de la partie Est, juste avant que ne soit construit le mur en 1962. Mais aussi la chute du mur en 1989, emblème aujourd’hui du street art.

Sous divers costumes mais toujours avec son grand sourire malaisant, Jack parait lui aussi issu de photographies en noir et blanc. Mais le contour rouge et les « coquillages », parti prenante de l’univers de Zacharie Bodson, y ajoutent une touche de peps. Ces derniers, jamais similaires, sont inspirés du tapis interminable du film Shining

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Des toiles mais aussi du carton, des plaques de ciment et des briques rouges. Zacharie ne lésine pas sur les techniques et les matériaux. No spoiler, il y a encore beaucoup  découvrir au Berliner.

« Street art oblige, je n’ai pas beaucoup de retours sur les interprétations de mes oeuvres. Une fois, une dame m’a demandé si le fait de peindre sur des briques rouges était une référence au Nord, ma région. Pas du tout, pour moi, c’est un support comme un autre. J’aime comprendre l’impact que mon travail provoque, c’est pourquoi j’attend beaucoup de ce vernissage et de l’exposition plus généralement. » Rendez-vous dès ce jeudi 8 février avec Zacharie Bodson au Berliner, 22 rue Royale à Lille. 

Léa SURMAIRE

Crédits photographies  : @Courtesy of Zachary Bodson

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