Les meilleurs films de l’année 2017 selon Jollies Magazine

Chez Jollies, le cinéma compte parmi nos loisirs favoris. Dans la rédaction, les plus cinéphiles s’offusquent dès qu’un autre n’a pas vu tel ou tel film sorti la semaine d’avant. Et comme on adore faire des listes, on a décidé de partager avec vous nos douze films préférés de l’année.

12. Un sac de billes de Christian Duguay

Tournage Un sac de Billes
Crédit : Thibault Grabherr, Quad, Forecast, Gaumont, TF1

Adaptation du roman autobiographique de Joseph Joffo paru en 1973, Un sac de billes retrace la lutte de Joseph et Maurice, les deux plus jeunes frères de cette famille juive, pour survivre durant l’Occupation. L’atout majeur de ce long-métrage réalisé par Christian Duguay (Jappeloup, Belle et Sébastien : l’aventure continue), c’est son casting. Les interprètes des deux jeunes héros, Dorian Le Clech et Batyste Fleurial, sont attachants et très convaincants pour leurs premiers pas au cinéma, tandis que Patrick Bruel et Elsa Zylberstein jouent leur rôle de parents avec justesse. Le réalisateur a d’ailleurs choisi de placer la figure paternelle au centre du film avec un personnage protecteur, courageux et prêt à tout pour sauver ses enfants.

Traitant l’une des périodes les plus sombres de l’Histoire, Un sac de billes joue la carte de la sensibilité en mettant en avant la complicité et l’amour au sein de cette famille. L’une des scènes les plus marquantes est celle de la gifle donnée par Roman, le père, au benjamin de la famille. « Mieux vaut prendre une claque qui fait mal que de perdre la vie parce qu’on a peur d’en prendre une. » À travers cette phrase, le père de famille met en garde ses fils à l’aube de leur départ pour la zone libre. Livrés à eux-mêmes, les jeunes garçons se rendent très vite compte que leur statut d’enfant ne les épargnera pas des atrocités commises envers la population juive. Le réalisateur réussit à maintenir le fragile équilibre entre drame et légèreté, en proposant une adaptation fidèle à l’œuvre de Joseph Joffo.

11. Seven Sisters de Tommy Wirkola

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©Splendid Film GmbH

En 2073, le monde est surpeuplé et il règne la politique de l’enfant unique. Tous les autres enfants sont cryogénisés en attendant que la Terre puisse accueillir tout le monde. Nicolette Cayman (Glenn Glose) veille au grain organisant la chasse aux parents qui s’opposent à sa politique.

Dans ce contexte, Terrence Settman (Willem Dafoe) s’occupe des sept jumelles que sa fille met au monde avant de mourir. Chacune est baptisée en un jour de la semaine (lundi, mardi, mercredi…) et doit se comporter comme s’il en existait qu’une. Le grand-père les éduque en les cloîtrant dans une pièce cachée de son appartement. Il leur apprend qu’elles ne pourront sortir à l’extérieur qu’une à la fois en fonction du jour de la semaine qui leur correspond. Elles partagent une seule et même identité, celle de Karen Settman. Devenues adultes, les choses se compliquent lorsqu’une des filles sort, et ne revient pas. Quel avenir pour ses sœurs ?  

L’atout de ce film de science-fiction vient sans aucun doute de l’actrice principale. Noomi Rapace incarne à la perfection les sept soeurs, qui ont chacune une personnalité différente : une sportive, une geek, une coquette, une timide… Le spectateur n’y voit que du feu, tant les effets spéciaux sont à la hauteur et sont complémentaires quant à la performance de la comédienne. Le scénario est poignant. Il dépeint une société où les sentiments ont du mal à résister face à la politique existante. Violent, sanglant et dénonçant la cruauté de certains humains, le film de Tommy Wirkola captive jusqu’au bout et jongle habilement entre les différents points de vues des sept sœurs jusqu’au dénouement final. Thriller et film de science fiction, Seven Sisters a plus d’une corde à son arc et ne manque pas de tenir le spectateur en haleine du début à la fin.

10. La belle et la bête de Bill Condon

Beauty and the Beast
©Walt Disney Pictures

Après Alice au pays des merveilles (2010), Cendrillon (2015) et Le Livre de la jungle (2016), Disney a livré en 2017 un nouveau remake live d’un de ses plus célèbres dessins animés : La Belle et la bête. Le film retrace l’histoire de Belle, une jeune femme férue de littérature et un brin rêveuse, qui vit avec son père. Une nuit, ce dernier s’égare dans la forêt et trouve refuge dans un château excentré. Il rencontre alors la Bête qui l’enferme au cachot. Belle décide de se sacrifier pour le délivrer et devient la prisonnière de la Bête. Elle ignore la malédiction qui pèse sur le château et surtout qui se cache vraiment derrière le masque du monstre…

Une jolie surprise cinématographique de l’année ! Et pour cause : une histoire fidèle à l’original de 1991, une version soignée de Bill Condon et un casting de choix porté par une Emma Watson divine en Belle, un Dan Stevens au charme monstrueux et un Luke Evans parfait dans le rôle de Gaston. Les moments de liberté et innovations dans la réalisation – comme quelques changements dans les chansons phares du dessin animé -, lui donnent un atout supplémentaire qui la fait entrer, sans aucun doute, dans le top des films de l’année 2017.

Critique complète à retrouver ici

9. Le sens de la fête de Eric Toledano et Olivier Nakache

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Copyright Thibault GRABHERR / QUAD – TEN FILMS – GAUMONT – TF1 FILMS PRODUCTION 

La comédie française de l’année, Le sens de la fête, reprend un sujet qui réjouit le septième art : le mariage. Un thème parfait pour présenter une multitude de personnages issus de mondes très divers et créer des scènes cocasses. Pour vous présenter quelques-uns de ces êtres imparfaits et attachants : Jean-Pierre Bacri est le chef d’orchestre de ce mariage, tolérant, il va être mis à bout, Gille Lellouche est un DJ beauf merveilleux, Jean-Paul Rouve est le photographe raté… Des rôles qui leur vont si bien ! Benjamin Lavernhe – que vous verrez aussi dans Les fourberies de Scapin à la Comédie française – joue un marié détestable et imbu de lui-même.
Le duo Toledano/Nakache signe un film humain, parfois émouvant mais surtout burlesque. Un très bon moment de détente mais aussi de quoi en prendre pleins les yeux avec une réalisation soignée. Sans aucun doute une de leurs meilleures créations avec Intouchables.

Critique complète à retrouver ici

8. Coco de Lee Unkrich

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©Pixar Animation Studios

S’il n’y a qu’un seul dessin animé à voir cette année, c’est sans aucun doute Coco. Le dernier né des films Disney Pixar est visuellement beau, émouvant et incroyablement touchant. Il raconte l’histoire de Miguel Rivera, un jeune garçon mexicain amoureux de la musique, dans une famille où en jouer est complètement interdit. Le jour du Día de los muertos (Jour des morts), Miguel se retrouve emporté au Royaume des Ancêtres et y retrouve des membres de sa famille. Une belle histoire qui met l’accent sur les valeurs familiales et qui traite l’au-delà d’une façon nouvelle. Un film d’animation empli de fraîcheur, à voir (ou revoir) d’urgence !

Critique complète à retrouver ici

7. Split de M. Night Shyamalan

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©Universal Pictures

Split est le dernier bijou produit par le réalisateur M. Night Shyamalan. Ce dernier s’est inspiré d’un criminel américain, Billy Miligan, connu dans les années 1970 pour avoir eu 24 personnalités en lui. Le thriller nous plonge rapidement dans une ambiance haletante où, Kevin (interprété par James McAvoy), montre ses différentes facettes dans un entretien avec sa psychiatre, le docteur Fletcher. Une scène qui ouvre l’intrigue en révélant avec brio le talent sans égal de l’acteur pour jouer plusieurs personnages. Le spectateur découvre alors que Kévin habite en lui un petit garçon, une femme maniaque ou encore Barry, un leader extraverti. Sa folie le conduit à kidnapper trois adolescentes qui devront user de manipulation et de malice pour tenter de s’échapper. Dans ce dédale psychologique, Split met en lumière l’incroyable complexité de la schizophrénie ainsi que les fragilités qui en découlent. Un thriller à couper le souffle où tous les codes sont réunis pour désorienter et surprendre le spectateur jusqu’au dénouement, plus qu’époustouflant…

Critique complète ici

6. Les Gardiens de la galaxie 2 de James Gunn

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©The Walt Disney Company France

Les Gardiens de la Galaxie vol.2, réalisé par James Gunn est l’exemple de ce que Marvel peut faire de mieux : les blagues ne sont pas lourdes mais bien placées, les effets spéciaux sont remarquables et les décors à couper le souffle. Ce second opus s’attache à l’histoire familiale de deux des personnages principaux de la bande : StarLord et Gamora (Zoe Saldana). Quel plaisir de retrouver Chris Pratt et son excellent jeu d’acteur !

Le plus de ce film ? La bande originale, celle qui accompagne StarLord grâce à la petite cassette « Awesome Mix Vol.2 », nous accompagne aussi lors des scènes de bataille et c’est vraiment plaisant. On retrouve aussi Bébé Groot et son mythique « Je s’appelle Groot », qui sait détendre l’atmosphère quand c’est mal barré pour les Gardiens ! On a hâte de les retrouver, on l’espère, dans Avengers 3, dont la sortie est prévue en avril 2018.

5. Lion de Garth Davis

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Loin d’être favori pour remporter l’Oscar du meilleur film, Lion a tout de même marqué notre année. L’histoire (vraie) de Saroo nous a pris aux tripes. A cinq ans, ce petit garçon indien – sans conteste l’enfant le plus mignon vu au cinéma cette année – s’aventure dans un train arrêté dans une gare alors qu’il est supposé attendre son grand frère. Il se réveille à Calcutta, à des milliers de kilomètres de sa famille. Haut comme trois pommes, il apprend à vivre dans cette ville immense. Après un certain temps passé dans les rues de Calcutta, il est adopté par un couple australien. Saroo décide à vingt-cinq ans de retrouver ses racines indiennes et sa famille. Alors qu’il ne se souvient ni du nom de son village, ni de sa langue natale.

Ce premier long-métrage réalisé par Garth Davis impressionne car il émeut sans virer dans le pathos dégoulinant. Le spectateur se retrouve déchiré comme cet enfant qui a perdu sa mère et ses repères. Dev Patel – Saroo à l’âge adulte – incarne parfaitement l’évolution du petit garçon débrouillard à l’homme sans racine.

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4. Au revoir là-haut d’Albert Dupontel

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Copyright : Jérôme Prébois / ADCB Films

Au revoir là-haut est une des sorties remarquables de cette année 2017. Réalisé par Albert Dupontel, il est adapté d’un roman éponyme écrit par Pierre Lemaitre et récompensé par le prestigieux prix Goncourt en 2013. L’histoire commence à la fin de la Première Guerre mondiale. L’arrêt des combats est annoncé, les soldats attendent patiemment dans les tranchées. Pourtant, le lieutenant Pradelle, égoïste et assoiffé de bataille décide de lancer un ultime assaut contre les forces ennemies. C’est ainsi que l’on voit apparaître les deux personnages que l’on suivra jusqu’à la fin : Albert Maillard et Edouard Péricourt. Edouard est défiguré par l’explosion d’un obus, alors qu’il portait secours à Albert, enseveli. Edouard décide donc de passer pour mort, honteux de son nouveau visage. Le jeune homme s’attelle à la fabrication de masques ainsi qu’à l’élaboration d’une fraude aux monuments aux morts afin d’assurer une fuite vers l’Afrique.

L’histoire est prenante : tantôt secoués par la vie misérable de ces anciens soldats, serrant les dents en voyant le lieutenant Pradelle, tantôt riant de quelques mésaventures maladroites. On ne voit pas le temps passer. Que ce soit le jeu des acteurs, la qualité des costumes et notamment des masques créés par Edouard, ou alors l’efficacité de la réalisation, toutes les conditions sont réunies pour faire de ce film un film excellent. A voir absolument.    

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3. 120 battements par minute de Robin Campillo

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©Céline Nieszawer

Grand prix au Festival de Cannes, 120 battements par minute a bouleversé la Croisette en mai dernier. Robin Campillo, le réalisateur, a redonné vie à une époque où le SIDA était encore une sujet très tabou. Seules les personnes déjà trop concernées par la maladie en parlaient librement. 120 battements par minute est une immersion au coeur d’Act Up Paris, une association de sensibilisation à la prévention contre le SIDA. Entre les réunions tendues dans les amphis et les actions chocs dans les labos et dans les rues de la capitale, Act Up Paris a marqué le début des années 1990 pour imposer le sujet du SIDA dans le débat public. Sur cette toile de fond révoltante, l’histoire de Nathan, nouveau venu dans l’association, et de Sean, un jeune homme déjanté et effronté, se dessine. L’acteur Nahuel Perez Biscayart, qui interprète Sean, est une véritable révélation au grand public : un talent incontestable et une sensibilité débordante qui frappent le spectateur de plein fouet.

120 battements par minute est un film essentiel. Il rappelle aux plus jeunes que certains ont mené une lutte fervente pour leur permettre aujourd’hui de prendre plaisir sans crainte d’une sentence injuste. Par ailleurs, ce film replace le sujet du SIDA sur la table des inachevés. Si la prévention est aujourd’hui mieux assurée, cela n’empêche pas totalement la maladie de se propager. Un moyen de rappeler à l’Etat et aux consciences publiques que la lutte n’est pas terminée.

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2. La La Land de Damien Chazelle

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©SND

Cette année, il a été difficile de passer à côté du film réalisé par Damien Chazelle qui réunit pour la troisième fois à l’écran les talentueux Ryan Gosling et Emma Stone. La La Land, c’est une comédie musicale douce et envoutante, qui ne manque pas de nous dépayser. L’histoire se déroule dans le quartier de Hollywood à Los Angeles et met en scène deux jeunes gens amoureux, qui rêvent chacun de réussite. Si le casting plaît autant, c’est sans doute parce que le duo d’amoureux fonctionne plus que bien : Crazy, Stupid Love et Gangster Squad ont été les prémices d’une complicité exaltante entre les deux acteurs.

Le film de Damien Chazelle est un hymne à l’amour, à la musique, à l’art et à la vie. En janvier lors de la 74ème cérémonie des Golden Globes La La Land reçoit sept récompenses – un record historique – et il est nommé pas moins de quatorze fois pour les Oscars 2017, se plaçant au même niveau que Titanic. Si l’histoire d’amour entre les deux personnages est quelque peu banale, La La Land plaît tant par ces compositions musicales que par ses tableaux dansant sous des ciels étoilés aux tons violets. Les protagonistes dansent et chantent dans les rues d’Hollywood et c’est là que le titre de La La Land prend tout son sens : un lieu magique, utopique où les rêves prennent vie dans un imaginaire sans limite. 

Critique complète à retrouver ici

1. Dunkerque de Christopher Nolan

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©Warner Bros France 

Christopher Nolan nous avait ébahis en 2013 avec Interstellar. Il est revenu cet été avec Dunkerque. Cette fois-ci, le réalisateur s’est attaqué à un événement historique, sur le sol français : l’évacuation fastidieuse des troupes alliées en mai 1940, sur les plages de Dunkerque.

On est immergés dans l’incertitude, celle que connaissent les soldats qui attendent interminablement sur le sable. Ils ont froid, il pleut, certains essaient de repartir en bateau, d’autres font la queue, d’autres encore renoncent. Retourner à la maison semble être un rêve interdit. On est plutôt dans un cauchemar, cauchemar que Nolan retrace à la perfection. Il divise son film en trois temps : dans les airs, sur la plage, en mer. On suit trois groupes de personnages et on espère juste, comme si l’on était avec eux, que l’on va pouvoir retrouver la terre promise : l’Angleterre. Et quand on pense y arriver, retour à la case départ. On s’accroche tellement à l’envie de partir ressentie par les personnages que le film passe vite, très vite. Grand plus : les images sublimes de Dunkerque qui donnent vraiment l’impression d’être à la place des personnages.

Article rédigé par Camille BRONCHART, Marlène HONORAT, Enzo KREUTSER, Roxane LAGADEC, Margaux LIDON, Inès LOMBARTEIX, Adeline MULLET, Morgane PIQUE et Pauline THURIER.

Classement général réalisé à partir des classements individuels de Claire ABOUDARHAM, Mathilde BERG, Camille BRONCHART, Marylou CZAPLICKI, Claire DELAGE, Louise HALPER, Marlène HONORAT, Enzo KREUTSER, Roxane LAGADEC, Margaux LIDON, Inès LOMBARTEIX, Adeline MULLET, Morgane PIQUE, Pauline THURIER et Anthony XERRI.

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