Kill A Son : « L’année du 2ème EP était une année bulldozer« 

A tout juste 23 ans, le jeune français issu de Poitiers détient un flow impressionnant qui lui permet de faire des clips à la hauteur des plus grands rappeurs US. Sa particularité ? Allier la danse, son deuxième amour, à ses compositions musicales lors de ses concerts. Après The Rize sortit en 2016 et STW1 sortit en avril 2017, le jeune rappeur français revient en janvier 2018 avec un nouvel EP STW2. Mais qui est KillASon ? 

Une vie à 1000 à l’heure

Du haut de ses 23 ans, KillASon, de son vrai prénom Marcus, est un artiste complet. Il compose, chante et danse à la perfection et va bientôt sortir son troisième EP. En plus de sa carrière de chanteur, KillASon est étudiant et il vient de créer son propre label. « Je fais des études de marketing à Paris Dauphine et je suis en année de césure actuellement . Je suis donc considéré comme étudiant entrepreneur. On a monté un label avec ma famille pour produire d’autres artistes. J’ai un an pour me donner à fond et après le Master 2 je continue dans la chanson ». 

Pas de répit donc, pour ce jeune homme, qui durant l’année dernière, enchaînait les allers retours entre sa ville natale et la capitale afin de finaliser ses projets musicaux. « L’année dernière été un peu dispatchée, comme je finalise tout sur Poitiers, là où ma famille habite. Le premier EP a prit plus de temps que les autres et le deuxième a été un peu technique car c’était en même temps que mes cours. Je l’ai fini fin novembre 2016 et je n’avais pas tout mon temps de libre. Là par exemple, je suis allé deux semaines à Poitiers et on a tout finalisé, tandis que l’an dernier c’était complexe: j’étais en cours, j’étais fatigué et j’avais des partiels. Parfois je rentrais sur Poitiers une après-midi après les cours, j’enregistrais un son et je repartais le lendemain matin. C’était une année bulldozer ». 

Si sa famille ne faisait pas partie de son projet musical, le jeune rappeur confie que cela aurait été difficile de passer du temps avec ses proches.  » On n’a que 24h dans une journée et je ne peux pas faire tout ce que je veux. Là où j’ai de la chance, c’est que je travaille avec ma mère et mon beau père et heureusement que j’ai ça parce qu’autrement, je ne verrais plus grand monde hormis les gens du travail. »

La danse comme allié


En plus d’être un chanteur, KillASon a un goût très prononcé pour la danse qu’il pratique depuis douze ans. Membre de deux groupes (Wanted et Undercover), il insiste sur le fait que sa passion pour les chorégraphies doit être au même niveau que son intérêt pour la musique. « J’utilise de plus en plus la danse dans mes concerts ou dans mes clips. Sur scène, la gestuelle est très importante et je danse facilement pendant mes concerts ». 

Avec ses groupes, KillASon a eu l’occasion de faire de grands événements qui lui ont permis de se donner encore plus à fond:  « Avec Undercover, on a été double champions de France de chorégraphies hip-hop dans la catégorie Adolescent. On a été à Las Vegas en 2008 pour représenter la France et on est arrivé 5ème. On a fait aussi Incroyable Talent en 2009 où on avait fait un show sur Mario ». Le jeune artiste explique qu’il doit même son surnom KillASon, à son danseur « mentor » :  « Dans mon groupe Wanted, tous les danseurs ont un surnom qui finit par « son », comme le fils, le fils de la musique. Mon mentor c’est Dead Son et c’est aussi une marque de respect ».

Mais même si la danse occupe une place prépondérante dans la vie du jeune homme, il reste lucide sur certains points. « Je fais de la danse en plus à côté, mais je ne veux pas mettre toute mon énergie dedans. C’est important d’avoir une certaine balance, de ne pas être à 100% dans le truc car tu n’arrive pas a prendre du recul ». C’est ce qui a poussé l’artiste à faire des études de marketing à côté de ses passions.  » Ce que je trouve le plus adapté au secteur artistique ,c’est le marketing, car je peux travailler dans la musique et faire du marketing à la fois. Dans les labels, les chefs de projets s’occupent de coordonner tout un projet autour d’un artiste et ce sont des gens issus d’écoles de commerces. Le marketing est très important dans le domaine artistique ». 

La musique comme  » transformatrice « 

Pour KillASon, le rap était une évidence. Ayant grandit dans l’univers de la danse hip hop, c’est pour lui très simple d’écrire et de s’épanouir dans ce registre. Cependant, il souhaite élargir ses créations le plus possible. « Je suis attaché à fournir une musique plus large, pas seulement du rap. A terme, j’aimerais qu’on me qualifie de chanteur plutôt que de rappeur. C’est moins moins clivant ». 

Mais ce qui est important pour Marcus, c’est le message que transmettent ses morceaux.  » Je me suis souvent demandé quoi transmettre à mon public, et j’ai souvent tendance à dire que la musique est un transformateur. Qu’importe l’énergie que tu fais passer, que ce soit de l’émotion obscure ou trash, la musique la transforme en bonne énergie. C’est pour ça que je respecte tout style de musique. Les gens qui critiquent les musiques où les paroles sont trash ou dures bah en fait ils voient pas les choses de la bonne manière, la musique est transformatrice. Cela peut être obscure mais tu ressens quelque chose et c’est de la bonne énergie quoi qu’il advienne. Mon objectif c’est diffuser de la bonne énergie ».

Des tournées, des concerts, des festivals et de l’international !

Après avoir fait la première partie de Jain sur 6 dates dont l’Olympia l’an passé, être allé à la Réunion faire des concerts et avoir participé aux Solidays et aux Vieilles Charrues, le jeune homme ne compte pas s’arrêter là. Ce sont des projets plein la tête que KillASon s’est confié à nous. Même s’il sort son troisième EP en janvier, 2018 ne sera pas une année française pour le jeune artiste. « Le prochain concert pour Paris ne sera pas tout de suite, car la priorité de 2018 est l’international. Je pars à Montréal  prochainement, après je pars à Berlin et à Sao Paulo au Brésil pour des festivals prescripteurs. Ce sont des festivals locaux où je vais me produire, et où le but du projet est d’être identifié. Si certains trouvent qu’il y a du potentiel et que mon offre répond à une demande, des choses peuvent se concrétiser ». 

Et l’international, on peut dire que ça lui réussit. Récemment, le jeune rappeur de 23 ans est parti à la conquête du public allemand, qui a été charmé par son talent. « Je suis allé en Octobre en Allemagne, et  j’ai maintenant un agent là-bas pour mettre en place des choses, et en particulier une  tournée pour conquérir tout le territoire Allemand ». De beaux projets en perspective, qui commencent dès à présent avec la sortie de son nouveau clip, Blow. 

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Margaux LIDON

 

Crédits image à la une : Grégory Brandel

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