Novembre 2017: les conseils ciné de la rédaction

Le vent frais a fait son retour, alors hop hop hop ! Tous au cinéma ! Le mois de novembre qui s’amorce réserve une jolie sélection. Promis, il y en a pour tous les goûts. Jollies Magazine a décortiqué les sorties cinéma de ce mois : il n’y a plus qu’à s’installer dans une salle obscure.

 Les gangsters modernes

Carbone : Difficile d’être passé à coté des affiches qui sont partout. Ce film réunit Benoît Magimel excellent aux côtés de Gérard Depardieu en beau-père richissime. Les dialogues sont ciselés, comme le scénario qui met en scène un casse monumental orchestré par une bande de gangsters et Benoît Magimel qui va tenter le tout pour le tout pour sauver son entreprise. Ne risque-t-il pas de se brûler les ailes ? Le cinéma français nous offre un thriller nuancé de sensibilité pour le plus grand plaisir du public. En salle dès le 1er novembre.

Bande annonce Carbone

Le fidèle : Oscillant entre film de gangsters et drame, Le fidèle débute avec le coup de foudre entre Gino et Bénédicte. Seulement voilà : le couple est cimenté avec le mensonge de Gino (Matthias Schoenhaerts), ce qui les mènera sur le chemin de l’éloignement. C’est un film qui tire son élégance du beau duo que forment Matthias Schoenhearts et Adèle Exarchopoulos mais qui semble s’intensifier par de multiples rebondissements, pour résulter d’un ensemble échevelé. En salle le 1er novembre.

Tout nous sépare : L’affiche intrigue : le rappeur mignonnet Nekfeu aux textes discutables aux côtés de l’immense Catherine Deneuve. Sur l’affiche comme dans le film, ce sont bien deux opposés qui s’entrechoquent. Pour la trame, chantage et disparition ; à l’écran, perplexité au début puis agréable étonnement. Nekfeu débute, Catherine Deneuve assoit encore un peu plus son style. Tout nous sépare est un film très attendu, à retrouver en salle le 8 novembre.

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Catherine Deneuve et Nekfeu dans Tout nous sépare 

Les souriants

Jalouse : Jalouse, voilà ce qu’est Nathalie Pêcheux (Karine Viard), professeure de Lettres divorcée. Basculement inattendu d’une femme de mère attentionnée à jalouse maladive, sa première cible est sa jolie fille de 17 ans qui excelle en danse classique avant de se répandre tout autour d’elle. Le charmant duo Foenkinos (David et Stéphane Foenkinos) réalise le numéro d’équilibristes qui consiste à rester sur la corde de l’humour, tout en soufflant fraîcheur et suspens. En salle 8 novembre.

La mélodie : On retrouve Kad Merad en professeur de violon las et blasé, Simon, obligé de faire cours à une troupe d’enfants de 6ème qui n’a pas un réel intérêt pour cet instrument à l’apprentissage ingrat. Arnold, un talentueux petit garçon va venir éclairer le quotidien répétitif de Simon. Cette comédie dramatique douce, qui parlera aux mélomanes ou aux traumatisés des cours de musique du collège, possède un vrai défaut : celui d’être trop gentille et donc, a fortiori, trop facile et prévisible. En salle le 8 novembre.

Le brio : La fac de droit, ses élèves insolents et ses professeurs misogynes. Camélia Jordana, qui incarne Neïla Salah et que l’on n’avait plus vue depuis un certain temps, fait un très bon retour face à un Daniel Auteuil en professeur d’éloquence. Pour se racheter de ses allusions raciste et misogynes, il a pour mission de lui faire réussir le concours d’éloquence. Ce film fait retentir beaucoup de sujets actuels, sur la femme ou les conditions étudiantes dans les facultés par exemple et a le mérite d’introduire quelques citations littéraires ou culturelles. Une comédie agréable, à retrouver en salle le 22 novembre.

Coco : Un dessin animé doux et adorable comme les studios Disney Pixar savent si bien le faire. Miguel a Ernesto de la Cruz en idole et ne rêve que d’une chose : devenir musicien. Face aux refus multiples de son entourage, il s’aventure dans le terriotire des morts qui n’ a rien de glauque, bien au contraire. Il y rencontre le facétieux Hector et part sur les traces de la famille de Miguel. Ce dessin animé aux accents de voyage initiatique et de quête personnelle est frais, acidulé et explose de couleurs. Le seul bémol : il faut patienter jusqu’au 29 novembre pour le retrouver sur nos écrans français.

Les voyages documentaires

Carré 35 : Carré 35  est une immersion au cœur d’une famille issue de Casablanca. Le père et la mère d’Eric, le narrateur du documentaire, s’unissent dans le bonheur le plus parfait. Un terrible malheur les frappe alors : la sœur aînée d’Eric meurt à trois ans. Une sœur dont on ne parle jamais, que l’on a jamais vue. Carré 35, c’est tout ce que l’on possède d’elle : le lieu où repose le petit corps. Pas de film pas de photos . « Non moi je n’ai pas photo. Qu’est ce que vous voudriez que je fasse d’une photo ? A quoi ça sert ? A pleurer. » C’est une descente dans les secrets, dans l’omerta qui entoure une douleur cachée mais encore vive d’une famille. Une envie : embarquer avec Eric Caracava dans cette quête familiale entre Maroc et France. Sortie le 1er novembre.

Bande annonce Carré 35

12 jours : Atypique est un adjectif qui colle parfaitement à ce documentaire réalisé dans un hôpital psychiatrique. Très loin d’un remake sordide de Saw, 12 jours aborde le dialogue sur la vie et la liberté entre juges et patients hospitalisés sans leur consentement. Ce documentaire de Raymond Depardon est une mine d’information et livre une réflexion sur l’humain, mêlant judiciaire et vérité brute des patients malades mentaux. Une vraie signature dans les meilleures salles le 29 novembre.

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L’affiche du documentaire  12 jours 

Les thrillers psychologiques

La mise à mort du cerf sacré : Thriller psychologique lauréat du prix du scénario au précédent festival de Cannes, La mise à mort du cerf sacré raconte la vie de Steven chirurgien, qui a pris sous son aile Martin, un jeune garçon qui vient de perdre son père. Au fur et à mesure, le garçon devient sobre et sous les menaces implicites de jeune garçon, Steven va renier ses principes. C’est un film esthétique, angoissant et captivant, mis en valeur par un casting alléchant : Nicole Kidman, Colin Farell et le brillant Barry Keoghan qui interprète Martin. En salle le 1er novembre.

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Rachel Griffiths et Barry Keoghan dans Margaret

Margaret : Margaret a 40 et vit dans la solitude liée à l’étrange disparition de son fils. Un soir dans une ruelle sombre, elle recueille Joe, petite frappe tabassée . Insolent, distant, le bouleversement que provoque Joe en Margaret ne la laisse pas intacte. Des histoires comme celles-ci, on en a déjà vu. Mais ce film vaut le détour, ne serait-ce que pour la justesse des deux acteurs principaux Rachel Griffiths (Margaret) et Barry Keoghan (Joe). Le 8 novembre au cinéma.

Les quêtes personnelles

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Marvin enfant harcelé dans Marvin ou la belle éducation

Marvin ou la belle éducation : Marvin Bijou est différent. Il est harcelé, moqué sur tout un tas de futilités en rapport avec son nom, sa manière d’être, sa rousseur… Aucun réconfort du côté des ses parents : sa mère est dépitée et adopte l’indifférence tandis que son père, caricature du bourru vosgien, le tyrannise. Il fuit et tente sa chance ailleurs, là où sa différence n’est pas source de rejet collectif et insultes. Un film touchant et parlant, qui met en scène non seulement la cruauté enfantine mais aussi la transparence de parents au rôle pourtant fondateur. Marvin ou la belle éducation sort en salle le 22 novembre.

M : Bègue ou illettré ? Les deux ! Mo ne sait ni lire ni écrire, Lila est bègue. L’une écrit, l’autre parle. De leurs forces mutuelles, Lila va parler et Mo va apprendre les lettres et leurs codes. Les présupposés de l’entourage de la jeune fille à propos du caïd auront-ils raison de leur amour ? Une ode à la vie, au courage, à l’amour. Sara Forestier qui réalise ce film nous livre le tableau d’une rencontre à son firmament. Dès le 15 novembre

Maryline : Maryline découvre Paris pour y tenter sa chance en tant que comédienne. Loin de son petit village natal, elle va connaître les affres du métier sur le fond vrombissant de la capitale. Au delà des blessures, la jeune femme apprend à percevoir la bienveillance et à panser en toute modestie ses cicatrices. Autant de sensibilité que de violence Adeline d’Hermy de la Comédie Française réussit son rôle sans tomber dans pathos que personne n’avait envie de voir, puisque se blesser fait partie de la formation de la vie. Disponible en salle dès le 15 novembre.

Jollies vous souhaite un bon mois de novembre et de belles découvertes !

Claire Delage
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