La fête est finie, un retour convaincant pour Orelsan

Orelsan a sorti hier son nouvel album La fête est finie. Avec quatorze titres, quelques (très bons) featuring et sa plume aiguisée, le rappeur signe avec brio son retour en solo.

Six ans ! Depuis le dernier album solo d’Orelsan, Le chant des sirènes, six ans sont passés. Une éternité pour les fans du rappeur cynique et attendrissant. Heureusement, le film Comment c’est loin suivi de l’album éponyme des Casseurs Flowters nous avaient sorti la tête de l’eau. Mais depuis l’annonce de la sortie de La fête est finie, une question s’est posée : sera-t-il à la hauteur ?

La fête est finie rassure tout le monde. Deux impressions se mêlent : celle de retrouver une connaissance avec l’idée que la personne a bien changé depuis la dernière fois. La nostalgie du temps d’avant s’immisce dans l’excitation de la découverte.

La force de ce troisième opus réside dans la diversité de ses titres. Ce n’est pas un de ces albums qui donne l’illusion d’une seule et longue chanson. Les rythmes, les genres et les thématiques varient, pour former un ensemble cohérent, proche d’une réalité : rien n’est tout à fait homogène naturellement.

Inutile de le cacher, comme les deux précédents, cet album peut s’écouter en boucle. A chaque nouvelle écoute, une nouvelle phrase résonne, un son se détache.

Les featuring avaient mis l’eau à la bouche lors de la révélation de la tracklist le 9 octobre. Ces artistes invités apportent une touche personnelle à l’album, une touche qui leur ressemble. Le flow inimitable de Nekfeu rencontre la chaleur de Stromae et la douceur d’Ibeyi. Ces titres apportent chacun une couleur différente au tableau général. Un tableau qui a du chien.

Le loser de Caen a pris du recul sur sa jeunesse, il est temps pour lui d’enseigner aux suivants. Notes pour trop tard et Paradis, deux titres touchants et intimes, sonnent comme une leçon, des excuses. Comme un grand frère qui devient adulte. Trop sérieux Orelsan ? Aucune crainte. On retrouve ses jeux avec les mots dans Bonne meuf, son ironie glaçante dans Tout va bien et son humour acerbe dans Défaite de famille. Un savant mélange de titres qui forme une personnalité… ou un personnage. Qui sait…

Avec La fête est finie, Orelsan présente un album un brin mélancolique, mature et affirmé tout en gardant la malice qui le caractérise. A la hauteur ? Sans aucun doute.

Pauline THURIER

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