Septembre 2017 : les conseils ciné de la rédaction

Ca y est ! C’est la rentrée ! Plus besoin de prétendre aimer ne rien faire pendant qu’on crame au soleil et qu’on sirote un cocktail. Le retour à la vie active pointe le bout de son nez avez toutes les bonnes résolutions qui l’accompagnent. Parmi celles-ci, n’oubliez pas d’ajouter : aller plus au cinéma ! Divertissant et toujours source de nouveaux savoirs, le cinéma capte notre époque et nous ouvre sur le monde. Aller au cinéma, c’est toujours une bonne décision, même quand le film qu’on choisit n’est pas forcément des plus intellectuels. Le mois de septembre est toujours intéressant pour les sorties cinéma car c’est souvent à cette période que les films du Festival de Cannes sortent, des films dont on a énormément entendu parler au mois de mai, sans jamais avoir eu le droit de les voir.

Les films du festival

Barbara : Ce film de Mathieu Amalric a ouvert la catégorie « Un Certain Regard » de la sélection officielle du Festival de Cannes et a reçu le « prix de la poésie du cinéma » créé pour l’occasion. Vingt ans après la mort de la dame en noir, ce n’est pas vraiment un biopic qui lui est consacré mais plutôt un film hommage. Barbara ne raconte pas la vie de Barbara mais l’histoire d’une actrice (Jeanne Balibar) qui s’apprête à interpréter le rôle de Barbara dans un film. Oui, c’est tiré par les cheveux. Pour les fans de cette grande dame et de ses chansons et pour les fans du fou Amalric, c’est Barbara qu’il faudra aller voir ce mois-ci. Sortie le 6 septembre. 

Good Time : Deux frères braquent une banque, l’un parvient à s’enfuir tandis que l’autre se fait arrêter et part en prison. Robert Pattinson fait vivre l’espoir d’un frère qui ne vit que pour l’autre, pour le sauver et le porter vers le haut. Good Time transcrit un réel sentiment de fraternité et pour cause, il a été réalisé par deux frères, les Americains Ben et Joshua Safdie. Ils n’ont peut-être rien remporté officiellement mais le film peut se féliciter d’avoir gagné le prix desservi par Cannes Soundtrack, un comité non-officiel du festival de Cannes qui récompense les meilleures BO de la compétition officielle. Au cinéma à partir du 13 septembre. 

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©Ad Vitam

Un beau soleil intérieur : Claire Denis revient avec un nouveau film où elle sublime Juliette Binoche en une femme à la recherche d’un bel amour, un vrai. Les relations ne sont jamais facile, peu importe son âge ou sa situation de vie. La grâce de Juliette Binoche, ses émotions sur son visage et sa voix sont des bijoux très bien mis en valeur dans Un beau soleil intérieur. Pour un moment simple et très agréable, rendez-vous le 27 septembre. 

Le Redoutable : Dans le genre biopic pas vraiment biopic, le Festival a été servi. Celui-ci est reparti bredouille, alors que certains voyaient déjà Louis Garrel avec le prix d’interprétation masculine. L’acteur incarne Jean-Luc Godard, un des monuments du cinéma français. Michel Hazanavicius, qui n’en finit pas de nous étonner film après film, a choisi de s’intéresser à la période de mai 68 et à l’histoire d’amour entre Godard et Anne Wiazemsky. Le scénario s’est d’ailleurs inspiré d’un livre publié par cette dernière en 2015. L’humour piquant du réalisateur (Godard) semble avoir été très bien transcrit par le réalisateur (Hazanivius) du Redoutable. En salles le 13 septembre.

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©Le Redoutable

Faute d’amour : Un couple est sur le point de divorcer et la tension qui règne dans l’appartement semble affecter leur fils de 12 ans sans qu’ils s’en rendent compte. Lorsque le petit Aliocha décide de fuguer, ses parents se lancent à sa recherche, sans comprendre. Faute d’amour a reçu le prix du jury au Festival de Cannes. Il sort en salles le 20 septembre. 

Les biopics

Gauguin – Voyage de Tahiti : Tous les grands peintres ont leur film, le dernier en date était Cézanne avec Cézanne et moi. C’est au tour de Paul Gauguin de devenir l’objet d’un scénario comme si ces films aidaient les spectateurs à comprendre la personnalité de l’artiste pour comprendre son art. Si besoin est. C’est Vincent Cassel qui incarne le peintre postimpressionniste. La mode des biopics est de plus en plus de se concentrer sur une période de vie du protagoniste et non plus sa vie entière. Ici, Edouard Deluc, le réalisateur, a choisi de se pencher sur la période où l’art de Gauguin a été le plus florissant, son exil à Tahiti. Au cinéma le 20 septembre.

Le jeune Karl Marx : Quelques mois seulement après la sortie du documentaire I am not your negro, Raoul Peck revient déjà sur le grand écran avec Le jeune Karl Marx, un biopic à propos de guess who. Un film en costume, XIXème siècle oblige, où l’on voit le jeune Karl Marx développer ses idées politiques et idéologiques et les confronter à celles des Allemands, des Français et des Anglais. L’image lisse d’un Karl Marx beau et « cool » coûtera certainement à Raoul Peck des accusations de prosélytisme mais peu lui importe. Pour en savoir plus sur la genèse de Marx, rendez-vous le 27 septembre.

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©Kris Dewitte

Le château de verreJeannette Walls, journaliste américaine, a décrit son enfance atypique dans le livre Le château de verre qui est resté sur les listes des best-sellers du New York Times pendant 261 semaines. Ses parents ont mené une vie de nomade pendant des années, emmenant leurs enfants dans des aventures dans la nature parce qu’ils ne trouvaient pas de travail. Malgré cette éducation hors des normes, Jeannette Walls a réussi à construire une carrière de journaliste et d’écrivain exemplaire. Pour en savoir plus sur sa vie, rendez-vous le 27 septembre.

Les comédies

Otez-moi d’un doute : Cette comédie dramatique avec François Damiens et Cécile de France nous emmène en Bretagne où Erwan apprend que son père n’est pas son père biologique. Il décide alors de chercher son géniteur. Sa relation naissante avec Anna va se compliquer alors qu’Erwan rencontre Joseph, son père biologique. François Damiens a un don pour nous émouvoir dans ces rôles plus dramatiques, alors rien que pour ça, on a hâte. Dans les salles le 6 septembre. 

Les Grands espritsMonsieur Foucault (Denis Podalydès) est un professeur de lettres au lycée le plus réputé de France à Paris. Au cours d’une soirée mondaine, il se désole de la situation dans les collèges de banlieues où seuls des professeurs inexpérimentés vont donner des cours. Son voeu est entendu (peut-être maladroitement) et le voilà muté dans un collège de banlieue. De manière prévisible, son arrivée ne se déroule pas aussi facilement qu’au lycée Henri IV. Un scénario assez simple pour une comédie française avec l’idée récurrente de la confrontation entre les classes sociales mais si cela est bien ficelé, alors cela peut être efficace. En salles le 13 septembre.

Les drames

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©Fox Searchlight Pictures

MarySi le début de la bande-annonce vous rappelle affreusement l’histoire de Matilda de Roald Dahl, ne vous arrêtez pas en si bon chemin. Finis les parents méprisants qui ne reconnaissent pas les talents de leur petite fille, cette fois, l’oncle de l’héroïne Mary, est bien au courant de son niveau d’intelligence mais il souhaite la préserver d’elle-même et des ennuis que ce genre de dons peut lui attirer. Mary est tiraillée entre vivre sa vie de petite fille haute comme trois pommes et utiliser à bon escient son cerveau d’adulte surdoué. Au cinéma le 13 septembre.

 

 

Espèces menacées : Les histoires de couples qui s’entremêlent sont souvent associées aux comédies. Espèces menacées croise les aventures quotidiennes de trois relations, celle d’un couple qui vient de se marier, d’une fille enceinte d’un homme beaucoup plus vieux que son père et d’une femme de ménage qui tombe sous le charme du fils de sa patronne. Rien de simple et léger, plutôt dans l’urgence et la violence. Au cinéma le 27 septembre. 

Une suite qui dérange : le temps de l’action : Alors que les Américains commencent à peine à compter les dégâts causés par la tempête Harvey et que les Caraïbes se préparent à subir le courroux de l’ouragan Irma, il devient de plus en plus difficile de ne pas croire au réchauffement climatique. Onze ans après Une vérité qui dérange, l’ex vice-président des Etats-Unis et ancien candidat à la présidentielle Al Gore revient avec un film documentaire marquant pour éveiller les consciences : Une suite qui dérange. C’est un appel à continuer la lutte contre la pollution et contre les pouvoirs (notamment le gouvernement américain) qui refusent de faire des efforts alors qu’ils ont les clés en main pour sauver la planète. Au cinéma le 27 septembre. 

En manque de frissons ?

Mother !Le réalisateur de Black Swan et de Requiem for a dream revient pour nous faire frissonner le temps d’un film. Jennifer Lawrence et Javier Bardem forment un couple vivant dans une très belle maison qu’elle s’est appliquée à décorer. Un soir, un inconnu suivi de près par une femme leur rendent visite et s’impose plus longtemps que le personnage de Jennifer Lawrence ne l’aurait souhaité. Une ambiance étrange et malsaine se met alors à régner dans la maison qui elle-même semble jouer des tours… Le 13 septembre au cinéma. 

Le 20 septembre sort également le remake du film Ça adapté du roman de Stephen King mais pour des raisons de rédacteur trop peureux, on vous laisse découvrir l’intrigue et la bande-annonce par vous-même : ici.

Pauline THURIER

Crédit photo à la une : extrait de Good Time, ©Ad Vitam

 

 

 

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