Road trip en Bolivie : la traversée du Sud Lipez et du Salar d’Uyuni

La Bolivie regorge de paysages somptueux et d’une extraordinaire diversité. Considéré comme le plus grand désert de sel au monde, le Salar d’Uyuni est l’une des merveilles qu’il faut voir au moins une fois dans sa vie. Jollies vous embarque pour une virée de quatre jours dans la pampa bolivienne !

Voyager en Bolivie sans parcourir la région du Sud Lípez et le Salar d’Uyuni, ce serait manquer des lieux exceptionnels sur la grande planète bleue. Il est indispensable de s’accorder quelques jours pour découvrir leurs nombreux trésors. Pour réaliser la traversée du désert et atteindre le célèbre Salar d’Uyuni, il est possible de partir depuis différentes villes. Les trois options les plus intéressantes et recommandées sont San Pedro de Atacama au Chili, Uyuni au nord de la Bolivie et enfin Tupiza à l’extrême sud de la Bolivie, près de la frontière avec l’Argentine. Il faut savoir que les formules proposées sont soit de 2 nuits et 3 jours, soit de 3 nuits et 4 jours. Certaines agences donnent même la possibilité de partir pour 5 jours d’expédition qui incluent l’ascension d’un des volcans proches du Salar d’Uyuni. Quant aux circuits, il existe plusieurs alternatives. Quel que soit le parcours choisi, les sites les plus impressionnants sont toujours au rendez-vous mais on ne les visitera pas forcément dans le même ordre. Par exemple, en partant de Tupiza, on finit en beauté avec le lever de soleil sur le Salar d’Uyuni. Chaque itinéraire offre donc ses avantages et ses inconvénients. Une dernière chose avant de débuter le voyage : il ne faut pas prendre à la légère le choix aussi bien de l’agence que du guide ainsi que de ses compagnons de route. Les tensions inutiles n’ont pas leur place dans ce voyage qui s’annonce magique.

Jollies a choisi la formule de quatre jours au départ de Tupiza. Moins touristique, cet itinéraire permet de profiter davantage des différents lieux visités. C’est parti pour plus de 1000km à travers des déserts, des montagnes et des lagons aux couleurs chatoyantes !

Expédition au coeur du Sud Lípez

Dès le début, des paysages rocailleux donnent un avant-goût aux voyageurs du périple qui les attend. Premier stop, El Sillar. Il s’agit d’un canyon aux formations rocheuses assez impressionnantes. Creusées par des phénomènes climatiques, elles confèrent aujourd’hui au lieu l’aspect d’une forêt pétrifiée.

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El Sillar (Crédits : Célia Alaminos)

On continue d’arpenter pendant de longues heures la pampa bolivienne à bord du véhicule tout-terrain. Sur la route, il n’est pas rare de croiser des troupeaux de lamas en totale liberté. Ils arborent fièrement de jolis pompons colorés qui permettent notamment à leurs propriétaires de les reconnaître plus aisément. Si on a l’oeil vif et, il faut le dire, avec un peu de chance, il est possible d’apercevoir une viscache des plaines, une espèce de croisement entre un lapin et un écureuil.

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(Crédits : Célia Alaminos)

Petite pause dans les eaux thermales de Polques. La détente, après tant d’heures de route à parcourir les déserts de Bolivie, est la bienvenue. Qui plus est, dans une eau à plus de 30 degrés et à 4000m d’altitude. Après la baignade et un bon repas, le 4×4 fait rugir son moteur et redémarre. À bord du véhicule roulant à toute vitesse sur le sable doré, les touristes peuvent admirer le fameux désert de Dalí. Un paysage que l’on croirait tout droit sorti de l’imagination du célèbre peintre espagnol.

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Le désert de Dalí (Crédits : Célia Alaminos)

Après le désert viennent les lacs, qui se succèdent, mais qui ne se ressemblent pas. Au sein de la réserve nationale de faune andine Eduardo Avaroa, les voyageurs vont notamment faire la découverte de la Laguna Verde et du Licancabur, un volcan qui le surplombe majestueusement. Un mélange de minéraux, en l’occurence une grande quantité de cuivre mais aussi de magnésium et d’arsenic, donne au lac une couleur vert émeraude inhabituelle. Ce phénomène s’intensifie, mystérieusement, avec le vent.

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La Laguna Verde et le volcan Licancabur (Crédits : Célia Alaminos)

La prochaine destination culmine à près de 5000m d’altitude. Petit à petit, des effets se font sentir. Nausées, grande fatigue ou encore maux de tête sont en effet monnaie courante, il n’y a donc pas à s’inquiéter. Le guide propose spontanément aux voyageurs des feuilles de coca. Ces feuilles, à entasser les unes sur les autres, sont à placer au fond de la bouche, entre les molaires et contre la joue. Cette plante a un effet anesthésiant qui soulagera immédiatement les maux. Si cela ne suffit pas, le guide transporte généralement un thé infusé à la feuille de coca. Très largement utilisée dans ces régions, la feuille de coca représente une tradition millénaire qui se perpétue encore aujourd’hui auprès des populations andines de Bolivie et du Pérou. Il n’est donc pas surprenant de croiser des locaux mâcher nerveusement cette plante et profiter de ses bienfaits. Cependant, le lieu à découvrir fera vite oublier aux touristes ces petits désagréments. Les geysers de Sol de Mañana accueillent les voyageurs dans une atmosphère apocalyptique. Dans ce désert isolé de tout, on a l’impression d’être sur Mars. Des fumées opaques s’échappent des sols dans une forte odeur de soufre. Avec une température avoisinant les 200°C et, malgré l’absence de barrières de sécurité, il est tout de même déconseillé de trop s’en approcher. 

Prochain arrêt : la Laguna Negra. « Le lac noir », qui doit son nom à sa couleur sombre et abyssale, se situe au coeur d’une oasis plantée au beau milieu du désert de Bolivie. Des roches volcaniques de plusieurs mètres de haut révèlent ce lac immense mais aussi une petite surprise. Profitant paisiblement de l’herbe tendre qui y pousse, des lamas et des ânes relèvent doucement la tête, curieux de rencontrer de nouveaux visiteurs. Plusieurs espèces d’oiseaux virevoltent dans les airs. Une faune et une flore impressionnantes se développent allègrement, loin des hommes et protégées du vent lourd et chaud qui subsiste de l’autre côté des remparts.

Le Sud Lípez abonde de déserts et de lacs magnifiques mais c’est aussi une région où de gigantesques canyons se sont formés. Le canyon del Anaconda, qui doit son nom à la forme de la rivière qui le traverse, est particulièrement imposant. Pour l’observer, il est possible d’accéder à un rocher, perché au dessus du vide. Il permet d’avoir une meilleure vue sur la rivière qui se fraye un chemin long et interminable en contrebas. Là non plus, pas de mesures de sécurité. Attention à ceux qui ont le vertige !

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Canyon del Anaconda (Crédits : Célia Alaminos)

Pendant le roadtrip, une expérience assez spéciale attends les aventuriers. Ils sont invités à passer la nuit dans une auberge entièrement en… sel. Les murs, le sol, les tables de chevet, les chaises, les lits, TOUT est entièrement construit en sel. C’est grâce à la nature des sols de la région que cet hôtel a pu voir le jour.

 

Le Salar d’Uyuni, une expérience hors du temps

Au terme du périple, il sera possible de vivre l’un des moments les plus extraordinaires et poétiques qui soit. Admirer le lever de soleil sur le Salar d’Uyuni, loin de toute pollution lumineuse et sonore. Un silence total règne dans le désert et des couleurs sublimes se reflètent sur l’eau.

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Lever de soleil sur le Salar d’Uyuni (Crédits : Célia Alaminos)
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Une vision irréelle (Crédits : Célia Alaminos)
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Le Salar d’Uyuni (Crédits : Célia Alaminos)

Le Salar d’Uyuni est une vaste étendue de sel qui s’étend sur 10 000km². Elle représente l’une des plus grandes réserves de lithium sur la planète. Un immense lac préhistorique, le lac Tauca (appelé lac Minchin par le passé) occupait, il y a 14 000 ans, cet espace. Aujourd’hui, deux lacs sont visibles, le lac Poopo et le lac Uru Uru ainsi que deux déserts de sel, le salar de Coipasa et le salar d’Uyuni. 

La saison des pluies, qui se déroule de janvier à mars, offre sans aucun doute le panorama le plus dépaysant. En effet, quelques centimètres d’eau recouvrent le désert de sel. Il se transforme alors en un miroir immense. On ne distingue plus le ciel de la terre. Les nuages se reflètent parfaitement sur l’eau et l’horizon devient inexistant. Dans ces étendues infinies, on se sent, pendant un instant, coupé du monde.

Prochain et dernier arrêt avant la fin du voyage : l’île d’Incahuasi ou « La maison de l’Inca ». Des ruines attestent de la présence d’une ancienne civilisation qui s’y est établie il y a des milliers d’années. Peuplée de plus de 6000 cactus, cette île se situe au beau milieu du désert de sel. Impossible de savoir précisément où, on laissera cette information aux guides touristiques qui nous accompagnent tout au long du périple. Eux seuls connaissent ces kilomètres de déserts comme leur poche. Après avoir gravi les chemins en terre et être arrivé au sommet de l’île, il est possible de profiter d’une vue unique, à 360°, sur le Salar d’Uyuni.

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Vue depuis le sommet de l’île Incahuasi (Crédits : Célia Alaminos)
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L’île aux cactus (Crédits : Célia Alaminos)

Les paysages de Bolivie font partie de ceux qui ont été épargnés par l’homme. Pas de lignes électriques, pas d’industries, rien qui ne puisse porter atteinte à la faune et la flore et rien qui ne gâche les magnifiques paysages. Le Sud Lípez et le Salar d’Uyuniavec un peu d’espoir, resteront des terres extraordinaires affranchies du temps et préservées du monde moderne.

Célia ALAMINOS

Crédits photo à la Une : Célia Alaminos

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