Rock en Seine 2017 : une 15ème édition réussie

Rock en Seine, c’est le rendez-vous des fin de tournées des artistes venus du monde entier. Ce week-end, pas moins de 110 000 personnes se sont rendues au Domaine de Saint-Cloud pour profiter des derniers jours du mois d’août en musique. The XX, Cypress Hill, Flume, The Kills et Franz Ferdinand étaient présents (entre autres) pour donner le meilleur d’eux-mêmes.

Pour inaugurer ces trois jours de concerts, les programmateurs de Rock en Seine ont choisi de donner le micro à Inüit (ndlr : dont vous retrouverez l’interview très prochainement sur notre site), un groupe nantais composé de six membres tous bourrés d’énergie. Inüit est parvenu dès l’arrivée des festivaliers à donner le ton de ce week-end anniversaire – Rock en Seine fête ses 15 ans cette année – : festif, enjoué et rock ! Malgré une discographie encore très peu fournie, le groupe n’a sorti qu’un EP de quatre titres pour le moment, Inüit a immédiatement séduit le public avec l’ensemble de ses morceaux pop et colorés.

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Taylor Moosen sur la grande scène, le vendredi 25 août. ©Olivier Hoffschir

Ambiance plus rock’n’roll pour la suite prise par The Pretty Reckless sur la grande scène. Les gros durs, entourant la frêle Taylor Momsen  et sa voix grave, ont échauffé nos tympans avec des bons riffs qui sentaient le cambouis et la crasse. La petite Jenny de Gossip Girl est loin, très loin de ce qu’est devenue la chanteuse des Pretty Reckless et visiblement, c’est pour le mieux !

Après un concert trop court de Gunwood sur la trop petite scène Ile-de-France, la première soirée s’est équilibrée entre le rock de Franz Ferdinand et l’électro de Flume. Le groupe écossais a délivré une des meilleures performances du week-end avec une énergie débordante et l’envie d’être proche de son public. Malgré le physique ostensiblement vieillissant de ses membres, sans parler de la coupe de cheveux discutable du chanteur Alex Kapranos, Franz Ferdinand est définitivement toujours un groupe de rock d’actualité, bien dans son temps et qui nous réserve encore de nombreuses surprises.

Quant à la performance de Flume, petite déception. Une question se pose : quelle performance ? Contrairement à son show de 2014 sur la scène de la Cascade, cette fois l’Australien avait l’air de se reposer sur ses lauriers. L’ambiance dans le public était bonne car celui-ci apprécie la musique de l’artiste mais Flume n’a, malheureusement, pas vraiment surpris.

Le seconde journée a démarré comme la première (le soleil en plus) avec un groupe frais, pop et décalé : Thérapie Taxi. Les paroles parfois osées des chansons de ce groupe revitalisent la pop française et surtout francophone. Sur la lignée de La Femme et Feu ! Chatterton, Thérapie Taxi n’a qu’à embarquer dans le train de la langue française retrouvée pour conquérir un public qui n’attend qu’eux.

Jain et le groupe Her  n’ont pas pris le parti de chanter dans la langue de Molière mais cela ne retire rien à leur succès. Jain a insufflé un vent de bonne humeur sur la grande scène grâce à ses chansons survitaminées et sa sincérité à fleur de peau, tandis que Victor Solf de Her a livré un spectacle tout en retenue et émotions, le premier depuis la disparition de la moitié du duo, Simon Carpentier.

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Her sur la scène du Bosquet, le samedi 26 août. ©Olivier Hoffschir

Le troisième jour du festival a été marqué par les performances vertigineuses de Deluxe et The Shoes. Les albums de Deluxe promettent un groupe complètement déluré et affreusement énergique mais difficile d’imaginer la puissance d’une telle performance sur scène tant qu’on ne les a pas vus. Le groupe aixois parvient à ramener le public entier dans son univers bon enfant et effronté tout en gardant en tête que le spectacle ne doit pas prendre le pas sur la musique.

RES 2017 (The Shoes) © Christophe Crenel
The Shoes et Orelsan sur la scène de l’Industrie, le dimanche 27 août. ©Christophe Crenel

Pour clore le festival, The Shoes a offert sur la scène de l’Industrie un set totalement déjanté construit en partenariat avec les Inrockuptibles qui lancent leur nouvelle formule ce mercredi. L’idée était de faire revivre 30 ans de musique promue par les Inrocks – seuls des artistes qui étaient apparus en une du magazine étaient samplés – par un groupe français amoureux de cette musique. L’apparition surprise d’Orelsan pour un morceau a été un des moments phares de cette trop courte session d’une heure de sons estampillés Les Inrocks.

La quinzième édition de Rock en Seine a amené son lot de découvertes, comme toujours – Clara Luciani et Témé Tan pour n’en citer que deux – et a offert au public un festival plein de diversités. Le rachat du festival par Matthieu Pigasse en mars dernier promet des changements pour les années à venir : pour le meilleur ou pour le pire ? Pour le savoir, on ne peut que se dire « A l’année prochaine ! ».

Pauline THURIER et  Margaux THURIER

 

Crédit photo à la une : ©Olivier Hoffschir

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