La Crête : l’île aux mille facettes

La Crête, île la plus vaste et la plus au Sud de la Grèce, est de plus en plus prisée des touristes pour ses eaux turquoises et ses coûts encore faibles. Cependant, il serait dommage de négliger ses autres facettes  qui sont ô combien plus dignes du déplacement ! Mythologie, archéologie, sites historiques, culture crétoise, sites naturels … la Crête peut ravir tous les types voyageurs !

 

Bienvenue chez le roi Minos !

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Partie reconstituée du Palais de Knossos. Un taureau au milieu. ©Inès Lombarteix

Commençons par un peu de mythologie mêlée à de l’archéologie, il est d’ailleurs parfois difficile de discerner le vrai du faux !

Le mythe du roi Minos, du labyrinthe et du Minotaure : 

Le roi Minos, né de l’union de Zeus (élevé dans une grotte en Crète) et de la déesse Europe, avait deux frères.  Pour savoir qui allait régner sur l’île, Minos demande aux dieux de sortir un taureau de la mer pour le sacrifier pour ces derniers, sauf qu’il ne le fera pas et gardera le taureau. Comme toujours, les dieux se vengent, Aphrodite fait tomber Pasiphaé (femme de Minos) amoureuse du taureau. Pasiphaé demande alors à Dédale de créer une vache en bois pour approcher le taureau, elle s’accouple avec et de cette union née une bête mi homme mi taureau, le Minotaure. Ce dernier sera enfermé dans un labyrinthe créé aussi par Dédale. La bête était nourrie par de la chair humaine fraiche. Quand Minos gagne une bataille contre Athènes, il exige que la ville lui donne 14 Athéniens, autant de filles que de garçons, tous les 3 ans, pour nourrir son monstre. Thésée, fils du roi d’Athènes, préfère se sacrifier pour tuer le monstre. Ariane s’éprend de Thésée et lui offre un fil pour qu’il retrouve son chemin dans le labyrinthe après avoir tué le monstre.

Voilà la partie de la mythologie grecque qui se rattache à la Crête. Maintenant, voyons les liens entre le mythe et la réalité. En effet, c’est toujours pour expliquer une réalité que les anciens créent un mythe invraisemblable, ils voulaient toujours trouver une raison valable pour qu’une chose soit ainsi et pas autrement.

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Une maquette du palais de Knossos exposée au musée archéologique d’Héraklion. ©Inès Lombarteix

Le palais de Knossos (Cnossos) a bel et bien existé, son architecture est très complexe et il était difficile de s’y repérer. En effet, ce palais n’était pas qu’un lieu de résidence mais aussi un lieu de vie avec des boutiques et un théâtre notamment. Ainsi, pour expliquer cette architecture, le mythe du labyrinthe aurait été créé. Pour le mythe du Minotaure, un jeu très dangereux a réellement existé entre les taureaux et les jeunes de la cité. Il fallait faire un saut périlleux sur le dos du taureau pour gagner, ce qui a coûté la vie à beaucoup de personnes.

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Cette fresque a été retrouvée dans le palais de Knossos, elle est aujourd’hui exposée au musée d’Héraklion. Elle représente le jeu dangereux de l’époque : le saut périlleux sur dos de taureau. ©Inès Lombarteix.

Knossos était la cité principale de la Crête lors de l’époque minoenne (qui correspond à l’âge du bronze en Europe). En 1900, Sir Arthur John Evans, un archéologue britannique, pense avoir trouvé le palais du roi Minos, fait par Dédale, mais le lien entre mythologie et archéologie n’est pas prouvé. C’est lui qui a reconstitué en grande partie le site archéologique, en utilisant parfois du bitume, ce qui fut très critiqué.
La palais de Knossos est ouvert au public, il est situé à quelques kilomètres de la ville d’Héraklion (Iraklio), le chef lieu actuel de la Crète, cependant il ne reste pas grand chose, il a 4000 ans et a été détruit. Il faut donc le visiter avec un guide et/ou visiter le musée archéologique d’Héraklion qui comporte une maquette du palais et les nombreux vestiges retrouvés sur le site.
Gratuit pour les étudiants européens sinon 16 euros pour une visite des deux sites. 
Un conseil pour ceux qui visiteront le palais de Knossos : venir tôt le matin pour éviter la foule, surtout l’été !

La Canée (Hania), des vestiges d’un passé riche en invasions

 

 

Si une ville permet de bien voir toutes les influences qu’a subit la Crête, c’est bien Hania (ou La Canée, c’est pareil). Cette ville du Nord de la Crête, située en bord de mer, comporte de nombreux vestiges encore en bon état pour comprendre le passé crétois.
Dans cette ville portuaire, on observe des murailles autour du quartier de Kastelli, près du port. Ces dernières datent de l’empire byzantin auquel la Crète était rattachée jusqu’en 1204. Le port, lui, date de l’époque vénitienne, à partir de 1204. D’autres fortifications de cette époque sont visibles dans les terres dont le bastion Schiavo fait partie. En 1669, ce sont les Ottomans qui arrivent avec des populations musulmanes, d’où la présence d’un minaret. Trois influences différentes qui sont bien visibles dans une même ville !
D’autre part, il est tout simplement agréable de se promener le long du port et dans les ruelles à l’ouest de la ville où des petits artisans sont implantés !

 

Les richesses naturelles de l’île

Pour les amoureux de la nature, la Crête permet à la fois de se baigner et de faire de belles randonnées.
Au sud-ouest de la Crête, l’île d’Elafonissi est très prisée des vacanciers, c’est une des plus longues plages de sable dans les alentours. Les eaux y sont turquoises et on peut y observer quelques poissons. Dans le même style et toujours à l’ouest, mais au nord-ouest cette fois, la plage de Balos offre une grande lagune.
Pour la randonnée, ce sont les gorges de Samaria qui vont rendre les sportifs heureux ! 16 km à pieds au sud de l’île. Des paysages qui ne sont accessibles qu’aux plus courageux même si la randonnée n’est pas d’une très grande difficulté !
Sur les routes vous verrez de nombreux oliviers, cultivés en terrasse, ainsi que des chèvres et des moutons. Le régime crétois consiste à se nourrir de ce qui provient de l’île : des légumes (tomates, concombres…), du fromage de brebis ou de chèvre (fêta) et le tout arrosé d’huile d’olive et d’olives tout court, c’est la recette de la fameuse salade grecque ! Au dessert, ce sera plutôt du yaourt sucré au miel.

L’île comporte ainsi beaucoup de richesses et mérite d’y rester plus d’une semaine en faisant l’effort de quitter son transat !

Inès LOMBARTEIX

 Crédits photo à la une: ©Inès Lombarteix

4 réflexions sur “La Crête : l’île aux mille facettes

  1. Super article et super photos ! J’ai moi-même visité la Crète en juin 2016 (je viens d’ailleurs de sortir un article dessus hihi :p) et j’ai vraiment adoré ! Je n’ai par contre pas eu l’occasion de visiter La Canée… Est-ce que ça vaut vraiment le coup ?

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