Terres du son 2017 ou le festival écoresponsable

Rendez-vous incontournable des Tourangeaux, Terres du Son attire de plus en plus de curieux, 45 000 pour être exact. Seuls ou accompagnés, les festivaliers  tapent du pied entre Imany, Mome, Gojira ou Keny Arkana. Un mélange de styles qui fait la popularité de cette prairie de 70 hectares. Retour sur un weekend de musique.

Terres du Son se veut résolument éco-responsable. A commencer par l’espace partenaire qui est entièrement alimenté par des panneaux solaires. Les poubelles sont également pensées sur un tri des déchets efficace. Certains bénévoles sont chargés de passer derrière certains festivaliers tête en l’air afin d’éviter que les épluchures de pommes ne se retrouvent mélangées aux canettes et autres assiettes en plastique. Les toilettes sèches, star de ce type de manifestation, sont de rigueur pour tout le monde, aussi bien pour les festivaliers que pour les artistes.

L’éco village à l’entrée gratuite propose à tous les curieux de venir manger des produits locaux mais aussi de participer à des animations (yoga, maquillage pour les enfants…). Certains commerçants de la région sont également sur place. Envie d’un tatoo éphémère ? D’une tresse indienne ? Tout y est ! Un moyen d’attirer les familles, quelques fois réticentes à l’idée de venir au festival avec les petits bouts. C’est un lieu où se croisent aussi bien les enfants, trop jeunes pour danser jusqu’au bout de la nuit, que les habitués des scènes, qui masquent leur fatigue derrière de larges lunettes noires. Technique testée et approuvée.

Pour sa treizième édition, le festival a surtout voulu insister sur de nouveaux accès pour les personnes à mobilité réduite, sourdes, malentendantes ou à déficience mentale. A travers un partenariat avec l’association Cultures du Coeur, un accueil particulier était mis en place. Au sein du festival, des boucles magnétiques étaient installées afin de permettre aux personnes sourdes / malentendantes de profiter de la musique à travers les vibrations.

Sur les deux grandes scènes, Ginko et Biloba, se sont succédé Imany, Gojira, Birdy Nam Nam, Naive New Beaters ou encore Camille. De quoi faire danser les mélomanes éclectiques. Le métal de Gojira aura fait hocher des têtes, hurler des voix mais aussi froncer certains sourcils. Pas facile de plaire à tout le monde.

Keny Arkana et ses paroles engagées ont fait venir un public hétérogène. Au détour d’une interview l’artiste confie « Pendant les festivals, on est face à des gens qui ne viennent pas forcement pour nous, c’est ça qui est génial » (ndlr : interview à retrouver demain sur Jollies Magazine). Un air de challenge pour les professionnels de la musique qui doivent alors apprendre à capter un auditoire aux gouts multiples. Quelques foulées plus loin, la prairie offre le « chapitô ». Vendredi soir, pendant que le rap battait son plein sur Biloba avec Keny Arkana et son nouvel opus L’esquisse 3, c’est un tout autre style qu’offrait Cezaire sous le chapitô. Une atmosphère chasse l’autre à mesure que l’on avance. Electro cette fois-ci, dans l’ambiance un peu plus intimiste de cette scène couverte.
Fort de ses neuf scènes, le festival veut aussi faire découvrir de nouveaux artistes à travers « Propul’son ». Nivek, rappeur mais surtout natif de Saint-Pierre-des-Corps (proche de Tours), a fait sa troisième apparition sur Terres du Son : « J’avais d’abord fait le village puis le chapitô avant de finir sur la grande scène ! » (ndlr : Interview à retrouver demain également).

Dimanche, les festivaliers ont apprécié la musique de Mome. C’est visiblement ému devant le public qui s’est offert à lui que ce jeune artiste a clôturé les festivités. « Et dire que j’ai failli ne pas rentrer d’Australie« . Revenu il y a tout juste un an, c’est lorsqu’il était à des milliers de kilomètres de l’Hexagone que sa musique a commencé à se faire entendre sur nos ondes. Certains morceaux joués pour la première fois ont su endiabler les corps et soulever les voix.

C’est pas nous, c’est Imany qui le dit !

Perrine ROGUET

 

Crédit photo à la une : Maxime Hillairaud

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