June Bug : rencontre avec les gagnants du Tremplin Main Square Festival 

Le Main Square ? « C’était un bon test » pour June Bug, les lauréats du Tremplin Main Square Festival. Samedi 1er juillet, ils ont pu se produire sur la Green Room aux côtés de Rag’N’Bone Man, Vald ou encore Kungs. Jollies Magazine les a rencontrés.

Jollies Magazine : Pouvez-vous vous présenter ?

Beryl : Je suis Beryl, je suis arrangeur, interprète du groupe June Bug. Du coup, je fais de la guitare, surtout électrique, folk. Je fais aussi beaucoup de machines sur scène, du synthétiseur, des percussions et je chante aussi.

Sarah : Moi c’est Sarah, Sarah June. J’ai créé June Bug il y a quelques années. Ce projet est parti d’un projet un peu personnel et s’est transformé en un beau duo depuis 2014. J’écris, je chante, je joue de beaucoup d’instruments divers et variés : des synthés, des machines, des percussions, des guitares…

B : On fait un peu les mêmes trucs.

S : Oui voilà, on fait un peu des mêmes choses mais pas au même moment.

B : On se les partage.

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@Kiki Bronx

J.M. : Votre nom de scène, June Bug ça vient d’où ?

S : Quand j’ai commencé à écrire des chansons, j’étais assez fan de la BO de Juno, de l’écriture, de la musique et du coup ça m’a un peu inspirée. Je me suis dit que si je voulais faire de la musique ça serait un peu comme ça. Ça a changé depuis mais c’était un bon départ et du coup je me suis inspirée de ce nom : Juno. En anglais June Bug était un dérivé. Ca vient de là surtout.

J. M. : Est-ce que quand vous vous êtes inscrits au Tremplin vous pensiez le gagner ?

S : Pas spécialement, non. On était assez surpris.

B : C’était « voilà, on le tente mais, c’est pas grave... »

S : On s’est inscrit le dernier jour en se disant « Qu’est ce qu’on fait ? On le fait, on le fait pas ? » Puis au final on l’a fait.

J.M. : Ce n’est pas la première fois que vous participiez à des Tremplins ?

B : Ça faisait longtemps qu’on avait pas fait ce genre de tremplin pour jouer sur une scène. Le Printemps de Bourges c’est différent parce que c’est une exposition plus directe avec les professionnels. Le Main Square tu peux rencontrer des gens, forcément, mais c’est moins…

J.M. : Qu’est ce que vous espérez que jouer au Main Square Festival vous apporte ? Un nouveau public, par exemple ? 

S : Oui, plus de public, des rencontres peut-être, on sait jamais, des dates derrière… L’expérience de la scène aussi, qu’est ce que ça fait de jouer dehors sur une énorme scène. Comment on anticipe, comment on le prépare, comment on le vit ? Pour que la prochaine fois, si on refait ce genre de scènes, on soit encore un peu plus prêt, un peu moins stressés.

B : Un peu moins stressés, oui.

J.M. : Là c’était beaucoup beaucoup de stress ?

S : Pas beaucoup beaucoup mais c’est un peu de pression. Après, il faut connaître un peu ce monde là.

B : Oui, et puis on ne sait pas comment les gens réagissent, surtout le public, dans un lieu comme ça.

J.M. : C’était une nouvelle expérience donc ?

S : Oui, après des scènes on en a déjà fait.

B : C’était un bon test en fait.

S : « C’était un bon test en fait » ?

B : Oui c’est ça…

S : « – C’était comment le Main Square ? – C’était un bon test ». (Rires) Je pense que c’est LA phrase que je retiendrai de ce Main Square.

B : Voir si on en refait ou pas, si on reste dans nos petites salles

S : Est-ce qu’on garde ce rythme là ? Moi je propose qu’on ne fasse plus que des grandes scènes.

B : De toute façon je pense qu’on a pas trop le choix.

S : On ne fait plus que des grosses scènes parce que maintenant y en a marre ! (Rires)

J.M. : Comment définiriez-vous votre style musical ?

S : Nous on le définit comme de la folk électronique saturée. Enfin, electro fuzz folk en anglais.

B : Voilà, c’est ce qu’on a trouvé de mieux pour réunir un peu tout ce bordel.

S : Du coup ça inclut un peu la folk pop, le fuzz pour les guitares saturées, et l’électro pour les machines, les synthés, les bidules qu’on utilise.

J.M. : Quelles sont vos inspirations ? On a parlé de Juno avant, est-ce qu’il y a d’autres grandes inspirations ?

S : Oui. À chaque fois qu’on avance et qu’on crée des albums, on s’inspire de différentes choses. Mais je pense Grandaddy, même si je ne dirai pas que c’est une influence totalement directe sur tous nos morceaux.

B : Oui, on a eu une période très Grandaddy.

S : Moi j’aime beaucoup l’univers de Soko.

B : Au début du projet il y a eu une période très GaBLé aussi. GaBLé, c’est un groupe de Caen.

S : Oui GaBLé, c’est vrai aussi. Une influence un peu du bricolage, tout notre côté bricolage un peu.

B : Oui voilà en mode folk, antifolk, punk, bidouillage. Grandaddy plus pour le côté un peu ballade rock psyché.

J.M. : Pourquoi avoir fait le choix de chanter en anglais ? Est-ce que c’est parce que toi Sarah, avant tu as tourné au Royaume-Uni en solo ?

S : Je vis dans l’anglais depuis mes études, que j’ai 14 – 15ans. J’aime l’anglais. Je me sens même plus anglaise que française parfois. J’ai vécu là-bas, j’ai commencé le projet là-bas, je ne chante pas spécialement en anglais parce que j’ai vécu là-bas. Je pense que c’est aussi dans la culture musicale, dans ce que j’écoute et dans comment on le dit des fois ça change beaucoup de choses.

J.M. : Est-ce qu’il y a une question de vulnérabilité ?

S : Au final, comme j’ai commencé à chanter mes chansons en Angleterre, je me sentais totalement comprise dans tout ce que je disais, donc ça ne m’a pas fait cet effet là. Après c’est sûr qu’en revenant en France, chanter en anglais, non ce n’est pas pour se cacher du tout, au contraire. Mais c’est plus parce que la langue française il faut une touche, et moi je n’ai pas encore trouvée cette touche que j’aimais bien, qui me plaisais et qui nous convenait dans la chanson française, dans la langue française, dans l’écriture en français, mais ça viendra.

J.M. : Quelles sont vos actualités à venir ?

S : On prépare un album, on va passer l’été en studio.

B : Pour l’année prochaine.

S : Donc début 2018, un album qui sort.

B : Le premier album en quelques sortes.

S : Oui, c’est le premier album du duo. Ensuite, on a quelques dates. On va tourner un peu cet été parce qu’on a pas l’habitude de ne jamais jouer.

B : Un petit peu dans le Sud cet été, et puis il y aura des dates en septembre.

S : On va reprendre un peu la saison en septembre. On va présenter un peu des nouveaux morceaux de l’album avant que l’album ne sorte avec un batteur. On va rajouter un troisième musicien en live. Donc on a plein de choses à préparer, plein de petites surprises.

B : Ça c’est de la grosse actu !

S : On va sortir des clips aussi. Cet été on ne va pas s’ennuyer !

B : Le but c’est de montrer que cet été il y a quelque chose de nouveau qui se passe. Du coup on essaye de mettre le paquet. C’est maintenant, et du coup pour bien suivre les dates, il y a notre site, junebug.fr, qui est mis à jour régulièrement.

Un grand merci à June Bug d’avoir accepté de répondre à nos question durant le Main Square Festival. Pour ne rien manquer de leurs actualités, vous pouvez les suivre juste ici :

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Propos recueillis par Camille BRONCHART

Crédit image à la une : @Kiki Bronx

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