#ThrowBackTvShow #5: Docteur House

177 épisodes de quarante-deux minutes répartis sur huit saisons, soit 7434 minutes de la meilleure série de tous les temps. Ou plus exactement 123 heures et des poussières. Enfin bon, arrêtons les calculs qui ne tiennent pas debout. Docteur House (ou House M.D pour les bilingues d’entre vous), diffusée de 2004 à 2012 sur la Fox, nous a permis de nous prendre pour des chercheurs incroyables, capables de détecter les maladies les plus rares du monde. Pour le cinquième #ThrowbackTvShow, direction le New Jersey, à l’hôpital Princeton-Plainsboro.

Le pitch

Gregory House, génie de la médecine moderne, peut-être un des plus grands diagnosticiens de ce monde, coordonne son service de diagnostic avec des méthodes quelque peu non-conventionnelles. Refus de voir ses patients, prise de Vicodin (un analgésique très puissant) à forte dose, infractions en tout genre, il remet constamment en cause l’éthique et son devoir de médecin. A chaque épisode, un cas mystérieux les forcent, lui et son équipe, à repousser les limites de la science pour résoudre des puzzles impossibles.

Le personnage qui change tout

House, évidemment. Contrairement aux autres séries médicales comme Grey’s Anatomy, Gregory a des failles, de grosses failles. Dehors les médecins/chirurgiens/beaux gosses qui réussissent tout. Non, là, Gregory souffre de douleurs chroniques le rendant infirme et accro aux anti-douleurs, voire aux drogues dures. Alors certes, j’aurais pu choisir son meilleur ami, Wilson, ou même Lisa Cuddy, sa chef/collègue/(ex)petite-amie, qui le supportent et l’aident jour après jour, qui encaissent ses nombreuses remarques déplacées et le sortent de situations improbables, dangereuses, illégales. Mais non, pas de House, pas d’histoire. Pas d’histoire, pas de série. Pas de série… pas de série.

Pour revenir à notre personnage déjanté, son histoire intègre avec brio différents thèmes: la représentation des services médicaux, la démarche de la quête de la vérité (avec sa phrase fétiche « Everybody lies » ou « Tout le monde ment »), la toxicomanie et encore les interactions sociales. On parle dorénavant de Houseism, un néologisme indiquant un état psychique, psychologique, proche de celui de notre personnage. Remarquées par ses interventions orales, souvent moqueuses, racistes, sexistes, anti-religieuses etc, elles sont souvent construites sur des traits d’esprit et des jeux de mots.

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« Everybody Lies », une des nombreuses citations iconiques de la série, avec « It’s not lupus ». Crédits Flickr @KeyKim

Notre épisode préféré

Sans aucun doute le double-épisode 1 et 2 de la saison 6. A la fin de la saison précédente, les producteurs de la série nous laissait avec un personnage au plus bas, hallucinant une nuit passée avec Cuddy et voyant Amber, petite-amie décédée de Wilson et ancienne membre de l’équipe de House, et Kutner, également un ancien membre de son service, ayant mis fin à ses jours.

On le retrouve donc interné à l’hôpital psychiatrique de Mayfield, où il effectue une nouvelle cure de désintoxication. Il arrive à contrôler son manque de médicaments, mais son docteur refuse de le laisser sortir. Il décide alors de provoquer des incidents et des crises chez d’autres patients. Toutefois, en apprenant à les connaître, il découvre chez chacun d’entre eux des personnalités chaleureuses et affectueuses. Au fil des scènes, le grand méchant House s’adoucit et tente de faire progresser ces personnes. En plus de cet adoucissement certain, surprenant également, l’apparition de Lin-Manuel Miranda (remarqué notamment pour la création de la comédie musicale Hamilton: An American musical, plusieurs fois récompensée l’année passée) dans le rôle du colocataire hyperactif, rappeur, mal dans sa peau, ajoute un degré comique et touchant.

Pourquoi on adore

Les plus:

  • Comme expliqué ci-dessus, l’idée d’un docteur malade, triste, aigri, plaît particulièrement. Son équipe, dont les membres principaux restent les docteurs Cameron, Chase, Foreman, sont eux aussi atteints de maux différents rendant tous les personnages de cette série incroyablement complets et forts.
  • L’humour. Très noir, difficile à cerner aux premiers abords, il apporte une touche de légèreté aux thèmes sombres des épisodes.
  • La musique. Parce qu’en plus de jouer un grand médecin totalement misanthrope, Hugh Laurie, acteur principal de Docteur House, est également grand musicien, surtout pianiste (avec trois albums à son actif: Didn’t it rain en 2013, Let Them Talk en 2011 et The World of Jeeves and Wooster en 1993). Au fil des épisodes et des saisons, nombreuses sont les scènes où le médecin s’exerce sur son grand piano, au milieu de son appartement. On adore.
  • Sa loyauté. Antipathique à souhait, il reste tout de fois capable du meilleur, comme du pire, pour ses amis. Les derniers épisodes de la série le montrent avec perfection, lorsqu’il [SPOILER] se fait passer pour mort pour éviter la prison et vivre aux côtés de Wilson, atteint d’un cancer.

Les moins:

  • Jennifer Morrison, enfin, docteur Cameron. Son personnage est d’un fade
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    Son tableau blanc, élément primordial de la série, sans quoi il ne serait pas capable de résoudre tous ces mystères. Crédits Flickr @cea+

    incroyable. Un coup amoureuse de Gregory, un coup de Chase, avec qui elle se mariera plus tard, puis qu’elle divorcera dans la foulée, cette personne ne sert à rien, ou pas à grand chose. Censée représenter l’éthique traditionnelle du médecin, elle prône la vérité pure, condamne les mensonges et reste le personnage le moins atteint de la série. Avis très personnel, je l’accorde.

  • Le fait qu’il ne se soit JAMAIS fait (réellement) viré. A force de tuer patients sur patients, de résoudre des mystères médicaux incroyables en mettant ses patients en danger de mort, en les insultant ou en fouillant illégalement leurs domiciles, rien n’arrive au grand manitou de Princeton-Plensboro. Alors oui, une fois de plus, cet effet critique l’importance des subventions allant aux hôpitaux qui en perdrait une certaine partie avec le renvoi du médecin, mais tout de même, il finit concerné par une affaire judiciaire et échappe à la prison de justesse, mettant parfois ses collègues et sa chef dans de sales draps.

Au final, Greg’, on l’aime comme il est. Avec ses failles, son caractère de chien et son abus de pilules. Impossible de ne pas s’attacher à ce médecin, drôlement humain pour une série médicale.

A voir, revoir et re-re-re-revoir.

House MD est une série créée par David Shore (New York: police judiciaire de 1997 à 1999; Un Tandem de choc; Alibi..)

Claire ABOUDARHAM

Crédit image à la une : @Esteban.alej, Wikipedia Commons

 

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