La cuisine du futur : 0 déchet et 0 gâchis

Il y a quelques années, on imaginait des cuisines intelligentes, capables de s’auto-régler, à la pointe de la technologie et qui fonctionneraient, pourquoi pas, en réseau. Chez Jollies, on vous propose une autre cuisine du futur, écologique et économique, pour laquelle vous n’aurez pas besoin de faire des travaux.

On commence par le début : tri et produits périmés

Malheureusement, si on l’écrit, c’est parce que beaucoup trop de gens ne trient pas leurs déchets. Pour peu que la commune ne propose pas les bennes adaptées sur le pas de la porte, le tri passe à la trappe (et à la poubelle par conséquent). Pourtant, pas forcément besoin de faire des kilomètres pour accéder à une déchetterie, d’autant plus que ce qui se recycle – papier, carton, bouteilles en plastique – ne sent pas mauvais. Pas d’excuse pour ne pas trier, donc.

0 déchet recyclage
Crédit photo : Open Clipart

Venons-en maintenant à l’ennemi public n°1 : la mafia des produits périmés. Dès que la date inscrite sur l’emballage est passée, on a tendance à tout jeter à la poubelle sans autre forme de procès. Pourtant, la plupart des produits périmés… ne le sont pas ! En effet, il faut distinguer la DLC (date limite de consommation) et la DLUO (date limite d’utilisation optimale). La première, reconnaissable à l’inscription « À consommer avant le… », est utilisée sur les denrées dites fragiles : viande, poisson, produits laitiers (et substituts), œufs… Pour la viande et le poisson, bien sûr, pas question de les consommer s’ils sont périmés. Ils regorgent de germes pathogènes que l’on n’a pas du tout envie de retrouver dans notre assiette… et dans notre corps ! C’est moins vrai pour les produits laitiers et les œufs. Le fromage est consommable encore plusieurs semaines après la DLC ; il faut se fier à son aspect et à son odeur, un fromage qui sent encore plus mauvais que d’habitude peut donc être mauvais signe. De même pour les yaourts ; la plupart sont encore consommables dans le mois qui suit, notamment les yaourts natures. Là encore, humez-les et observez-les, vous serez fixés. Les yaourts de soja se conservent aussi plusieurs semaines après la date de péremption. Prenez garde en revanche aux yaourts de coco, ils ont tendance à tourner plus vite.

Pour les œufs, on nous met suffisamment en garde contre les possibles bactéries suspectes pour que l’envie nous prennent de les jeter (délicatement) à la poubelle le jour fatidique arrivé, voire quelques jours avant, par précaution. Pourtant, il est très simple de tester la fraîcheur des œufs. Petite technique de grand-mère : remplissez un saladier d’eau froide et plongez les œufs dedans. Leur degré d’immersion vous indiquera la consommation optimale. Si l’œuf reste au fond du saladier, pas de problème, il est frais. S’il se situe en eaux intermédiaires, vous pouvez encore le consommer, mais plutôt bien cuit, dans des gâteaux par exemple. Par contre, s’il remonte à la surface, ne vous y risquez pas, il n’est plus bon. Nous vous déconseillons quand même de consommer des œufs périmés peu cuits (à la coque ou mollet par exemple).

Quant aux produits flanqués d’une DLUO, globalement, vous pouvez y aller sans crainte. Prenez garde quand même aux pâtes à tartiner, céréales de petits déjeuners et autres biscuits. Une fois encore, votre vue et votre odorat seront les meilleurs indicateurs. Tout ce qui est céréales sèches (pâtes, riz, semoule, quinoa…), légumineuses, farines… a une durée de vie très longue. De même pour les conserves et les confitures. Pour finir, saviez-vous qu’il existait un ingrédient magique qui ne se périme jamais ? Il s’agit du miel, le nectar des abeilles. Visuellement, il peut se détériorer, mais il conserve ses propriétés et son goût ad vitam eternam ! On ne peut cependant pas vous assurez la bonne conservation d’un miel datant de l’Antiquité…

Le vrac et les produits bruts : écolo et économique

Vos poubelles allégées de produits encore consommables, attaquons-nous maintenant aux emballages. Vous êtes-vous déjà demandés ce que vous payez lorsque vous achetez un produit ? Le produit en lui-même, avec les matières premières qui le constituent, auxquelles s’ajoute un panel assez impressionnant de conservateurs E-machin-chose. Cependant, son emballage est bien souvent en plastique, autre grand ennemi de l’écologie puisqu’il est composé de pétrole. Malheureusement, rares sont les supermarchés qui proposent des rayons de vrac. Quand on pense vrac, on pense donc aux magasins bio, auxquels on associe des prix fort élevés mais sachez que du bio en vrac est moins onéreux que du bio pré-emballé. Bonne nouvelle cependant, les grandes enseignes s’y mettent doucement. Certains Carrefours, Intermarchés ou Monoprix comment à proposer des produits de base vendus au poids. Bien sûr, on n’achète pas de lait en vrac, mais pour ce qui est des céréales, légumineuses et graines, c’est assez simple et pratique.

Le must have du processus est d’investir dans des sacs en tissu pour éviter d’user à chaque fois des sachets en papier. Une fois vos denrées achetées, mettez-les dans des bocaux en verre. Vous verrez qu’en plus d’être écologique, c’est plus esthétique qu’un paquet de pâtes rouge et vert.

Rien ne se perd, tout se cuisine !

Le gaspillage alimentaire est un véritable fléau à propos duquel on ne tarit pas. Mais on en parle surtout à propos de la restauration collective, c’est-à-dire des restaurants, des cantines, sandwicheries… À cette échelle, il est encore difficile d’agir réellement. En revanche, chez vous, vous régnez en maître.

Cuisine restes
Gratin rapide de pâtes aux légumes et au fromage de chèvre / Crédit photo : Mathilde BERG

Pour éviter le gâchis, le plus simple est d’éliminer les restes. Mais l’appétit est variable et il est difficile de prévoir la juste quantité. Et comme dirait maman : « Mieux vaut trop que pas assez ! ». À condition d’utiliser le trop ! On vous l’accorde, des pâtes sèches et collantes réchauffées au micro-onde sont peu ragoûtantes. Mais ajoutez un peu de crème, de sauce tomate, de légumes et de fromage, passez-les au four quelques minutes, vous obtenez ainsi un petit gratin express anti-gâchis. Vos bananes noircissent plus vite que vous ne les mangez ? Intégrez-les dans un banana bread ou dans un gâteau au chocolat. Des fruits qui tirent la tronche ? On les transforme en compote ou en garniture pour une belle tarte, qui permet aussi d’utiliser le fond de la brique de lait et les deux œufs qui traînent dans le frigo. Les possibilités sont infinies. En plus on peut vraiment se régaler avec les restes ! Pour que les enfants n’y voient que du feu, il suffit d’un peu d’imagination, d’une petite sauce différente ou d’une forme originale, et le tour est joué !

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Cosses de petits pois vapeur / Crédit photo : Mathilde BERG

Pour aller encore plus loin, que diriez-vous… de cuisiner ce que vous jetez habituellement ? Ici, on ne vous parle pas de sauver les aliments abîmés ou un peu périmés. Vous connaissez l’expression « Tout est bon dans le cochon ». Cela s’applique aussi, et surtout, aux légumes. Alors si vous aussi, vous avez mal au cœur lorsque vous jetez le pied du brocoli alors qu’il représente 60% du poids payé, ce qui va suivre va changer votre vie. Le pied du brocoli se mange, et c’est même très bon ! Il suffit de le couper en morceaux et de le faire cuire avec les fleurettes, à la vapeur. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, il est très tendre et facile à mâcher. Il en est de même pour les côtes de chou fleur. Vous savez, ces trucs blancs un peu durs tout autour que l’on a toujours du mal à couper. En parlant de chou fleur, on peut même faire poêler ses feuilles, comme avec un chou classique. Du côté des petits pois, on arrête de jeter les cosses et on les cuit à la vapeur, comme des haricots verts, puis on les poêle avec des oignons ou de l’ail et des herbes de Provence. Il est même possible de réaliser un carrot cake avec des pelures de carottes, bios c’est mieux. Toutes ces techniques présentent un double avantage : on économise et on limite les déchets ! Elle est pas belle la vie ?

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Feuilles de chou fleur poêlées / Crédit photo : Mathilde BERG

Mathilde BERG

 Crédit photo de Une : Jill 11

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