The Pirouettes : interview

Encensé par les critiques, The Pirouettes est le groupe montant de la scène française. Après leur passage dans Quotidien, l’émission de Yann Barthes, leur ascension s’est accélérée. À l’occasion de leur concert au Grand Mix de Tourcoing qui avait lieu le jeudi 16 mars, la rédaction a rencontré le groupe.

The Pirouettes c’est Leo et Vickie (alias Victoria), ensemble sur scène comme dans la vie. En tournée ils sont accompagnés par des musiciens (bassiste et batteur) qui sont aussi leurs amis. L’interview se fait dans leur loge. Ils sont gênés, nous aussi. L’ambiance est bon enfant et nous sommes souvent interrompus par des allées et venues de leur équipe. A l’image de leur musique finalement : cool et sans prise de tête.

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Crédit photo: Eglantine Puel

JolliesMagazine : Quelle est l’origine des The Pirouettes?

Leo: On s’est rencontré en Terminale à Annecy. En fait j’étais amoureux de Victoria et du coup je lui ai écrit une chanson pour la séduire. Pour ce qui est du nom, c’est aussi lié au lycée. On avait une représentation à faire pour le lycée et on avait pas de nom. Mon frère savait qu’on était un couple depuis peu et il a proposé The Pirouettes. Il y avait dedans une connotation sexuelle et marrante.

Après le bac vous avez directement fait de la musique ou vous avez fait des études. Comment vous êtes-vous fait connaître? 

Victoria: Leo est devenu directement intermittent du spectacle et moi j’ai fait un BTS photo puis j’ai fait les Arts Déco.

Leo: Pour devenir connu « on est monté à paris » comme on dit. Sans rire, on a toujours sorti de la musique pendant 4 ans et j’imagine qu’à force « la sauce a pris » sur internet.

Comment a évolué votre musique au fil des années?

Leo: On a d’abord chanté en anglais, et on était que tous les deux.

Quelles sont vos influences musicales? On a souvent entendu dans les médias que votre musique était « du bon années 80 » mélangé à du rap, vous êtes d’accord avec ça?

Victoria: Oui carrément.

Leo: Ça fait plaisir d’entendre ça! Je pense que c’est un mélange de beaucoup de choses. En effet on écoute pas mal de Michel Berger, Christophe mais aussi des choses plus actuelles comme du rap français et américain.

Pour ce qui est des pochettes, on sait que c’est toi Victoria qui les dessine. De quoi t’inspire tu?

Victoria: Pour la pochette de Carrément Carrément je me suis surtout inspirée de la science fiction et du manga. J’ai beaucoup d’influence dans le cinéma. On a regardé beaucoup de films de Paul Verhoeven comme Starship Troopers ou Robocop. 

Comment écrivez vous?

Leo: C’est la chose qu’on fait le moins facilement ! On commence souvent par trouver la musique. Ensuite on va trouver une mélodie à l’aide de « yaourt » et après les paroles viennent toutes seules. Pour le thème ça dépend vraiment de l’humeur dans laquelle on est à ce moment là !

Victoria: En général c’est souvent Leo qui commence à écrire les paroles et moi je passe derrière pour compléter.  Nos chansons sont donc souvent écrites à deux.

Quels sont les avantages et les inconvénients de travailler en couple?

Leo: Les avantages c’est qu’ en tournée c’est comme si on partait en vacances tous les deux. On passe beaucoup de temps ensemble et ça c’est cool. Les mauvais cotés c’est les répétitions, surtout au début où on était que tous les deux. On avait du mal à s’y mettre et du coup on devait parfois travailler un peu dans l’urgence.

Victoria: Maintenant qu’on est un groupe ça va mieux. Même si on doit faire avec les changements de musiciens. On tourne entre deux batteurs car un des deux est dans un autre groupe. Pareil pour la basse où parfois on joue avec le bassiste du Las Aves. D’ailleurs on a pas mal de liens avec les autres groupes de la scène française. On est potes et on écoute Cléa Vincent , Las Aves…

Quels sont vos projets?

Leo: On commence à composer pour le prochain album. Pour ce qui est de l’étranger on fait surtout des dates en Belgique.

Comment gérez-vous votre ascension?

Leo et Victoria: Ça fait parti de la tournée, on change de scène très souvent et à chaque fois on a un ressenti différent.

Victoria: Et aujourd’hui on s’est professionnalisé. Nos premiers concerts en groupe étaient plus difficile à gérer.

Leo: Maintenant on a même une scénographie avec des jeux de lumières, des images derrière nous…

2016, ça vous manque?

Leo et Victoria: Non. C’était une belle année mais c’est bien d’avancer aussi.

Après notre entrevue, nous les retrouvons quelques heures plus tard sur scène aux cotés de VOYOY et Papooz. Dans la salle on sent qu’une grande partie du public est venue pour eux. Leur prestation est propre, soignée. Ayant gagné en professionnalisme The Pirouettes ne reste pas moins deux artistes complices avec leur public. Ils sont là et ils kiffent.

Juliette Soudarin (APJ) et Eglantine Puel

Crédit image à la une : @The Pirouettes
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