#ThrowBackTvShow #2 : Skins

Vous en avez marre de ces séries sur des adolescents parfaits, friqués et vivant une vie idéale pendant que vous grignotez des chips sur votre canapé ? Vous avez envie de voir une série peignant au vitriol la crasse de la jeunesse avec tout ce qu’elle peut avoir de beau et terrible en même temps ? Pour le #ThrowBackTvShow de cette semaine, on s’attaque à Skins !

Le pitch

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Précisons avant de donner le pitch de Skins que la série se base sur un système de générations. Ainsi toutes les deux saisons, nous passons à une autre génération de héros allant au même lycée et ayant bien souvent un lien avec la génération précédente. Pour ne pas spoiler nous présenterons ici la toute première génération, qui reste (avec la seconde) la meilleure.

Comme la plupart des séries sur des ados, Skins raconte la vie d’une bande de potes fréquentant tous le même lycée de Bristol en Angleterre. Mais ne vous attendez pas à avoir une superbe scène de bal à la fin de la saison.  Le « héros » de la première génération est Tony, un personnage beau, intelligent, mais aussi manipulateur et totalement odieux aussi bien avec sa famille et ses amis qu’avec sa copine. Son meilleur ami Sid est un looser fantasmant sur la copine de Tony. Et autour de ce « triangle amoureux » on trouve une anorexique rêveuse, un musulman essayant de concilier religion et attirance envers la drogue et le sexe et bien d’autres personnages tout aussi complexes. Dans Skins, les personnages vivent leur vie avec le regard désabusé qu’on peut avoir à la fin de l’adolescence, pas encore adulte mais plus enfant pour autant. La série porte un regard blasé sur une génération vue comme perdue qui vit sa vie comme si elle pouvait s’arrêter à tout moment. Vous avez compris, la série n’est pas tendre avec ses personnages, aussi bien adolescent qu’adulte, mais c’est tout la force du show. On y va pas doucement et on montre tout. Dans Skins on pleure, on rigole, on se sent mal pour les personnages et on reste accrochés jusqu’au bout devant cette fable dramatique et tragique. Skins c’est bien plus qu’une série pour teenagers à regarder avec du pop-corn, c’est la jeunesse que l’on oublie bien trop souvent dans les médias.

Le personnage qui change tout

imagesSkins a une flopée de personnages beaux, cool et intéressants mais la rédaction de Jollies Magazine a le cœur qui bat pour le « looser » de la troupe : Sid. Il n’est ni spécialement beau ni intelligent, la série prend même un malin plaisir à le tourner au ridicule que ce soit en le montrant avec un pull à motif de chien au nez clignotant ou en le montrant se faire uriner dessus par un chien et un SDF. Mais qu’est-ce qu’on aime Sid ! Sid c’est l’ami qu’on aimerait être ou qu’on aimerait avoir : toujours là pour ses amis, même lorsque ses amis le manipulent par pur amusement. C’est le personnage le plus humain de la bande, avec ses faiblesses, une maladresse presque maladive mais qui devient source de tout l’attrait qu’on peut porter au personnage. On finit par éprouver énormément d’affection envers le personnage de Sid tant il est malmené par les aléas de la vie. Et sans spoiler, il est celui qui aura l’une des plus belles histoires d’amour de la série.

Notre épisode préféré

Beaucoup d’épisodes de Skins sont marquants, que ce soit par leur beauté ou leur côté tragique, mais s’il ne devait en rester qu’un, ce serait le dernier épisode de la saison 1 : Anwar, centré sur le personnage éponyme. Dans cet épisode tous les personnages vont essayer de se trouver et de recoller les morceaux entre eux. Mais ce qui rend l’épisode si mémorable, c’est la fin pleine de fantaisies où presque tous les personnages vont chanter Wild World de Cat Stevens. Un moment magique qui nous ramène très vite à la dure réalité de la vie. Mais on ne vous en dit pas plus !

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Pourquoi on adore

Les plus :

  • On a un véritable attachement aux personnages qu’on suit dans leur vie de tous les jours. Au fur et à mesure, on a l’impression de faire partie de cette bande de potes et c’est terriblement agréable.
  • La série représente aussi bien des personnages homosexuel ou musulman sans jamais les tourner en dérision. Elle représente tout le monde avec le même regard.
  • Elle traite de sujet qu’on a pu vivre dans l’adolescence : recherche de soi, peur de l’avenir, sentiment de perdition.
  • Le côté dramatique de la série tranche avec les autres séries pour ados.
  • La réalisation de la série est parfaite, tout comme sa bande originale.
  • Le jeu des acteurs est presque parfait également
  • Le plaisir de voir certains acteurs, célèbres aujourd’hui, à leur début. Comme Dev Patel (Slumdog Millionnaire, Lion) ou Nicolas Hoult (Xmen, Mad Max : Fury Road)

Les moins :

  • La série peut parfois être un peu longue, surtout avec des épisodes de 50 minutes.
  • Il peut être difficile de se reconnaitre dans certains personnages qui peuvent apparaitre comme détestables.
  • La série peut parfois être horrible pour les cœurs les plus fragiles.
  • La série US est une insulte à la série anglaise. Il n’y a pas d’autre mot.

Qu’on aime ou pas Skins, on ne peut rester indifférent face à cette série et ses personnages semblant tout droit sortir d’une tragédie grecque. Chez Jollies, on adore cette série avec ses personnages terriblement bien écrits et son talent pour retranscrire toute la perdition de la jeunesse qu’on catalogue dès le début comme une génération perdue !

Crédits photos : E4

Anthony XERRI

2 réflexions sur “#ThrowBackTvShow #2 : Skins

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