Carré-Court, un duo rock-sixties

Carré-Court, c’est un duo mixte, entre Julie et Emilien, tous deux issus de Limoges. Influencés par des groupes rock et fans des sixties, leurs morceaux sont empreints d’un mélange de styles. Jollies les a interviewés avant la réédition de leur EP, en avril prochain.

Pouvez- vous vous présenter ?
Julie : Moi je m’appelle julie, j’ai bientôt 27 ans et je viens de Limoges.
Emilien : Moi c’est Emilien, et j’ai 26 ans et je viens aussi de Limoges.

Pourquoi ce nom, Carré Court ?
Julie : Emilien est tombé sur une pochette d’album du groupe Nouvelle Vague où y’a une nana de trois quart qui a un carré court et on l’a trouvée super jolie. On est fans des années 1960, on s’est dit que c’était un petit clin d’œil.
Emilien : On voulait aussi un nom français puisqu’on chante en anglais, c’est la petite french touch. On a trouvé au début un truc tout en anglais, mais on s’est dit que vraiment en français ce serait sympa.

Quand votre duo s’est-il créé et comment ?
Emilien : On a commencé ensemble avec Julie en 2013. On se connait depuis le collège et à l’époque j’avais un groupe de reggae et j‘ai proposé à Julie de venir jouer avec nous. On s’est perdu de vue et on s’est recroisé 4/5 ans après, un peu par hasard. Je lui ai proposé de se revoir et faire un peu de musique. On voulait pas monter un groupe, mais juste faire de la musique sans prétention, pour le plaisir. On a enregistré deux trois morceaux qu’on a mis sur internet et les gens ont trouvé ça bien. Du coup, ça nous a encouragés et on a eu une proposition de date dans un bar de Limoges.
Julie : On a eu la chance car c’est allé assez vite dans notre région, les gens se sont proposés instantanément.
Emilien : En 2013 c’est le tout début. Notre premier concert était le 21 juin 2014. C’est
en 2015/2016 qu’on a fait pas mal de tournées et de concerts.

Qu’avez vous fait exactement depuis quatre ans ?
Emilien : Beaucoup de concerts surtout à Limoges ou à Paris.
Julie : Mais à la base c’était pas sérieux, Émilien avait d’autres groupes où il était batteur et guitariste et notre duo c’était vraiment pour souffler. On nous a proposé la fête de la musique et un de nos morceaux a été repéré par ce qui est notre label aujourd’hui.
Emilien : On a signé notre contrat un an plus tard.

Où avez-vous déjà joué ?
Emilien : Paris, Limoges, Compiègne, en Savoie… Un peu partout.
Julie : Dans notre région on a été sélectionné pour participer au Printemps de Bourges, donc on y est allé en 2015 et on a eu pas mal de contacts pour continuer.
Emilien : Pour Compiègne, c’était un concours donc on a été pris et après y’a aussi des gens qui nous on contacté d’eux-mêmes. La boîte de production nous a trouvé des concerts sur Paris, alors que c’est très compliqué d’y jouer. On a fait La Maroquinerie et la première partie de Saint Paul and the Broken Soul, le Studio de L’hermitage, les Trois BAUDETS.

Comment décrivez-vous votre musique ?
Emilien : C’est principalement rock mais on nous a défini en pop sixtites.
Julie : Ce qui nous rapproche c’est la musique sixties mais avec un assemblage de styles complètement différents : du garage, du reggae, du rock teddy, du rock… c’est les traitement de sons qui diffèrent.
Emilien : On a vu qu’on avait les mêmes références avec Julie et on est partis là-dessus. C’est plutôt assez rock dans l’esprit, mais avec d’autres styles. On s’inspire de tout, on veut pas se mettre dans une case précise. On essaye des choses.
Julie : Surtout, on ne veut pas faire tout le temps la même chose, car on aime pas les artistes qui restent dans leurs univers de prédilections.  On essaye de faire pareil, les gens sont en recherche de nouveauté.

Quelles sont vos sources d’inspirations et vos influences musicales ? 
Emilien : Les Beatles, c’est indéniable. Etha James. Les suprêmes. J’adore Nirvana aussi et The Clash. On met aussi un peu de reggae dans nos chansons par exemple.
Julie : Par exemple I dont care, c’est un morceau plus sombre que les autres. Les autres sont plus rock teddy et reggae. Pour des influences plus récentes, on aime les Groolers, qui sont fans de reggae. Il y a une évolution qu’on trouve super c’est sincère, ils ne trichent pas. Nous c’est l’approche qui est importante, on aime ceux qui font ce qu’ils aiment.

Comment composez-vous?
Julie : Emilien compose un morceau entier, un thème généralement seul, car il sait ce que j’aime ou pas. Et on dit « on va essayer ça au niveau du chant » et les paroles viennent après.
Emilien : Quand j’écris, je me dis pas « je vais faire ça », j’essaye et c’est tout. On le fait parce qu’on aime et c’est tout. On ne veut pas tricher, on ne peut pas faire quelque chose qu’on aime pas, on est trop attachés à ça.
Julie : L’important pour moi c’est de procurer autant d’émotions que j’ai pu ressentir avec certains artistes à notre public.

En avril, il y a une réédition de l’EP, comment s’est passée la première sortie ?
Julie : Ce fut une sortie assez discrète. Ça c’est bien passé, on en a vendu aux concerts et chez les disquaires. Mais surtout sur Limoges, en local. Travailler avec une agence de communication sur Paris va nous ouvrir des portes, mais du coup la réédition est le bon compromis. Autant maintenant le faire connaître au grand public, après les retombées des premières chansons. Et ça annonce aussi l’album qui est en préparation.

Ah, prochainement un album en vue ?
Emilien : On est en train de bosser les morceaux et de les sélectionner. On prend le temps de bien choisir, de pas se précipiter pour trouver la personne qui nous produira et qui fera la différence.
Julie : L’entente et les influences sont importantes, il faut que la production soit impliquée et nous pousse à faire quelque chose de bien. Ça nous tient beaucoup à cœur car sinon on sait que ça marchera pas. Et ça nous intéressera pas, on veut avoir confiance.

Pourquoi chantez-vous en anglais ?
Julie : Avec la musique qu’on fait, les sonorités anglaises vont mieux. Le français c’est quelque chose de très compliqué, il doit être bien écrit. On est pas fermés à ça et je pense qu’un jour on le fera, mais si on écrit un texte qui soit suffisamment beau a nos yeux. Le français ça se respecte. On avait commencé à faire des chansons des années 1960 très poppy avec des textes un peu légers, en anglais ça rend mieux qu’en français. C’est pas du tout la même façon d’interpréter.

Quel message essayez-vous de faire passer à travers vos textes et votre musique ?
Julie : La simplicité et la sincérité. Je voudrais que nos chansons soient émouvantes par cette sincérité : faire de la musique qui fait du bien.
Emilien : En live on est que tous les deux et même si l’EP est orchestré c’est un choix de notre part d’être deux sur scène. On veut que ce soit pur, pas de synthé ou quoi. On a une grosse caisse, des shakers, des tambourins. On essaye de faire sonner les morceaux juste à deux. On veut faire des choses vraies. Ca amène de l’inattendu et il y a un vrai partage sur scène avec le public. C’est ce côté sincère qu’on recherche et qui est le plus important pour nous.

Souhaitez-vous agrandir votre groupe dans le futur ?
Emilien : On va forcément faire appel à des musiciens mais pour l’instant c’est beaucoup plus facile de faire des premières parties à deux. Mais ça nous démange d’avoir d’autres gens quand on est que tous les deux. S’il y a quelqu’un qui fait tourner le morceau, on pourrait donner plus au public, mais on y va progressivement, ça fera une nouvelle étape.

Quels sont vos projets à long terme ?
Emilien : Sortir cet album et être concentrés dessus. On veut que tous les titres soient super.
Julie : Le plus important c’est l’album, faire des dates et être fiers de nous. On est un peu en stand-by avec le label et l’album.
Emilien : Mais, on voudrait jouer dans plusieurs villes.
Julie : Ce que l’on veut le plus, c’est rencontrer notre public.

Propos recueillis par Margaux LIDON

Crédit image à la une : @Carré Court

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