Gnucci en concert à Lille : “Comme tu gères, meuf !”

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Mercredi 19 octobre, L’Aéronef de Lille accueillait Gnucci sur sa scène. Trop méconnue du public français, cette artiste suédoise, d’origine serbe a un potentiel immense. Sa musique entre rap, hip-hop, house et électro renouvelle les codes. Après un concert bourré d’énergie dans une ambiance électrique, Jollies Magazine a pu rencontrer Gnucci pour quelques questions.

On Wednesday October 19th, Lille’s Aéronef welcomed Gnucci on stage. Little known by the French audience, this Swedish artist from Serbia has a huge potential. Her music, somewhere between rap, hip-hop, house and electro, creates new codes. After a gig full of great energy in an electric atmosphere, Jollies Magazine met Gnucci for a few questions.

Jollies Magazine : Where does your stage name Gnucci come from ? / D’où vient votre nom de scène, Gnucci ?

Gnucci : C’est un surnom que l’on m’a donné lorsque j’ai commencé à faire de la musique.

It’s a nickname from when I started making music.

JM : Earlier during the concert you were saying “Comme tu gères, meuf!”, where did you learn that ? / Pendant le concert, vous disiez “Comme tu gères, meuf!”, où avez-vous appris ça ?

G : Une fille a crié ça pendant un concert à Marseille et ensuite elle m’a écrit un message disant “Comme tu gères, meuf ! ”. J’ai appris un peu à parler français grâce aux concerts que j’ai fait en France.

A girl screamed it at me in Marseille and then she wrote me a message saying “Comme tu gères meuf ! ”. I’ve learned some French from French gigs.

You’ve given a few concerts in France, how do you think the French audience is receiving your music ? / Vous avez déjà fait quelques concerts en France, comment pensez-vous que le public français reçoit votre musique ?

De manière incroyable ! La France est un expérience de ma carrière dont je suis très fière. Ici, je joue beaucoup, j’ai déjà fait trois tournées. J’ai joué dans des gros festivals et le mot s’est répandu parce que des promoteurs ont pu entendre parler de moi.

Des fois, je suis dans des villes en France où ils ne parlent pas anglais mais le public est vraiment connecté avec mon énergie et ça me donne encore plus d’énergie ! C’est quelque chose de très sincère et très brut. Je ressens cette connexion avec les gens ici plus que partout ailleurs. Ce qui fonctionne bien c’est que j’ai bien plus de concerts que de rendez-vous avec la presse. Je n’aimerais pas ça. Beaucoup d’artistes commencent par apparaître dans les médias, se font connaître des gens et ensuite ont des concerts de prévus. J’ai construit ma réputation en travaillant dur, en étant sur scène, comme on faisait avant. Ce soir, pas mal de personnes du public ne me connaissaient pas et c’est très important pour moi car c’est comme ça que je veux me présenter, en leur montrant ma performance sur scène.

Plus que partout en Europe, c’est très professionnel en France, c’est très agréable de venir ici pour faire des concerts. Les gens consomment la culture avec beaucoup de curiosité et de soutien pour les artistes. J’adore ce qui se passe en France, c’est spécial. J’ai été à Roubaix, Angoulême, Vannes, Rennes, Paris, Lille… J’ai des moments très intimes et spéciaux avec le public français parce qu’il me découvre sur le moment. On a cette soirée-là et ça la rend spéciale parce qu’ils ne savaient pas à quoi s’attendre et moi non plus parce que je ne connais pas toutes ces villes.

C’est toujours un rendez-vous à l’aveugle mais je commence à de plus en plus aimer venir en France. Je sens que les gens me soutiennent, c’est très spécial.

Amazing ! France is an experience in my career that I take great pride in. Here, I play a lot, I have had three tours. I’ve played in big festivals and the way it got around is because promoters heard about me.
Sometimes, I’m in French cities where they don’t even speak English but they really connect with my energy and they give energy back. There’s something so genuine about it, so raw. I really feel that people have connected here more than anywhere else in the world. I feel a success here because I wouldn’t like it if I had more press than gigs. A lot of artists have more experience popping up in media so people get to know them and then they have shows. I have built it up with hard work, the old school way of being on stage. Here, tonight for a lot of people it was the first time they heard about me and it’s really important for me because this is how I want to introduce myself, as a live performer.
In France, more than anywhere I’ve been in Europe, it’s so professional, it’s so nice to come here and play live. People consume culture so curiously and supportively. I love the thing I have going on in France, it’s really special. I’ve been to Roubaix, Angoulême, Rennes, Vannes, Paris, Lille… I have really intimate and special moments with people in France because they discover me then and there. It’s like we have that night, it makes it special. They didn’t know what to expect and I don’t know what to expect either because I don’t know all these cities. It’s always a blind-date but it’s becoming a really nice love of mine coming back to France. I feel more and more that people support me. It’s special.

Why did you choose rap music over any other kind of music ? – Pourquoi avoir choisi le rap comparé aux autres genres de music ?

Je suis une artiste très versatile. Je pense que beaucoup de monde a du mal à me coller un genre. Je fais du rap mais je ne m’identifie pas comme étant une artiste hip-hop. Le hip-hop est une très grande influence sur mon travail mais il y a aussi la dance soul, la house, la rhyme et la pop. Je met en musique des sentiments, des émotions, des humeurs.

On n’est pas heureux d’une seule façon. Certaines personnes ont trois émotions : la colère, le bonheur et la tristesse. Mais moi, je pense que la plupart des gens sont complexes. On est en colère par nuances. C’est comme ça que je m’identifie comme artiste. Je sens qu’il y a tout un spectre et c’est comme ça que ma musique se fait. Vous connaissez la boule de toutes les couleurs qui tourne sur les ordinateurs Mac ? C’est comme ça que je visualise ma musique, plus que juste un fil rouge.

Cela rend les choses difficiles parce que les gens aiment tout mettre dans des cases. Ils aiment savoir où on les emmène. Ils ne se sentent pas très à l’aise avec le « c’est comme ça et c’est tout » donc je comprends que ça puisse être compliqué pour eux mais en même temps, je suis choquée quand quelque chose est trop prévisible. Je me dis juste « Mais pourquoi ? ».

Donc voilà, je ne fais pas que du rap. Nire (ndlr : la DJ new-yorkaise qui l’accompagne) est une productrice géniale et ses influences viennent également du hip-hop mais de plein d’autres styles aussi. On est des fans de la culture, des fans de la musique donc on se fait plaisir comme ça.

I’m a very versatile artist. I think a lot of people have a very hard time putting a genre on me. I rap but I don’t identify with being a hip-hop artist. Hip-hop is a huge influence, but so is dance soul, house music and rhyme and pop. I soundtrack feelings, emotions, moods.
You’re not happy in one way you know. Some people have three feelings : angry, happy and sad. But I think most people are complex. We’re angry in nuances. That’s how I identify as a musician. I feel like a spectrum and that’s how my music is. Do you know the little ball that spins on Mac computers that has all the colors ? That’s how I think my music is rather than just like a red thread.
It makes things difficult sometimes because people like boxes. They like to know where you’re taking them. They feel a bit uncomfortable with just “it is what it is” so I understand that that could be a bit complicated but at the same time I’m chocked when something is predictable , I’m just like “why?”. So yeah, I don’t only make rap music. Nire (ed : Gnucci’s producer and dj from New York), is a great producer and her influences also comes from hip-hop but also from so many other things. We’re fans of culture, fans of music, so we indulge in a lot.
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Crédit photo : Esteban Wautier

Would you say that your look matters as an artist, for instance in your videos? Is it another way to express yourself ? – Diriez-vous que votre look a de l’importance en tant qu’artiste, dans vos clips par exemple ? Est-ce un autre moyen de vous exprimer ?

Pour moi, ce n’est pas une priorité d’être belle. J’adore me sentir mignonne ou sexy mais je préfère par dessus tout mettre l’accent sur ma musique. Quand je suis sur scène ma priorité ce ne pas d’être mignonne, ma priorité c’est l’énergie que je vais y mettre. Je pense que tu peux mettre améliorer tout ça en ressemblant à ce que tu ressens. Alors, je ressemble à ce que je ressens et dans mes clips mon look est celui de la chanson. C’est en ça que c’est important. Je sais que c’est une discussion difficile à avoir en tant que femme parce que « le look ne devrait pas être important » mais en même temps c’est important.

Parfois, on traite notre corps comme une coquille. Il doit paraître beau, juste pour paraître beau, par principe. Moi, je veux que ma musique soit physique. C’est pour ça que j’adore faire des concerts dans des clubs parce que les gens y vont pour danser. Quand tu danses, tu utilises ton corps. Ca fait du bien de se déhancher, de balancer les bras, de sauter de partout. C’est un excitation très saine pour le corps plutôt que de juste savoir si on le trouve beau et de le critiquer.

For me, it’s not a priority to look beautiful. I love feeling cute or sexy but I like to enhance the music first and foremost. When I’m on stage my priority is not like “Oh I’m gonna look cute tonight” it’s more like an energy. And I think you can enhance that by looking the way you feel. So I look the way I feel or I look the way the song feels in the videos. That’s how it matters. I know it’s a really complicated discussion to have as women because “look shoudn’t matter” but at the same time it does all the time.
Sometimes we treat our body as a shell. It has to look good for the sake of looking good. I want my music to be physical. That’s why I love performing in nightclubs because it’s a place people go to dance. When you dance, you use your body. It feels good to use my hips, swing my arms and jump up and down and that’s a very healthy hype about your body rather than just looking at it and criticizing it.

What inspires you to write a new song ? Do you have habits or all your songs just came to you naturally ? – Qu’est-ce qui vous inspire pour écrire de nouvelles chansons? Avez-vous des habitudes ou bien vos chansons vous viennent-elles naturellement ?

Mes chansons me viennent comme ça, elle viennent de mes tripes. Ca fait un peu comme des dominos. On tombe sur un truc et tout se suit ensuite. C’est exactement ce que je ressens quand j’écris une chanson en 15 minutes. Pour d’autres chansons, c’est plus comme un collage d’expériences.

Je pense que c’est très bien d’écrire tout le temps pour se rendre compte de ce qui ne va pas dans l’écriture. Je pense que beaucoup de gens, surtout les jeunes femmes, ont peur de se lancer pour faire de la musique parce que tout le monde parle de la domination masculine dans le monde de la difficulté d’être une femme. Et ça l’est ! Partout dans le monde ! Mais c’est tellement incroyable d’être une artiste femme. Je comprends que c’est très dur au début parce que beaucoup de filles ont l’habitude d’être bonne dans tout ce qu’elles font mais dans ce métier il faut « être nul » à un moment si on a un but pour pouvoir s’améliorer.

It just comes, it hits you in the guts. It can feel like dominoes sometimes. It ticks and everything follows. That’s how you feel when you write a song in 15 minutes. For other songs, it’s more like a collage of experiences.
I think that it’s very good to write all the time in order to figure out what is bad in what you write. I think a lot of people, and especially young women, are quite afraid to make music because no one can stop talking about this male dominance and how it’s all so difficult for women. It is ! Everywhere in this world ! But it’s amazing to be a female musician. I understand that in the beginning it’s really hard because a lot of girls are used to being really good all the time and you have “to suck” if you have a goal to become better at it.

What was the thing that pushed you to write, to create your own music? – Quelle est la chose qui vous a poussé à écrire, à créer votre propre musique ?

Un artiste m’a invitée à faire ma première chanson avec des producteurs allemands et il m’a encouragé. J’avais besoin de cet encouragement. J’avais besoin que quelqu’un me dise « Tu peux le faire ! ». C’est pour ça que j’essaye de faire de même le plus possible. Je n’ai pas beaucoup de pouvoir parce que je suis indépendante. Je contrôle tout ce que je fais de créatif. J’ai du pouvoir quand même. Je peux élever des gens. Pendant cette tournée, j’invite tout le monde à venir sur scène où que j’aille. C’est arrivé une fois à Berlin que des artistes viennent sur scène et c’était magnifique. J’ai invité un groupe de filles musulmanes, c’était leur premier concert. C’est super cool de pouvoir soutenir les nouveaux artistes. Un premier concert c’est super stressant mais quelqu’un m’a aidée donc je sais l’importance que ça a de le faire pour quelqu’un d’autre.

An artist invited to do my first song with German producers and he encouraged me. I definetly needed the encouragement. I needed someone to tell me “You can do it ! ”. That’s why I try to do it as much as possible. I don’t have a lot of power since I’m an independent. I do creatively control everything I do. I do have power. I can put people on. During this tour, people have been invited to join the stage wherever we go. It only happened in Berlin but it was beautiful. I invited islamic girls, it was their first gig ever. It’s just cool to do that as a support. A first gig is really nerve-wrecking but somebody did that to me so I know the importance of doing it to someone else.

Do you have a special message that you want to share with your music ? – Avez-vous un message spécial à faire passer à travers votre musique ?

Oui. Chaque chanson est une humeur différente, un émotion différente. Work! traite du capitalisme et de la consommation. Ultimate Syndrom parle du fait d’être dur avec soi-même même quand on fait du mieux qu’on peut. A.Rab, c’est à propos des femmes. Young Paula Abdul est à propos de Paula Abdul mais aussi à propos de l’importance de faire preuve de soutien. Je prends des sujets banals et je les rends plus profonds. Je regarde Paula Abdul et sa relation avec Janet Jackson et ça m’inspire beaucoup. C’est beau parce que cette chanson, Yound Paula Abdul, est à propos de leur esprit collaboratif. Elles brillent plus fort ensemble. Je pense que c’est vraiment fabuleux, on a besoin de plus de ce genre de chose, le partage désintéressé de leur prospérité.

Yeah. Each song is a different mood, a different emotion. Work! Is about capitalism and consumerism. Ultimate Syndrom is about being hard on yourself even though you’re doing the most. A.Rab is about women, Young Paula Abdul is about Paula Abdul but also being supportive. I take very banal subjects and I make so deep. I look at Paula Abdul and I look at her relationship with Janet Jackson and it just inspires me a lot. It’s so beautiful because that song ,Young Paula Abdul, is about their collaborative mind. They shine brighter together. I think it’s really amazing, we need more of that, genuinely sharing prosperity.

If you had to choose the one song that describes your style the most, if we had to show just one song in order to know you, which one would it be ? – Si vous deviez choisir une chanson qui décrit le mieux votre style, une chanson pour vous connaître, laquelle serait-ce ?

Fuck what they want, we are what they need. Elle n’est pas encore sortie. Elle me motive vraiment.

Je ne viens pas d’un milieu musical. Je ne suis pas arrivée dans cette industrie en sachant comment les choses se déroulaient. Quand on ne connait pas, ça fait peur. Et le fait que je ne comprenais pas tout a créé chez moi un doute certain mais aussi une grande motivation. Quand j’ai commencé, je suis allée à des rendez-vous avec des majors et des avocats et je me disais « Merde, je ne sais pas ce que je fais, je vais faire semblant jusqu’à ce que j’y arrive. ».

Puis, j’ai réalisé que les gens créent de plus en plus une culture du copier/coller. Les choses se font d’une certaine façon et je comprends ça, je respecte le fait qu’il faille avoir un certain savoir. Mais je pense que c’est très dangereux quand les choses ne sont pas ouvertes d’esprit. Il y a besoin d’une perspective différente. Parfois, quand je vois l’industrie de la musique, la scène musicale, je me dis que je suis nécessaire en tant que femme, immigrante, sans bagage musical, venue de la classe ouvrière, en tant qu’artiste indépendante, une artiste DIY (ndlr : Do it yourself). Toutes mes vidéos sont des DIY même si elles n’en ont pas l’air. C’est ça la créativité. Pour moi, la créativité résout les problèmes. Ok, je n’ai pas assez d’argent mais j’ai des idées et je peux les réaliser si je deviens créative.

Fuck what they want, we are what they need. It’s not out yet. It really motivates me.
I don’t have a musical background. I didn’t come in this business knowing how things work. If you don’t know it, it creates fear. Not having that understanding is the main thing that creates self doubt but also the most motivation. When I started this, I went to meetings with majors and lawyers and I was like “Shitn I don’t know what I’m doing, I’m gonna fake it until I make it”.
Then I’ve realized more and more that people do like a copy/paste culture. Things are done a certain way and I understand that, I respect that there’s knowledge to things. But I do feel that it’s very dangerous when things are very narrow-minded. You need different perspective. Sometimes, when I look at the music industry, the live scene, I feel like I’m needed as far as being a women, immigrant with no musical background, coming from a working class, being independent artist, a DIY (ed : do it yourself) artist. All my videos are DIY even though it doesn’t look like it. That’s what creativity is. Creativity for me is problem solving. Yeah, I don’t have enough money but I got ideas and I can make them work if you get creative.

You were born in Serbia, you moved to Sweden… Do you think this internationalism built the artist in you ? – Tu es née en Serbie, tu as déménagée en Suède… Pensez-vous que cet internationalisme vous a construit en tant qu’artiste ?

Absolument. Quand on vient d’une culture et qu’on va dans un autre pays, on est déplacé des choses qui sont supposées faire partie de notre identité. Quand tu arrives dans un endroit que tu ne comprends pas, tu ne peux pas t’identifier. Alors, j’étais entre deux pays, deux cultures. Je me suis retrouvée forcée à construire ma propre identité avec tout ce qu’il y avait autour de moi. La culture populaire a joué un rôle énorme. La télévision était ma meilleure amie ! Parce que j’ai construit mon identité à travers les films, la musique.

En plus, j’ai grandi avec d’autres enfants immigrés. Être différente est devenu normal. La politique était un grand sujet entre nous parce qu’on venait tous d’un pays en guerre. J’ai grandi avec des amis chiliens donc j’apprenais sur Pinochet et eux sur Milosevic.

Je pense que c’est tout ça qui a fait de moi une artiste versatile parce que les nationalités ne m’ont jamais définies. Je n’avais pas le choix. Je devais me définir seule avec ce que je ressentais, ce à quoi je pouvais me relier et ce qui me faisait me sentir bien.

Definitely. If you come from a culture and you go to another country, you’re displaced from things that are supposed to be part of your identity. You come to a place that you don’t understand, so you can’t identify with it. So you’re in between two countries and two cultures. I found myself forced to build my own identity with everything I had around. Popular culture played a huge role. Tv was my best friend. Because we built our identities via music, films.
Plus, I grew up with other immigrant kids. Being different became normal. Politics was a big thing because we all came from war. I grew up with chilean friends, so I knew about Pinochet’s background and they knew about Milosevic.
I think that’s what made me such a versatile artist because nationalities have never defined me. I didn’t have a choice. I had to define myself with what I just genuinely feel, what I can relate to, what makes me feel good.

L’album de Gnucci, You’re good, I’m good, Let’s be great, sortira début 2017. / Gnucci’s album, You’re good, I’m good, Let’s be great, is coming out early next year.

Ses prochains concerts / Her next gigs :

21 octobre : Nuremberg, Allemagne – 22 octobre : Genève, Suisse

Vous pouvez la trouver sur les réseaux sociaux / You can find her on social networks :

Facebook – Twitter – Instagram – Youtube

Propos recueillis par Pauline THURIER

Crédit photo à la une : Esteban Wautier

Une réflexion sur “Gnucci en concert à Lille : “Comme tu gères, meuf !”

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