Critique : Miss Peregrine et les enfants particuliers, Burton nous sert du Burton et on aime ça


Miss Peregrine tient une maison dans laquelle elle éduque des enfants… particuliers. Enoch peut donner vie aux objets, Emma est plus légère que l’air, les mains d’Olive mettent le feu à tout ce qu’elles touchent, Bronwyn a autant de force que dix hommes réunis. Sur leur petite île du Pays de Galle, ils mènent une vie presque paisible. Ils vivent sous la menace permanente des Creux, ces monstres invisibles qui cherchent à leur manger les yeux pour prendre forme humaine. Jake, un adolescent américain de prime abord très ordinaire, leur rend visite après la mort de son grand-père, ancien pensionnaire de Miss Peregrine. Tim Burton nous fait jongler entre 2016 et 1943 pour une aventure fantastique.

L’imaginaire de Burton ne cessera jamais de nous émerveiller. Bien que Miss Peregrine et les enfants particuliers soit adapté du roman de Ransom Riggs, Burton a su se l’approprier au point qu’il semblerait que nous soyons en train d’observer un de ses rêves. Les décors, du manoir de Miss Peregrine au pub de l’île de Cairhorn en passant par l’épave du bateau-refuge, sont à couper le souffle. Alliés aux costumes de chacun des personnages, c’est un tableau parfait. Les images de synthèse utilisées pour représenter les Creux se fondent tellement bien dans cet univers magique qu’on y croit plus que jamais.

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Crédit photo : foxmovies

Même si tous les enfants et adolescents du casting ont un talent indéniable, ce sont les adultes qui portent le film de Burton. Eva Greene dans le rôle de Miss Peregrine et Samuel L. Jackson dans celui du méchant M. Barron donnent de l’ampleur à ce film qui pourrait paraître être un film de plus pour enfants. D’ailleurs, pas certain que ce film soit réellement pour les enfants. A la manière de nombre de ses autres films, Burton donne une allure enfantine à un film qui ne l’est pas du tout. Sur fond de métaphore de la Seconde Guerre mondiale, Miss Peregrine et les enfants particuliers soulève des réels problèmes historiques et de société. Mettre à l’écart les personnes différentes, stigmatiser les enfants dits « particuliers » est un problème de la société d’aujourd’hui que Burton dénonce à travers ce film. Peut-être le fait-il de manière un peu trop simpliste, sans trop se mouiller, mais l’idée y est.

Le spectateur se laisse porter sans effort par ce scénario haletant. Parfois, il peut se retrouver un peu déboussolé par les changements d’époque mais l’essentiel et de suivre ces petits personnages très attachants dans leur lutte pour la liberté. Burton nous donne à voir un film très très « burtonien ». Peut-on réellement lui reprocher cela ? La mélancolie présente constamment sur le visage de ces enfants, leur soif d’aventure et leur envie de réussir… Ce film est-il « burtonien » parce qu’il s’apparente aux autres films du réalisateur ou simplement parce qu’il dépeint son portrait ? Un peu des deux, certainement. Cela ne fait aucune hésitation, Miss Peregrine et les enfants particuliers est un film divertissant et très prenant, même s’il ne peut égaler d’autres pièces du puzzle Burton.

Article à retrouver sur Pauline se fait des films

Pauline THURIER

Crédit photo à la une : foxmovies

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