Syrie : l’ONU et la Russie ou l’échec de la diplomatie

Le 8 octobre 2016 est une bien triste date pour la diplomatie internationale. La Russie se montre une fois de plus opposée à la résolution des Nations Unies visant à imposer un cessez-le-feu à Alep en Syrie. Les 14 autres États membres du Conseil de sécurité se retrouvent mains et poings liés… une fois de plus. 

Récemment la diplomatie a une nouvelle fois échoué à l’ONU… Deux grands camps, en la présence des Etats-Unis et de la Russie, s’affrontent à coup de veto lors des séances du Conseil de sécurité au sujet de la guerre en Syrie. Les Etats-Unis, ainsi que la plupart des pays membres de l’organisation mondiale, sont pour un cessez-le-feu dans la région d’Alep. La seconde ville de Syrie subit actuellement des bombardements et les troupes au sol de Bachar Al-Assad massacrent une population qui meurt à petit feu et survit plus qu’elle ne vit. La diplomatie semble se trouver dans une impasse. Alors que des pays comme la France veulent porter une accusation de crime de guerre contre la Russie devant la Cour pénale internationale, cette dernière utilise à chaque fois son droit de veto pour bloquer toute motion visant à stopper les atrocités dans le conflit mondial tout en continuant à bombarder des civils sur place.

Petit rappel : Le droit de veto est détenu par cinq des quinze membres du Conseil de sécurité des Nations unies à savoir les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni. Du latin veto, j’interdis, il permet d’empêcher une décision commune de façon unilatérale.

Ainsi, lorsque des conflits internationaux opposent certains membres du Conseil de sécurité pourvu de ce droit de veto, il est difficile de trouver une solution qui aille dans le sens de tous et qui ne soit pas rejetée. C’est pourquoi, sur fond de conflit en Syrie, les réunions du Conseil de sécurité sont plutôt tendues et n’aboutissent à rien.

Le mardi 11 octobre, Courrier International revient sur cet échec diplomatique daté du 8 octobre. Dans l’article, le journal souligne « l’impasse » dans laquelle se trouvent les relations russo-occidentales.

« Nous devons voter deux projets de résolution, tout en sachant très bien qu’aucun des deux ne sera adopté » a déclaré le représentant de la Russie à l’ONU Vitali Tchourkine. Selon lui, c’est la France la responsable puisque « la délégation française n’a rien proposé de constructif ».

L’article évoque une possible mise en place d’une limite au recours du veto lors des séances de sécurité de l’ONU, dénonçant des usages abusifs par la Russie, chiffres à l’appui. Depuis 1992, ce serait son 14ème veto et son 5ème dans le cadre du conflit syrien. Le ministre des Affaires Etrangères français Jean-Marc Ayrault est en faveur de cette mesure qui permettrait de réduire l’usage droit de veto en cas « d’actes massifs de cruauté ».

Cependant, limiter son usage ne serait-il pas avouer l’échec de la diplomatie à l’échelle mondiale ? Dans l’optique de résoudre cette crise, le président russe Vladimir Poutine se dit disposé à venir en France afin de s’entretenir avec le président Hollande lorsque celui-ci sera prêt.

giphy

Léa GORIUS

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