Rock en Seine 2016 : Chaleur, sueur, bonheur

Finis les lunettes de soleil et les maillots de bain… Chaque année, le festival Rock en Seine marque la fin de l’été. Pour sa 14ème édition, le festival de Saint-Cloud n’a pas dérogé à la règle : trois jours d’excellente musique, de bières et de bonne ambiance. L’équipe de Jollies Magazine s’est rendue à Rock en Seine et vous raconte tout !

Jour 1

Il est 16 heures, il fait 35°C à l’ombre des arbres du Parc Saint-Cloud (ça change de la traditionnelle pluie de la fin du mois d’août) et c’est parti pour la première bière du week-end. En route pour la Grande Scène où Caravan Palace va enflammer nos corps déjà trempés de sueur. L’énergie est à bloc et la foule se tortille au rythme du violon et de la voix de Zoé. Il n’y avait pas mieux pour démarrer ce festival, ça saute, ça hurle et ça swing de tous les côtés, le mode Rock en Seine est enclenché.

Après une petite pause repas thaï (et encore une bière), on enchaine avec Two Door Cinema Club, le groupe irlandais du label Kitsuné. La pop sucrée et colorée du groupe a du mal à envahir le terrain de la Grande Scène. En effet, cette scène dessert souvent les groupes pop et rock car la diffusion du son n’est pas parfaite. C’est dommage, on passe à côté de la plupart des chansons.

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Premier après-midi, la chaleur déshabille les festivaliers. @Pauline Thurier

C’est pas grave, on ne se laisse pas abattre, on a encore plein d’énergie à revendre. Direction la scène de la Cascade pour Birdy Nam Nam. Niveau son, cette scène est la meilleure, où que l’on se place la qualité est au rendez-vous. Birdy Nam Nam nous offre un set endiablé. Wild for the Night et Defiant Order ont complètement retourné le public.

Mais la soirée n’est pas finie ! The Last Shadow Puppets ont commencé à jouer sur la Grande Scène. Malheureusement, c’est une énorme déception. Alex Turner n’a pas su assumer ses responsabilités et a laissé Miles Kane donner un sens à ce bazar désastreux…  Ils sont talentueux et se connaissent bien alors ce qui ressort de leur performance n’était pas médiocre (au contraire) mais on attendait plus. On ne sait pas exactement sous quelle emprise se trouvait Alex Turner mais ce n’était pas du Coca ni des cacahuètes. Certaines chansons ne durent que 30 secondes et les pauses entre chaque chanson sont faites de moments gênants où le duo semblent perdu. Avec sa reprise endiablée des Cactus de Thomas Dutronc, Alex Turner a tout de même mis le feu à la foule.

On passe voir Breakbot à la Scène de l’Industrie et là encore nous sommes déçus. Les versions studio sont plus vivantes et dansantes, c’est dommage ! Enfin, une dernière bière pour apprécier Flavien Berger. Il ensorcèle le public et l’emmène dans son univers marin et onirique. Tout le monde se retrouve enfermé dans une bulle dont Flavien Berger tient les rênes. C’est magique, on repart de cette première journée des étoiles plein les yeux.

Jour 2

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@Margaux Thurier

Deuxième journée, le pas se fait moins leste et les cris moins aigus. On commence avec Casseurs Flowters, les rois du rap français, les poètes de Caen. L’alchimie qui existe entre les deux compères saute aux yeux et fait naitre une ambiance conviviale. Le mélange de leurs deux albums est savamment pensé, il fonctionne bien, encore une fois on est là pour qu’ils nous racontent des histoires. Le guest-star Claude (que vous avez pu apercevoir dans leur film Comment c’est loin sorti en 2015) met le feu à la scène avec beaucoup d’humour. Ce concert est un très bon moment, comme si on retrouvait des vieux amis qui avait deux, trois trucs à nous raconter.

On en est déjà à la troisième bière de la journée quand le concert de Grand Blanc débute. Ce groupe issu de la nouvelle scène française envoie du lourd. On se déhanche, on balance sa tête et c’est déjà fini, il faut aller se placer pour le concert de La Femme. Au même endroit qu’il y a trois ans, mais avec quelques nouveautés à nous faire goûter, La Femme est au rendez-vous. De quoi nous faire trépigner pour la sortie de l’album dans une semaine ! L’ambiance est folle, tout le monde danse n’importe comment et c’est le kiff total.

Fin de soirée tranquille après cet après-midi des plus intenses ! On passe voir Edward Sharpe & The Magnetic Zeros qui invitent les spectateurs sur scène pour raconter des moments de leur vie puis on jette un coup d’oeil à Half Moon Run pour une ambiance cool et zen avant d’aller dormir.

Jour 3

Ambiance jazz pour commencer la troisième journée avec Gregory Porter. Le jazzman américain nous fait oublier le soleil qui tape et la fatigue qui commence à se faire sentir. Puis on retourne dans les années 1990/2000 avec Sum 41, le groupe qui a remué notre adolescence. Même si les souvenirs de leurs chansons ont faibli, on apprécie le concert à 100%. On retiendra leur reprise rock’n’roll de We will rock you qui a fait trembler le sol du Parc de Saint-Cloud.

La rappeuse américaine Little Simz nous offre un set fort en décibels ! Bourrée de talent, Little Simz va faire parler d’elle c’est certain ! On repart pour la Grande Scène (« qu’est-ce qu’il est grand ce parc… ») pour aller admirer IGGY POP ! Une foule immense s’agglutine sur le champ pour espérer apercevoir le grand et majestueux Iggy Pop. Pas avare, il commence par I wanna be your Dog et I am a Passenger. Dans une forme tonitruante, l’artiste nous en met plein la vue. Il occupe toute la scène et fait résonner les feuilles des arbres. On n’en attendait pas moins, mais quand même qu’est-ce qu’on est contents.

On enchaîne avec l’envoûtante Aurora. A peine la vingtaine, cette petite norvégienne a la voix timide quand elle s’adresse au public mais se transforme en nymphe déchaînée quand la musique est lancée. Si Daenerys Targaryen faisait de la musique, elle s’appellerait Aurora. Lorsqu’elle doit partir, on se décide pour Cassius, le duo électro français. On se laisse aller alors que le goût amer de la fin du festival commence à se faire sentir dans cette fin de bière. C’est parti pour le dernier concert, Foals. Pas de pression pour eux, ils parviendront aisément à faire remuer toutes les personnes présentes. Le concert reste quand même bon enfant, pas de folie ni trop de remous, le festival s’éteint sur une note plutôt calme.

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@Pauline Thurier

Cette 14ème édition de Rock en Seine était un bon cru, sans aucun doute. De belles découvertes, des artistes au top de leur talent, une ambiance chaleureuse et conviviale, il ne reste qu’une chose à dire : à l’année prochaine !

P.S : Rendez-vous sur la chaîne Youtube Culturebox pour retrouver les vidéos des concerts !

Pauline THURIER

Crédit photo à la une : Pauline Thurier

2 réflexions sur “Rock en Seine 2016 : Chaleur, sueur, bonheur

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