Nicola Sturgeon, la force de l’Ecosse

 

Quand la Grande-Bretagne vote le « Leave » à 51,9% le 24 juin dernier, l’Ecosse ne suit pas. Après l’échec du référendum d’indépendance en 2014, le contexte du Brexit est porteur. La leader du parti nationaliste écossais (SNP) veut l’indépendance et l’affirme. Portrait d’une femme de convictions, symbole de stabilité dans un Royaume-Uni à la dérive.

L’engagement politique dans le sang

La jeune Nicola a été baignée dans la politique régionale dès 16 ans. Née à Irvine en 1970, elle s’engage au SNP. Ses idées sont déjà claires, l’indépendance est un objectif. Dans les années 1980, une femme politique iconique ressort pour elle : Margaret Thatcher. D’une part pour sa position ferme sur la souveraineté britannique puis par son charisme. La politique fait partie intégrante de sa vie quand elle est élue au Holyrood Parliament, le parlement écossais, en 1999. Élue régionale de Glasgow, c’est l’occasion de travailler localement pour l’Ecosse.

Des origines modestes d’une femme de terrain

Contrairement à David Cameron qui fréquente le prestigieux collège d’Eton, Sturgeon va à la modeste Greenwood Academy d’Irvine. Fille d’une infirmière dentaire et d’un électricien la jeune Nicola ne vient pas de l’élite bourgeoise écossaise. Diplômée en droit de l’université de Glasgow elle travaille comme solliciteur juridique (avocat généraliste) à Drumpchapel. Son style mêle détente et dureté.

Une chance pour une « Ecosse Européenne »

Première ministre d’un territoire de 5 millions d’habitants, elle rassemble les citoyens autour d’une vague de réformisme. Farouche opposante des conservateurs, elle veut mener l’Ecosse plus loin. Femme de caractère, la BBC la compare à l’héroïne danoise de Borgen, série politique d’Arte. Vice-première ministre en 2007, elle a prouvé sa maturité après une longue carrière politique.

« Notre priorité, tout d’abord a été de faire en sorte qu’en Europe, on ait conscience du choix différent fait par l’Ecosse lors du référendum et de notre aspiration à rester dans l’UE. »

C’est le 29 juin dernier que David Cameron rendait visite à la Commission Européenne, quelques heures à peine avant l’arrivée de son homologue écossaise. Pourquoi rester dans l’Union européenne ? L’Ecosse ne veut pas perdre sa force exportatrice qu’elle entretient avec l’UE. Culturellement et économiquement, les liens tissés avec le continent sont solides. Si l’Ecosse reste en Europe, son premier partenaire, l’Angleterre, pourrait bien l’entraîner vers sa chute.

Benjamin LETE

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