Insécurité dans l’espace urbain à la une de Libération

La rédaction a lu le dernier numéro de Libé week-end qui consacre sa une à la place des femmes dans l’espace public. Jollies Magazine vous parle de cette enquête porte-parole des femmes qui demandent un « droit à la ville ».

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La Une de Libération Week-end

Il y a des jours avec et des jours sans. Hier, lundi 9 mai était sans conteste un jour sans. L’Assemblée Nationale s’est séparée de son vice-président, Denis Baupin, pour cause d’accusations d’agressions sexuelles. Alors, comme d’habitude les réseaux sociaux se sont emballés et les articles se sont multipliés, pour déplorer le sexisme et les dangers qu’encourent les femmes dans le domaine politique. Mais ce n’est l’histoire que d’une journée ou peut-être d’une petite semaine. Et puis aujourd’hui, une des rédactrices de Jollies s’est fait insulter dans la rue. Il semblerait que répondre de façon négative aux avances d’un jeune homme soit suffisant pour la menacer d’une sodomie dans un coin sombre, si jamais il la revoit…

Mais rassurez-vous, il y a aussi des jours avec, où la lecture d’articles dans les journaux vous redonnent du courage. Des papiers dans lesquels nous, féministes, nous, femmes nous nous sentons soutenues par des initiatives citoyennes. Dans son article, « La ville encore trop mâle famée », Libération constate : « pensé par et pour les hommes, l’espace public urbain génère chez les femmes un sentiment d’insécurité. » En effet, bon nombre de femmes ont, ne serait-ce qu’une fois, modifié leur trajet pour éviter des coins peu sûrs, ou changé leur tenue parce que se promener en jupe dans un quartier difficile est trop dangereux. A Champigny, dans le Val-de-Marne, des femmes organisent des marches en groupe pour repérer les lieux dangereux. Éclairages urbains trop faibles, trottoirs trop étroits et groupes de jeunes hommes qui stagnent dans les cages d’escaliers des immeubles. Par petits groupes de dix personnes, elles notent et repèrent sur des cartes. Ces « marches exploratoires » seront répétées jusqu’au mois d’octobre, date à laquelle elles soumettront leurs conclusions et propositions aux élus locaux. Cette enquête, rondement menée par la journaliste Noémie Rousseau, est enrichie par des analyses de géographes et d’urbanistes.

« A Aubervilliers, les femmes se font de la place au comptoir »

tract-8-mars-2016
Tract du collectif « Place aux femmes »

A Lille, le concept « Bar sans relou » bat son plein. Le collectif se rend dans les bars de la métropole et dessert aux responsables un autocollant « bar sans relou » qui assure aux clients une sécurité totale contre les personnes trop entreprenantes et dérangeantes, lesdits « relous ». A Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, le collectif « Place aux femmes » s’impose dans les bars. « On est arrivées à treize, on a forcé l’entrée et on s’est mises au bar. Résultat : [les hommes] sont tous partis. » Heureusement, le dossier de Libération évite l’amalgame : l’insécurité pour les femmes n’est pas l’apanage des banlieues.

Enfin, ne ratez pas le papier intitulé « Inventaire à la pervers des insultes de rue », qui vous apprendra que dans la rue, les insultes sont plus souvent sexistes que racistes ou homophobes. Ainsi, 50% de la population française, se voit insultée au moins une fois dans sa vie de « salope ».

Tous les articles cités ici sont disponibles sur www.liberation.fr.

Claire JEANTILS

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