FASHION REVOLUTION DAY : D’où viennent nos vêtements ?

Le 24 avril 2013, l’usine textile de Rana Plaza, au Bangladesh, s’effondrait, faisant 1135 morts. Depuis, le monde de la mode s’efforce d’être plus responsable et chaque 24 avril, le Fashion Revolution Day est célébré dans plus de 70 pays du monde.

En 2014, à l’initiative de Carry Somers, la créatrice de mode britannique qui travaille pour Pachacuti, le collectif FASHION REVOLUTION a vu le jour. Son but ? Que chacun apprenne à « consommer la mode autrement, à s’interroger sur ceux qui la fabriquent et à réfléchir aux atteintes portées à l’homme et à l’environnement tout au long de ce processus complexe ».

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@FashionRevolution

En 2015, le collectif a lancé sa campagne « Je veux savoir ». 700 000 personnes ont apostrophé les marques sur les réseaux sociaux pour savoir où étaient produits leurs vêtements. Le hashtag #FashRev s’est imposé dans les top tweets.

Pour sa troisième édition, le Fashion Revolution Day va encore plus loin. Cette année, en plus de la journée de commémoration, toute la semaine est consacrée à la réflexion sur la mode éthique. Du 18 au 24 avril des initiatives ont été organisées, partout en France, pour « sensibiliser consommateurs, professionnels et pouvoirs publics sur le revers de la mode ».

La marque suédoise de prêt-à-porter, H&M, a choisi cette semaine pour célébrer le recyclage. Elle en a fait sa « World Recycle Week ». RE-WEAR IT, un spot publicitaire, avec la participation de M.I.A., diffusé partout à la télévision et sur internet, incite à recycler les vêtements qu’on ne porte plus. Il est possible de ramener des vêtements dans les magasins H&M toute l’année, mais pendant sa « World Recycle Week », le géant du prêt-à-porter veut se surpasser en « [collectant] 1000 tonnes de textiles usagés » !

Pour encourager ses clients, H&M échange les vêtements contre des bons de réduction.  Cet échange peut se faire toute l’année, mais à l’occasion de la World Recycle Week, H&M offre deux bons de réduction à ses clients, contre un habituellement pour trois vêtements ramenés. C’est en 2013 que la marque a eu une prise de conscience. Depuis, elle est très impliquée dans la protection de l’environnement. En effet, « en recyclant les textiles dont [nous n’avons] plus besoin, [H&M peut] contribuer à ne plus gaspiller la mode ».

La semaine se terminera en beauté, le 24 avril avec la Fashion Revolution Party, à Paris, organisée par Fashion Revolution France.

Pour sa troisième édition consécutive, Fashion Revolution invite chacun d’entre nous à choisir une pièce de notre dressing, à se prendre en photo en montrant l’étiquette et à contacter les marques sur les réseaux sociaux avec le hashtag #WhoMadeMyClothes pour savoir qui a fait nos vêtements. Pour le collectif, « l’adhésion et la curiosité des consommateurs prouveront aux marques qu’elles ne peuvent plus être indifférentes aux coulisses de la mode ».

L’autre hashtag phare du mouvement, c’est #IMadeYourClothes. Avec ce dernier, les marques pourront « apporter des réponses concrètes aux consommateurs et de présenter qui se cache derrière les vêtements qu’elles produisent ». Une très belle initiative, donc, pour la mode qui devient responsable !

Plus d’informations sur http://fashionrevolution.org/country/france/ 

Camille BRONCHART

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7 réflexions sur “FASHION REVOLUTION DAY : D’où viennent nos vêtements ?

  1. H&M c’est l’hôpital qui se fout de la charité. Comment se donner une bonne image alors que c’est H&M et Zara (entre autres) qui sont responsables de la fast fashion, qui exploitent le plus la main d’oeuvre au Bangladesh et en Inde pour une misère. Et qui en conséquence de la rapidité des nouvelles collections, produisent des tonnes de déchets textiles chaque année. C’est majoritairement pour eux que travaillaient les ouvriers du Rana Plaza qui s’est effondré en 2013, c’est facile de se dire « conscious » après coup. Quand à la reprise des vieux vêtements en échange d’un bon d’achat, qui ne réalise pas que c’est uniquement une stratégie marketing mais que la marque se fout complètement des valeurs éthiques ?
    Sinon bon article, je pense juste que H&M n’a pas besoin et ne mérite pas de « publicité gratuite ».

    Aimé par 1 personne

    1. C’est vrai que H&M doit se racheter une conscience/conduite et qu’ils sont bien loin d’être exemplaires. Il n’empêche que leur collection « conscious », même si elle est un coup marketing, fais quand même du bien à la planète ! Reste à améliorer les conditions de vie des ouvriers textiles…
      A bientôt !

      J'aime

  2. J ‘ai envie de dire bravos a cette initiative , je pense qu ‘il serait temps aussi pour qu’il aie une traçabilité des Vêtements comme il se fait maintenant pour la nourriture j ‘avais vu un reportage sur justement l ‘économie et le respect des gens qui produisent les vêtement si nous gaspillons moins et aussi sur l’impact écologique que ca peut avoir.
    Je félicite ta plume Camille!!!!

    Aimé par 1 personne

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