IVG : gratuité en France mais recul dans certains pays

Depuis le vendredi 1er avril, l’interruption volontaire de grossesse est totalement prise en charge en France. L’occasion pour Jollies de faire le point sur l’IVG en France et dans le monde.

C’était une mesure annoncée par la ministre de la Santé, Mme Marisol Touraine, le 8 mars, Journée Internationale des Droits des Femmes. Depuis le 1er avril 2016 toutes les dépenses liées à l’IVG sont entièrement remboursées par la Sécurité Sociale. Cette promesse de campagne de François Hollande s’est fait attendre puisque le vote de cette mesure a eu lieu en 2012. Jusqu’ici pas moins d’une Française sur cinq renonçait à l’avortement pour des raisons financières. Ainsi, échographies, consultations médicales et autres analyses ne sont plus une préoccupation financière pour les femmes souhaitant avorter. L’IVG médicamenteuse pouvait coûter entre 190 et 258€ tandis que l’IVG chirurgicale pouvait aller de 437 à 645€. Un vrai progrès donc dans l’égalité aux soins pour les femmes souhaitant avorter. Ce progrès français est accompagné par le Canada qui légalisera fin mars l’avortement dans toutes les provinces du pays. Mais qu’en est-il pour les autres pays ? Les exemples de trois régions du monde.

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40 ans après la légalisation de l’avortement en France, l’IVG est 100% remboursé – CR: Assemblée Nationale

Recul en Pologne

En Pologne, les organisations pro-vie ont déposé un projet de loi au Parlement, soutenu par le gouvernement et par l’Église catholique. Ce projet tend à réduire les conditions de droits à l’IVG. Ainsi, l’IVG serait autorisée seulement si la vie de la mère est en danger. Par conséquent, les grossesses résultant d’un viol ou d’un inceste serait menées à terme. Il en va de même pour les grossesses présentant un embryon atteint d’une maladie incurable. Alors, depuis le dimanche 3 avril les manifestations se multiplient dans différentes villes de Pologne.

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Manifestation pour la défense du droit à l’IVG en Pologne -Crédit photo: Maya Szymanowska (pour RFI)

Mauvais chiffres pour l’Argentine

En Argentine, de nombreuses associations de défense des droits des femmes se dressent contre le gouvernement pour réclamer l’assouplissement de la loi vis-à-vis de l’avortement. En effet, l’IVG est strictement interdit par la loi. Seules exceptions : la mise en danger de la vie de la mère ou de la bonne santé du fœtus. Concernant les grossesses résultant de viol, un projet de loi avait été présenté en 2007 afin de légaliser l’avortement à tous les types de viols mais il n’a jamais été adopté.

Des chiffres terribles donc pour l’Argentine qui enregistre 7 avortements pour 10 naissances et un nombre croissant d’avortements illégaux. Ainsi, en Argentine, une femme meurt d’avortement illégal chaque jour.

En Afrique : tabou et manque d’information

Constat terrible sur le continent Africain, seuls 2 pays sur 57 autorisent l’avortement sans condition : la Tunisie et l’Afrique du Sud. Pour le reste des pays, l’IVG n’est autorisé que si la vie de la mère est en danger. Enfin, dans quelques pays comme le Kenya, l’avortement pour préserver la vie de la mère est soumis à l’autorité des parents ou du mari.

Claire Jeantils

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