Ludinord : le festival du jeu et de la création était dans la métropole lilloise

La rédac’ a décidé d’être joueuse ce week-end, alors elle est allée à LudiNord, le festival du jeu et de la création à Mons-en-Baroeul.

LudiNord c’est quoi ? 

Un festival de jeux en tout genre tout simplement. Divisé en deux « campus », il est le rendez-vous des accros aux jeux de société, des familles, des amateurs ou encore des curieux qui veulent juste découvrir ce petit monde.

Sur le premier campus, un espace pour les enfants où les Kaplas, jeux en bois et le parc sont pris d’assaut par les plus petits joueurs du salon. Il y a aussi un espace famille avec des jeux de communication tels que Dixit, un jeu qui fait appel à l’intuition et à l’imagination ou encore Concept, basé sur des mots à faire deviner avec des figurés. Il y a aussi un espace « stratégies et figurines » où l’on trouve des jeux plus complexes dans lesquels les plus grands se creusent les méninges, jouant des cardinaux, des vikings ou encore des extraterrestres.

Le salon accueille un concours, le prix LudiNord 2016, qui récompense un prototype de jeu par catégorie (enfants, famille et stratégies). Ce concours est un véritable tremplin puisque la plupart des jeux primés sont édités dans l’année. La sélection se fait grâce aux visiteurs qui, après avoir testé les prototypes sur le salon, peuvent voter pour celui qu’ils ont préféré. Ce concours est aussi l’occasion pour les éditeurs de repérer les prototypes les plus aboutis et de leur proposer des partenariats.

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Les trois prix LudiNord 2016. Crédits : Léa Gorius

On trouve, dans l’autre campus, les prototypes qui concourent dans la catégorie famille et enfants. Ce campus est aussi le lieu d’animation comme des conférences, des expositions, des Dixit géants, des dédicaces d’illustrateurs ou encore des adaptations de jeux pour malvoyants.

Il y a également une « escape room » : un jeu grandeur nature dans lequel, enfermés dans une salle pendant 50 minutes, les joueurs doivent réaliser une mission afin de trouver la sortie. Morse, code secret ou encore indices à trouver, nous y avons participé et ce fut une vraie partie de plaisir que de se glisser dans la peau de Sherlock Holmes pendant un court instant. Il est possible de trouver ces escape room à Lille mais cela coûte environ 100 euros la partie pour une équipe (soit 20euros par personne) !

Rencontre avec un auteur de jeu

La veille du salon, nous avons rencontré Clément, un auteur venu de Rennes pour concourir au prix LudiNord 2016. Son jeu ayant passé les pré-sélections du jury, il est autorisé à présenter son premier prototype Le dernier conclave dans lequel les joueurs incarnent des prétendants au trône papal qui doivent se faire élire Pape en achetant les votes des cardinaux.

Cela fait maintenant deux ans qu’il travaille sur son jeu à côté de son emploi d’ingénieur en chimie. Il faut savoir que seules quinze personnes en France vivent de la création de jeux, la plupart des auteurs travaillent sur leurs projets à côté de leur emploi initial.

Pour Clément, présenter son jeu au festival lui permet de le soumettre aux avis et remarques de personnes extérieures qui auraient un regard frais afin de lui donner des conseils pour qu’il l’améliore, alors qu’il a perdu tout recul sur son jeu.

Lorsque nous l’interrogeons sur l’origine de son attrait pour le jeu, il nous raconte que cela remonte à la fin du lycée quand, fatigué par les jeux en réseaux, il cherche un autre moyen pour jouer avec ses amis et partager du bon temps, vraiment « ensemble ». C’est alors qu’il commence avec des jeux classiques tels que Bang! (jeu de cartes western), dans lequel il trouve un prétexte pour se retrouver avec ses amis. Il commence alors à acheter un jeu par semaine et devient de plus en plus « boulimique ». Depuis, il « contamine » ses amis et ils sont une bande de plus en plus importante à se retrouver pour jouer.

Que pense-t-il du public des jeux ? « Il y a quinze ans, la manière dont les jeux étaient construits et pensés montrait qu’ils s’adressaient à un public masculin, plutôt « geek ». Alors qu’aujourd’hui, on tend vers une uniformisation des profils joueurs (des « groupes de femmes sur les salons qui jouent à de gros jeux de gestions ») ». Afin d’étayer son argumentation, il me fait part d’une anecdote : alors qu’il travaillait dans un magasin ludique, une grand-mère est venue le voir pour acheter un jeu à son petit-fils. Il lui demande alors si elle aussi veut jouer avec son petit-fils (afin de déterminer le type de jeu qu’il allait lui proposer), elle lui répond qu’elle n’a plus l’âge de jouer. Clément conclut en disant qu' »il n’y a pas d’âge pour jouer, un jeu peut être intergénérationnel sans problème ».

Afin de terminer notre interview, nous lui avons demandé ce qu’il pensait de l’évolution du jeu et en particulier des jeux qui utilisent les tablettes ou les applications smartphones. Son dernier coup de cœur est The World of Yo-Ho, un jeu qui utilise le smartphone du joueur comme un bateau grâce à une application pour se déplacer sur une carte aux trésors (Word of Yo-Ho).

Léa GORIUS

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