La COP21 : Comment contribuer à la baisse du réchauffement climatique ?

Du 31 novembre au 12 décembre 2015, la COP21 a réuni 195 délégations officielles de pays, l’Union Européenne et des organismes non-étatiques à Paris. Les médias étaient très présents lors de l’ouverture et la clôture de la conférence. Alors qu’est-ce ? Pourquoi les pays se réunissent-ils pour discuter du climat ? Quels changements cela peut-il apporter ? N’est-ce qu’à l’échelle nationale et internationale ou sommes-nous directement concernés par la COP21 ? Jollies va essayer de vous éclairer…

COP21
Source : ambafrance-gn.com

Pourquoi « COP21 » ? Qu’est-ce que c’est ?

Cela signifie en réalité que c’est la « 21ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques ». Un accord a été trouvé pour que les pays prennent, ensemble, des mesures pour maintenir le réchauffement climatique en dessous de 2°.

Cette conférence est chapeautée par les Nations Unies mais a été organisée par la France en 2015. D’autres pays ont accueilli des conférences sur le climat au cours des dernières décennies, en commençant par le Japon, qui a débouché sur le Protocole de Kyoto, en 1997 : première conférence à fixer des objectifs de réduction de la pollution pour les pays signataires. La conférence de Doha, en 2012, a été le premier pas vers un autre accord tel que Kyoto. En 2013 et 2014, les conférences de Varsovie et Lima ont aidé à préparer la COP21.

Dans quel but ?

Le réchauffement climatique est de plus en plus préoccupant mais il existe depuis longtemps. La pollution liée à l’activité humaine causait déjà de nombreux problèmes de santé et tuait des gens au 19ème siècle, pendant la Révolution Industrielle. La communauté internationale n’a commencé à se préoccuper de la situation de la planète que vers la fin du 20ème siècle. Les pays industrialisés, tels que les États-Unis ou les pays européens, sont de gros pollueurs et se doivent de montrer l’exemple et d’ouvrir la voie aux pays en développement pour qu’ils suivent une voie plus responsable et plus durable. L’industrialisation de la planète provoque une déforestation massive en Amazonie et en Indonésie, des tsunamis meurtriers en Asie du Sud-Est, des feux de forêt ravageurs en Australie, des tempêtes dévastatrices en Europe et aux États-Unis, la fonte des glaciers aux pôles et dans les massifs montagneux et la disparition de plusieurs centaines d’espèces, animaux ou plantes.

Cette conférence visait donc à trouver un accord entre les 195 pays réunis (soit à peu près tout le monde), pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, – pointés comme responsables du réchauffement climatique – vérifier la bonne application de ces règles, trouver des moyens de développer l’économie et les pays en général sans endommager la planète et choisir une nouvelle voie, un style de vie plus respectueux de l’environnement et vivre en harmonie avec la nature.

Cependant, il ne faut pas s’attendre à ce que ces changements soient soudains et radicaux. L’intérêt des pays est évidemment de maintenir la croissance et de pouvoir profiter de toute la modernité qui nous est offerte. Mais cela n’empêche pas de vouloir construire des bâtiments écologiques, de réduire sa consommation d’eau potable, d’éviter de gâcher des aliments, de l’eau, des terres, de réduire la pollution des entreprises… Cette COP21 peut aboutir à des lois énergétiques, pour les industries, la construction, le secteur automobile pour obliger l’économie à investir pour le climat, à trouver des moyens qui ne polluent pas et plus seulement des moyens qui réduisent la pollution déjà existante.

En quoi pouvons-nous nous sentir concernés ?

La réponse est assez simple, bien que certains pensent que les activités humaines n’ont pas un impact si dévastateur sur l’harmonie naturelle et que le changement climatique est « naturel ». Le réchauffement climatique se répercute sur nos vies quotidiennes. Prenez par exemple les pics de pollution cet été, à Paris et dans d’autres grandes villes, ou l’alerte maximale atteinte à Pékin ces derniers jours où l’air est irrespirable et où voir le ciel bleu est inhabituel. Pensez à l’ouragan Katrina à la Nouvelle-Orléans en 2005 qui a fauché plus de 1800 vies, au désert du Sahel qui se rapproche de plus en plus des villes et s’étend sans que rien ne puisse l’arrêter. Pensez aux sécheresses en Afrique qui privent les habitants de leurs récoltes et d’eau potable, ou au contraire aux moussons en Asie qui tuent chaque année. Pensez à ces photos de la banquise qui fond toujours plus, faisant monter le niveau des océans, menaçant nos côtes. Pensez à ces animaux qui ne trouvent plus de quoi se nourrir et qui meurent affamés, ou qui se nourrissent dans une nature polluée et meurent intoxiqués. La COP21 nous concerne tous car les problèmes environnementaux ne sont pas cantonnés à certains pays, à certaines régions, loin de nos vies. Ces problèmes sont aussi visibles en Europe, dans nos villes, nos campagnes et sur nos plages. Pensez à ces déchets qui trainent sur le sable quand vous allez à la mer. Pensez au nombre d’asthmatiques qui augmente chaque année à cause de la pollution, vous verrez que nous ne sommes protégés nulle part et qu’il est dans notre intérêt d’agir. Et puis, pensez aussi à la nature, si belle, qui nous offre tellement de beaux paysages, d’animaux fantastiques, de nourriture variée, d’eau et d’air. En l’abîmant, on se tue nous-même car peut-être l’oublions-nous trop souvent, mais tout commence par la nature.

Que pouvons-nous faire, chacun, au quotidien ?

Simplement, triez vos déchets, faites l’effort de mettre le papier dans la poubelle rose, le verre dans la poubelle bleue, les restes de nourriture dans la poubelle verte… Si vous avez un jardin, ou même un balcon, vous pouvez faire du compost, ne jetez plus les épluchures de fruits ou légumes, mettez-les dans un composteur (ou un bac à compost fait maison) et utilisez-les pour vos plantes et vos fleurs. Évitez les engrais chimiques qui certes pourraient vous donner de plus belles plantes ou plus de fruits, mais qui au final vous empoisonneraient. Et puis, pourquoi ne pas se contenter de seulement quelques fruits, légumes ou plantes aromatiques quand on les fait pousser soi-même ?

Ne laissez pas couleur l’eau du robinet quand vous vous brossez les dents, savonnez les mains… Ne gaspillez pas l’eau en général. On le dit très souvent, mais nous le répétons ici : prenez des douches plutôt que des bains (surtout le matin, ça fait gagner du temps) et ne traînez pas dessous (parce qu’en plus vous allez avoir la peau toute fripée après).

Si vous avez le choix entre des tomates du pays d’à côté ou des tomates de l’autre bout de la terre, prenez celles du pays d’à côté car certes le commerce international c’est sympa, mais il vaut mieux consommer des produits frais « locaux », qui prennent moins l’avion et qui seront probablement plus mûrs ! (et ça ne vaut pas que pour les tomates) N’achetez que ce dont vous avez besoin, ne gaspillez pas. Non, vous n’allez pas manger ce pack de 24 yaourts en 3 jours, sauf si vous invitez vos amis à une yaourt-party, donc ne l’achetez pas, même s’il est en promo.

Marchez ! Prenez le vélo, un skate, une trottinette, des rollers ou un tandem pour aller travailler, en cours, voir des amis, aller chez le médecin… D’une part vous ne devrez pas vous justifier si vous restez coincés dans les embouteillages ou si le bus est en panne, d’autre part, ça vous fera faire de l’exercice. Et si vous habitez trop loin, prenez le bus, le métro, le tram plutôt que la voiture, c’est plus écologique car moins consommateur (ou pas du tout) de carburant et en plus vous ne conduisez pas, donc vous pouvez réviser vos cours, lire un livre, discuter… Pareil si vous devez vous déplacer sur de longues distances : prenez le train, déjà c’est beaucoup plus rapide et en plus ça consomme moins !

Évitez les produits emballés dans un emballage protégé par un autre emballage, empaqueté dans un carton, rangé dans un étui. Achetez des cookies en vrac et des fruits au kilo, vous réduirez vos déchets et donc en produirez moins. Boire l’eau du robinet est aussi un geste écolo.

Et puis, on vous laisse libre de trouver d’autres astuces pour nous aussi protéger l’environnement sans attendre de décisions officielles. Nous espérons bien sûr que la COP21 aboutira à quelque chose de durable et que les pays respecteront tous leurs engagements pour qu’à l’échelle nationale et internationale, la lutte contre le réchauffement climatique soit menée par tous les acteurs. On ne peut que se réjouir de l’enthousiasme de certaines figures du monde artistique ou politiques qui témoignent de leur engagement et de leur volonté d’agir pour la planète, d’Arnold Schwarzenegger à Barack Obama, en passant par le Pape et Leonardo DiCaprio. La course contre la montre a démarré depuis longtemps.

J.C.

image en une : @enr

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